Pages en préparation :

Fleuves et rivières du Calvados - Architecture - Arcisse de Caumont

Arcisse de Caumont : Statistique monumentale du Calvados

 

 

 

 

 

 

 

Par M. De Caumont
Directeur de l'Institut des provinces de France & de la Société française pour la conservation des Monuments

- Architecture

 

TOME 1er - 1846

Ce premier volume renferme la description des cantons de Caen, d'Évrecy, de Villers-Bocage, de Tilly, de Creully et de Douvres.
Le second volume comprendra les cantons de Troarn, Bourguébus, Bretteville-sur-Laise, Couliboeuf, Falaise et Harcourt.
Le troisième volume sera consacré aux arrondissements de Bayeux et de Vire.
Le quatrième volume aux arrondissements de Pont-l'Evêque et de Lisieux.

 

Je décris successivement les monuments des communes en passant de l'une à l'autre comme le ferait le voyageur lui-même...

Je présenterai un coup-d'oeil sur l'ensemble des voies romaines qui sillonnaient le pays, j'indiquerai sur une carte toutes les localités où des débris gallo-romains ont été découverts.

 

Je commençai en 1820 l'exploration monumentale du département du Calvados ; les courses que je fus obligé de faire ensuite pour dresser la carte géologique de ce département, me fournirent l'occasion de compléter mes notes. En même temps que j'étudiais la géographie des roches, j'observais la géographie monumentale, et mes excursions avaient ainsi un double but. Je m'appliquai donc à décrire succinctement les édifices de chaque commune, tels que les églises, les châteaux, etc. ; à noter les découvertes de médailles, d'objets antiques et de constructions romaines, de manière à présenter un tableau complet des monuments du Calvados classés dans l'ordre chronologique et géographique.

On comprend qu'un pareil travail étendu aux 800 communes du Calvados a nécessité beaucoup de déplacements, et que j'ai dû m'armer de persévérance pour le conduire à fin. Il a fallu non seulement visiter chaque localité, mais aussi s'enquérir des trouvailles qui, à diverses époques, avaient eu lieu par hasard dans nos campagnes, et faire parfois des fouilles pour s'assurer de la présence des constructions romaines enfoncées sous terre, et qui chez nous ne se montrent plus à la surface du sol.

 

Table des matières : page 428

 

Géographie du Calvados :

Le département du Calvados est compris de l'Est à l'Ouest entre le premier degré 52' et le troisième degré 27', de longitude à l'ouest du méridien de Paris ; du Sud au Nord entre le 48° UT et le 49° 25' de latitude septentrionale.

Sous la domination romaine trois peuples principaux habitaient cette circonscription, savoir à l'Orient les Lexoviens, à l'Ouest les Bajocasses ou habitants du Bessin. au centre les Viducasses, habitants du territoire de Vieux.

Le territoire des Saii ou peuple de Séez, s'étendait dans la partie méridionale correspondant à une partie des arrondissements de Falaise et de Lisieux.

Au Sud-Ouest la circonscription du Calvados embrasse aussi une petite portion du territoire des Abrincatues ou peuple de l'Avranchain (canton de St.-Sever).

On sait que les métropoles ou chefs-lieux des provinces romaines telles que Rouen dans la seconde Lyonnaise et Tours dans la troisième, sont devenues des archevêchés, tandis que les capitales de petits peuples telles que Bayeux, Séez, Lisieux, ont formé des évêchés suffragants qui ont conservé, sauf quelques exceptions, pour limites respectives, celles qui avaient été fixées précédemment pour chaque peuplade. Ainsi les limites anciennes du diocèse de Lisieux nous indiqueront approximativement celles du territoire des Lexoviens ; les portions des arrondissements de Falaise et de Lisieux, qui appartenaient à l'Hiémois et dépendaient du diocèse de Séez, devaient correspondre à la portion du territoire des Saii qui fait aujourd'hui partie du département, de même que le canton de l'arrondissement de Vire, qui dépendait autrefois de l'évêché d'Avranches, nous montre ce qui de ce côté appartenait au territoire des Abrincatues.

Le diocèse de Bayeux embrassait non seulement le territoire des Bajocasses, mais aussi celui des Viducasses, qui paraissent avoir perdu leur capitale au IVe. siècle et qui furent réunis aux Bajocasses. Il est donc fort difficile de déterminer les limites respectives de ces deux peuples, et bien que l'on puisse conjecturer que les Viducasses s'étendaient dans la partie Sud et S.-E. de l'ancien diocèse de Bayeux, je n'essaierai pas de rien préciser à cet égard.

Les territoires de chaque peuple étaient divisés en districts ou pagi dont les limites sont très difficiles à déterminer, et qui ne nous sont peut-être pas tous connus.

Il est constant que les principales divisions établies en Gaule, sous la domination romaine, se conservèrent sous la première et la seconde race ; mais on voit mentionnés des Pagi dont aucuns monuments romains ne nous avaient révélé le nom.

Sous Charlemagne, il est fait mention de différents cantons qui se trouvaient compris, en totalité ou en partie, dans le Calvados, savoir :
Le Pagus Bajocassinus, — qui répondait probablement au Bessin.
Le Corilisus, — que l'on a cherché dans la partie du Bocage comprise dans l'arrondissement de Vire.
L'Odingua Saxonia, — qui avait vraisemblablement l'Orne et la Dive pour limites, et se trouvait à l'est du Bessin.
Le Pagus Oximensis, — placé au sud de l'Odingua Saxonia, qui occupait une grande partie de la campagne de Falaise et se prolongeait dans l'Orne jusqu'au-delà d'Exmes ; Oximum, dont il tirait son nom.
Le Pagus Lexuinus ou Lieuvain, — qui occupait les environs de Lisieux et s'étendait à l'est, au-delà des limites du Calvados, sur le territoire de l'Eure.
Le Pagus Algiensis, — répondant à ce que nous appelons le Pays d'Auge, et qui occupait une zone comprise entre le Pagus Lexuinus, l'Odingua Saxonia et le Pagus Oximensis. Il n'est pas aisé de circonscrire absolument ce canton, et l'indication assez vague qui précède suffit pour incliquer sa position relative.
Le Finis, La Condita et L'Aicis désignent les divisions du Pagus en cantons plus petits (1)

(1) Voir le savant Essai de M. Guerard sur les divisions territoriales de la Gaule, depuis l'âge Romain jusqu'à la dynastie Carlovingienne.

Avec le régime féodal parurent de nouvelles divisions. Il y eut des comtés, des vicomtes, des baronnies, des châtellenies, des fiefs. Plus tard, la multiplication des forteresses, au Xlle. siècle, entraîna de notables changements dans la géographie. Vers la fin de ce siècle, telle localité inconnue au IXe., et dans laquelle un seigneur avait établi son château au XIe., était devenue une bourgade importante, une baronnie d'où dépendaient quelquefois des villes assez considérables. Ces nouveaux centres, formés par l'établissement du château, déplacèrent une partie de la population. Les habitants des campagnes groupèrent leurs maisons autour du donjon qui devait les protéger ; puis le centre féodal devint un petit centre d'affaires, dont l'importance s'est maintenue jusqu'à nous : la plupart de nos chefs-lieux de canton ont été, au moyen-âge, le siège d'une baronnie ou d'une forteresse.

Philippe-Auguste, lors de la réunion de la Normandie à la France, introduisit de nouvelles circonscriptions administratives; diverses modifications furent encore introduites dans la suite. Il n'est pas donné à la géographie d'être plus stationnaire que l'état social lui-même, qui se modifie suivant l'agroupement, l'accroissement et le décroissement des populations, suivant les idées et le système administratif qui dominent.

 

Arrondissement de Caen : page 8

 

Cantons de Caen :

Eglises de Caen :

Saint-Nicolas, Saint-Ouen, Abbaye de Saint-Etienne, Ancienne paroisse de Saint-Etienne, Ancienne Eglise Saint-Sauveur, Eglise Saint-Julien, Eglise des Bénédictines, Eglise Notre-Dame, Eglise Saint-Pierre, Eglise du Sépulcre, Saint-Gilles, Abbaye de Sainte-Trinité, Saint-Jean, Vaucelles, Saint-Paix.

Architecture civile et militaire : page 37

Communes rurales : page 53
Allemagne, Cormelles, Mondeville, Hérouville, Epron, Saint-Contest, Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, Carpiquet, Bretteville-sur-Odon, Venoix, Louvigny.

 

Canton d'Evrecy : page 98

Le canton d'Evrecy qui se développe au S.-O. de la ville de Caen, offre dans sa circonscription des terrains géologiquement très différents les uns des autres : le calcaire oolitique forme une grande partie des plateaux dans toute la partie qui se rapproche des cantons de Caen, précédemment décrits, et les roches de transition n'occupent que les vallées ; mais dans la partie du canton la plus éloignée du chef-lieu, les roches intermédiaires (schistes, grès, grauwackes) dominent.

... les diverses paroisses du canton qui sont au nombre de 28 :
Maltot. Feuguerolles-sur-Orne. Eterville. Verson. Fontaine-Etoupefour. Baron. N.-D. d'Esquay. Tourville. Gavrus. Bougy. Neuilly-le-Malherbe. Evrecy. Avenay. Fierville. Vieux. Bully. Amayé. Maizet. Ste.-Honorine-du-Fay. Vacognes. Préaux. Trois-Monts. La Caine. Montigny. Curcy. Goupillères. Ouffières. Harnars. Saint-Martin-de-Sallen.

 

Canton de Villers-Bocage : page 166

Le canton de Villers-Bocage borde au nord celui d'Évrecy, nous allons donc le parcourir avant de décrire le canton de Tilly-sur-Seulles qui lui fait suite, en remontant au N.-E. : il se compose des 20 communes suivantes :

Amayé-sur-Seulles. Arry. Banneville-sur-Ajon. Bonnemaison. Campandré. Courvaudon (autrefois Savenay). Épinay-sur-Odon. Landes. Le Locheur. Longvillers. Maisoncelles-Pelvey. Maisoncelles-sur-Ajon. Mesnil-au-Grain. Missy. Monts. Noyers. Parfouru-sur-Odon. St.-Agnan-le-Malherbe. St.-Louet-sur-SeulIes. Tournay. Tracy-Bocage. Valcongrain. Villers-Bocage (chef-lieu), Villy.

 

Canton de Tilly-sur-Seulles : page 208

Comme on a dû le remarquer, le canton de Villers renferme peu d'églises intéressantes, et l'influence des matériaux est ici bien évidente, car les phyllades occupent une grande partie du canton, et l'on sait que cette pierre schisteuse se taille difficilement, qu'elle ne peut fournir que du moellon et se refuse à recevoir aucunes moulures : le canton de Tilly plus favorablement placé que le précédent, sous ce rapport, nous offrira plus d'édifices dignes d'être étudiés.

Vingt-six communes composent ce canton, savoir :
Audrieu. Loucelles. Authie. St.-Louet. Bretteville-1'Orgueilleuse. St.-Manvieux. Bretteville-sur-Bordel. Mesnil-Patry. Brouay. Mondrainville. Carcagny. Mouen. Cheux. Norrey. Christot. Putot. Ste.-Croix-Grandtonne. Rots. Ducy. Tessel. Fontenay-Pesnel. Tilly (chef-lieu), Grainville-sur-Odon. St.-Vaast. Juvigny. Vendes.

 

Canton de Creully : page 285

Le canton de Tilly, dont le territoire offre des roches de différentes natures, dont plusieurs fournissent d'assez bons matériaux, nous a présenté un certain nombre d'églises curieuses ; l'influence des matériaux sera plus sensible encore dans celui de Creully qui ne renferme que des roches calcaires susceptibles d'être taillées et appartenant à la formation oolitique. Dans ce canton et dans celui de Douvres, que nous examinerons ensuite, les églises sont presque toutes intéressantes et plusieurs sont vraiment remarquables : ce sont, je crois, les deux cantons les plus riches de tout le département.

Voici la nomenclature des communes du canton de Creully :
Amblie. Fontaine-Henry. Anguerny. Le Fresne-Camilly. Anisy. St.-Gabriel. Basly. Lantheuil. Bény-sur-Mer. Lasson. Brécy. Martragny. Cairon. Pierrepont. Cainet. Reviers. Cambes. Rozel. Colomby-St.-Thaon. Ruqueville. Coulombs. Secqueville-en-Bessin. Courseulles. Thaon. Creully (chef-lieu). Vaux-sur-Seulles. Cully. Villons-les-Buissons.

 

Canton de Douvres : page 372

Le canton de Douvres est à peu près dans les mêmes conditions que celui de Creully quant à la nature des matériaux ; il est comme lui riche en églises remarquables : il renferme 18 communes, et s'étend depuis le canton que nous venons de décrire et celui de Caen, jusqu'à la rivière d'Orne et à la mer.

Voici les noms de ces 18 communes.
St.-Aubin d'Arquenay. Hermanville. Benouville. Langrune-sur-Mer. Bernières-sur-Mer. Lion-sur-Mer. Beuville. Luc-sur-Mer. Bieville. Mathieu. Blainville. Ouistreham. Colleville-sur-Orne. Périers. Cresserons. Plumetot. DOUVRES, (chef-lieu). Tailleville.

 


Tome II - 1850 :

Table des matières : page 618

Canton de Troarn : page 2

Une grande partie du canton de Troarn est située sur la grande oolite qui fournit la belle pierre de taille employée dans les plaines de Caen et de Falaise, mais les communes qui approchent de la Dive reposent sur l'argile qui domine dans plusieurs cantons du Pays-d'Auge. Outre qu'elle n'offre pas de matériaux convenables pour bâtir, cette argile rend les chemins très difficiles pendant une partie de l'année : nous devons indiquer ces faits géologiques pour rendre compte de toutes les causes qui ont influé sur la distribution géographique des constructions. Le canton de Troarn est beaucoup moins riche que celui de Douvres ; les conditions que je viens d'indiquer doivent avoir eu une grand» influence sur ce résultat.
Le canton de Troarn qui s'étend entre la mer, la rivière d'Orne et celle de Dive, comprend 32 communes dont voici les noms :

Amfréville. Gonneville-sur-Merville. Argences. Hérouvillette. Banneville-Ia-Campagne. Janville. Bavent. Merville. Bréville. Petiville. Bures. Ranville. Cabourg. Robehomme. Cagny. St.-Pair. Canteloup. St.-Pierre-du-Jonquet. Cléville. St.-Ouen-du-Mesnil-Oger. Colombelles. Sallenelles. Cuverville. Sannerville. Demouville. Touffreville. Emiéville. Troarn (chef-lieu), Escoville. Varaville. Giberville. Vimont.

 

Canton de Bourguébus : page 96

Le canton de Bourguébus s'étend de l'est à l'ouest, depuis le Laison jusqu'à la rivière d'Orne, sur une longueur d'environ 6 lieues : mais du nord au sud il n'a guère qu'une lieue d'étendue. Ce canton se compose de 30 communes dont les noms suivent :

Airan. Bellengreville. Beneauville. Billy. Bourguébus. Cesny-aux-Vignes. Chicheboville. Cinq-Autels. Clinchamps. Conteville. Etavaux. Fontenay-le-Marmion. Frenouville. Garcelles. Grentheville. Hubert-Folie. Laise-la-Ville. May. Moult. Ouézy. Le Poirier. Poussy. Roquencourt. St.-Agnan-de-Cramesnils. St.-André-de-Fontenay. St.-Martin-de-Fontenay. Sequeville-la-Campagne. Soliers. Tilly-la-Campagne. Valmeray.

 

Arrondissement de Falaise : page 179

Nous quittons l'arrondissement de Caen pour entrer dans celui de Falaise. Cet arrondissement embrasse, comme celui dont nous venons de terminer l'exploration :
Au centre, une vaste plaine dont les couches calcaires forment la base ;
A l'extrémité occidentale, des roches de transition ;
Les formations argileuses du Pays-d'Auge à l'extrémité opposée ;
Puis au milieu même de la plaine, des dénudations de grès, espèces d'oasis qui viennent çà et là percer les couches calcaires et rompre la monotonie du paysage.
Cet aperçu géologique fait prévoir que l'arrondissement de Falaise est riche en monuments : en effet, la région calcaire de la plaine se trouvant au milieu des deux autres, d'ailleurs bien moins étendues, il a toujours été facile de transporter les beaux matériaux qu'elle fournit en abondance, aux extrémités de l'arrondissement qui en étaient privées.

 

Canton de Bretteville-sur-Laize : page 180

Le canton de Bretteville, par lequel nous entrons dans l'arrondissement de Falaise en sortant du canton de Bourguébus, est comme ce dernier plus étendu de l'est à l'ouest que du nord au sud. La région occidentale par laquelle je commencerai est assez accidentée et couverte de bois, mipartie de roches calcaires (calcaire oolitique inférieur) et de roches intermédiaires. Le reste du canton est assis sur la grande oolite (pierre de taille). Voici la nomenclature des communes qui composent le canton :

Barbery. Boulon. Bray-en-Cinglais. Bray-la-Campagne. Bretteville-le-Rabet. Bretteville-sur-Laize. Le But-sur-Rouvres. Cauvicourt. Cingal. Cintheaux. Condé-sur-Laison. Estrées-la-Campagne. Fierville-la-Campagne. Fontaine-Halbout. Fontaine-le-Pin. Fresnay-le-Puceux. Fresnay-le-Vieux. Gouvix. Grainville-la Campagne. Grimbosq. Ifs-sur-Laizon. Magny-la-Campagne. Maizières. Mesnil-Touffray. Moulines. Moutiers-en-Cinglais. Mutrecy. Ouilly-le-Tesson. Ouatre-Puits. Quesnay. Quilly. Renémesnils. Rouvres. St.-Germain-le-Vasson. St.-Laurent-de-Condelles. St.-Martin-des-Bois. St.-Sylvain. Soignolles. Urville. Vaux-sur-Laizon. Vieux-Fumé.

 

Canton de Couliboeuf : page 319

Le canton de Couliboeuf, où nous allons entrer, est riche en églises et en souvenirs historiques ; les paroisses qui le composent dépendaient, avant la révolution de 89, les unes du doyenné de St.-Pierre-sur-Dives, les autres des doyennés de Trun et de Falaise. Ces communes sont au nombre de 31,
Savoir :

Ailly. Louvagny. Ste.-Anne d'Entremont. Le Marais. Barou. Les Moutiers-en-Auge. Beaumais. Morières. Bernières. Morteaux. Chapelle-Souquel. Norrey. Couliboeuf (chef-lieu). Olendon. Courçy. Perrières. Crocy. Pont. Epaney. St.-Quentin-de-La-Roche. Ernes. Sassy. Escures. Tassilly. Favières. Vendoeuvres. Fourches. Vicques. Grisy. Vignats. Jort.

La plus grande longueur du canton est du nord au sud, elle est de plus de deux myriamètres ; il est borné au nord par le canton de Bretteville que nous venons de parcourir : à l'est par le canton de St-Pierre qui dépend de l'arrondissement de Lisieux ; à l'ouest par ceux de Falaise, et au sud par le canton de Trun qui n'appartient point au Calvados, mais au département de l'Orne.
D'Ouilly-le-Tesson, où nous sommes restés, nous n'aurons qu'à franchir le Laison pour entrer dans le canton de Couliboeuf : la première commune que nous trouvons est celle de St.-Quentin-de-La-Roche.

 

Cantons de Falaise :

Les deux cantons de Falaise se trouvent à peu près dans les mêmes conditions géologiques, c'est-à-dire, que l'un et l'autre sont occupés, en partie, par le calcaire oolitique fournissant de bonne pierre de taille, en partie par les roches intermédiaires (schistes, grès, etc.) On doit donc s'attendre à trouver les monuments intéressants par leur architecture inégalement répartis dans cette circonscription.

Canton de Falaise 1 : page 424

Nous allons commencer par le premier canton dont les communes ne sont qu'au nombre de dix, savoir :
Angloischeville La Hoguette. Damblainville. Ners. Eraines. Pertheville. Evêqueville. Versainville. Falaise (ville). Villy. Fresney-la-Mère.

Canton de Falaise 2 : page 488

Le canton de Falaise, 2eme. section, ou canton ouest, se compose de 30 communes, savoir:
Aubigny. Bonnoeil. Bons. St.-Christophe. Cordey. Le Détroit. Fourneaux. St.-Germain-Langot. Les Isle-Bardel. Leffart. Les Loges-Saulces. St.-Loup de Canivet. Martigny. St.-Martin du Bû. Mesnil-Villement. Noron. Ouilly-le-Basset. St.-Pierre-Canivet. St.-Pierre du Bû. Pierrefitte. Pierrepont. Potigny. Rapilly. Soulangy. Sousmont. Torps. Tréprel. Ussy. St.-Vigor-de-Mieux. Villers Canivet.

 

Canton d'Harcourt : page 555

Ce canton est un des plus montueux et des plus accidentés du département ; il offrirait, sous ce rapport, plus d'intérêt au paysagiste qu'au monumentaliste, car les roches anciennes ou à couches inclinées qui produisent nos petites montagnes du Bocage sont, comme nous l'avons déjà dit ailleurs, rebelles au ciseau et ne produisent que des moellons. Les quelques églises que nous aurons à remarquer dans cette contrée, ont été construites avec des matériaux empruntés aux couches calcaires qui occupent encore quelques parties du canton, ou même apportés de plus loin.

Les communes du canton d'Harcourt sont au nombre de 29, savoir :
Acqueville. Angoville. St.-Bénin. Le Bô. Caumont. Camille. Cesny-en-Cinglais. Clécy. Combray. Cossesseville. Croisilles. Culey-le-Patry. St.-Denis-de-Méré. Donnay. Esson. Espins. St.-Lambert. St.-Marc-d'Ouilly. Martainville. Meslay. La Mousse. St.-Omer. Placy. La Pommeraye. St.-Rémy. THURY-HARCOURT(chef-lieu). Tournebut. Le Vey. La Villette.

 


Tome III :

Table des matières : page 804

 

Arrondissement de Vire

Le 3eme volume de ma Statistique monumentale doit être consacré aux arrondissements de Bayeux et de Vire. Je pourrais, comme je l'ai fait pour les arrondissements de Caen et de Falaise, commencer par le Nord et suivre ma revue des communes en descendant vers le Midi ; c'est-à-dire parcourir les cantons littoraux de l'arrondissement de Bayeux et terminer par les communes les plus méridionales de l'arrondissement de Vire. Mais, en y réfléchissant, j'ai préféré suivre la marche inverse et commencer par la partie Sud de l'arrondissement de Vire, pour terminer par les bords de la mer.

En effet, le canton d'Harcourt, que je décrivais à la fin du volume précédent, est en contact avec l'arrondissement de Vire, et il était plus naturel d'y conduire immédiatement le lecteur que de l'en éloigner pour l'y ramener plus tard. Ce système, d'ailleurs, est conforme à celui que j'ai suivi depuis le début, et qui consiste à passer d'un canton décrit dans celui qui en est le plus voisin. Conformément à ce principe, le canton de Condé-sur-Noireau sera celui que nous parcourrons le premier dans l'arrondissement de Yire.

Cet arrondissement est très pauvre en monuments remarquables ; le granité, les schistes et les grès anciens en occupent toute l'étendue, et l'on sait que ces roches ne fournissent que des matériaux peu favorables à l'architecture. Nous trouverons donc une très grande quantité d'églises qui ne mériteront guères d'être citées, et pourtant nous les citerons toutes ; car une Statistique ne doit rien omettre de ce qui existe, quel que soit le degré d'infériorité des édifices

 

Canton de Condé : page 3

Le canton de Condé se compose de 11 communes dont voici les noms :
Condé-sur-Noireau (chef-lieu). Pontécoulant. Proucy. La Chapelle-Engerbold. St.-Germain-du-Crioult. Lassy. St.-Jean-le-Blanc. Lénault. St.-Pierre-de-la-Vieille. Périgny. St.-Vigor-des-Meserets.

 

Canton de Vassy : page 47

Le canton de Vassy se compose de 14 communes, savoir :
Bernières-le-Patry. Pierres. Burcy. Presles. Chênedollé. La Roque. Le Dezert. Rully. Estry. Le Theil. Montchamp-le-Grand. Vassy (chef-lieu). Montchamp-le-Petit, ou St.-Charles-de-Percy. Viessoix.

 

Canton de Vire : page 81

Le canton de Vire comprend onze communes, savoir :
Coulonces. Tallevende-le-Petit. La Lande-Vaumont. Trutemer-le-Grand. Maisoncelles-la-Jourdan. Trutemer-le-Petit. Neuville. Vaudry. Roullours. Vire (Chef-lieu). Tallevende-le-Grand.

 

Canton de Saint-Sever : page 115

Le canton de St.-Sever se compose de 18 communes, savoir :
Annebecq. Mesnil-Robert. Beaumesnil. Pleinesoeuvre. Campagnolles. Pont-Bellenger. Champ-du-Bout. Pont-Farcy. Clinchamps. St.-Sever (chef-lieu). Courson. St.-Aubin-des-Bois. Fontenermont. St.-Manvieux. Le Gast. Ste.-Marie-Outreleau. Landelles. Sept-Frères.

 

Canton du Bény : page 172

Le canton du Bény renferme 21 communes, qui sont :
Arclais. Ste.-Marie-Laumont. Beaulieu. St.-Martin-des-Besaces. Le Bény-Bocage (chef-lieu). St.-Martindon. Bures. Montamy. Campeaux. Mont-Bertrand. Carville. Mont-Chauvet. St.-Denis-Maisoncelles. St.-Ouen-des-Besaces. Etouvy. St.-Pierre-Tarentaine. La Ferrière-Hareng. Le Reculey. La Graverie. Le Tourneur. Malloué.

 

Arrondissement de Bayeux : page 264

Nous quittons l'arrondissement de Vire, pour entrer dans celui de Bayeux. Cet arrondissement est infiniment plus riche que celui que nous venons de parcourir, et cette différence tient à la présence de matériaux faciles à tailler.

Nous avons vu que les roches employées dans l'arrondissement de Vire sont des schistes du granité et du grès : la pierre calcaire, qu'on trouve rarement employée dans les constructions, y a été apportée des environs de Caen et des campagnes de Falaise. L'arrondissement de Bayeux a deux de ses cantons, il est vrai, ceux de Caumont et de Balleroy, qui se trouvent dans des conditions pareilles ; mais le canton de Balleroy n'est pas occupé tout entier par les roches schisteuses; quelques communes reposent sur le lias. Quant aux autres cantons de l'arrondissement (Ryes, Bayeux, Trévières, Isigny), ils ont tous des pierres calcaires, qui fournissent d'assez bons matériaux, et, en jetant les yeux sur ma carte géologique du Calvados, on verra que la grande oolithe, dont nous avons constaté la présence dans les arrondissements de Caen et de Falaise, occupe dans celui de Bayeux une partie considérable des cantons de Ryes, de Trévières et d'Isigny). Le lias y a fourni d'excellentes pièces pour le petit appareil ; il se rencontre dans tous les cantons, hormis celui de Caumont.

Ceci posé, nous allons passer en revue toutes les communes de l'arrondissement et parcourir les cantons dans l'ordre suivant : Caumont, Balleroy, Bayeux, Ryes, Trévières et Isigny.

 

Canton de Caumont : page 265

Le canton de Caumont renferme dix-neuf communes, savoir :
Anctoville. Longraye. Caumont (chef-lieu). Orbois. Cormolain. Parfouru-Léclin. Feuguerolles-sur-Seulles. Le Quesnay-Guesnon. Foulognes. Sallen. St.-Germain-d'Hectot. Sept-Vents. Ste.-Honorine-de-Ducy. Sermentot. Hottot. Torteval. La Lande-sur-Drôme. La Vacquerie. Livry.

 

Canton de Balleroy : page 311

Le canton de Balleroy renferme 25 paroisses qui sont dans l'ordre alphabétique :
Balleroy (chef-lieu). Campigny. Baynes. Castillon. Bernières. Chouain. Bucels. Condé-sur-Seulle. Cahagnolles. Couvert. Ellon. Montfiquet. Juaye. Noron. La Basoque. St.-Paul-du-Vernay. Lingèvres. Planquery. Litteau. Tournières. Littry. Trungy. Le Molay. Vaubadon. Le Tronquay.

 

Canton de Bayeux : page 399

Le canton de Bayeux renferme 17 communes, qui sont :
Agy. Monceaux. Arganchy. Nonant. Barbeville. Ranchy. Bayeux (chef-lieu). Subles. Cottun. Sully. Cussy. St.-Supli. Gueron. Vaucelles. St.-Loup. St.-Vigor-le-Grand. St.-Martin-des-Entrées.

 

Canton de Ryes : page 509

Le canton de Ryes est situé au Nord de celui de Bayeux ; mais il s'épanouit au Nord-Est et au Nord-Ouest. Le littoral, qui lui sert de limite au Nord, est compris entre Port-en-Bessin à l'Ouest, et l'embouchure de la Seule à l'Est.
Ce canton, riche en édifices religieux, renferme les vingt-sept paroisses suivantes, dont la plupart offrent un grand intérêt archéologique :

Arromanches. Esquay. Asnelles-sur-Mer. Fontenailles. Banville. Graye. Bazenville. Longues. Colombiers-sur-Seule. Magny. St.-Come-de-Fresné. Le Manoir. Commes. Manvieux. Crépon. Marigny. Ste.-Croix-sur-Mer. Meuvaines.

 

Canton de Trévières : page 618

Le canton de Trévières se compose de 28 communes, savoir :
Agnerville. St.-Laurent. Bernesq. Louvières. Blay. Maisons. Le Breuil. Mandeville. Briqueville. Mosles. Colleville. Rubercy. Colombières. Russy. Crouay. Saon. Ecrammeville. Saonnet. Engranville. Surrain. Etreham. Tessy. Formigny. Tour. Ste.-Honorine-des-Perthes. Trévières (chef-lieu). Huppain. Vierville.

 

Canton d'Isigny : page 724

Le canton d'Isigny, par lequel nous allons terminer ce volume, comprend dans sa circonscription les vingt-huit communes suivantes :
Asnières. La Cambe. Canchy. Cardonville. Cartigny-Lépinay. Cartigny-Tesson. Castilly. St.-Clément. Criqueville. Deux-Jumeaux. Englesqueville. La Folie. Fontenay. Géfosses. St.-Germain-du-Pert. Grandcamp. Isigny (chef-lieu). Lison. Longueville. Maisy. St.-Marcouf. Mestry. Monfreville. Neuilly. Osmanville. Les Oubeaux. St.-Pierre-du-Mont. Vouilly.

"Ici se terminent mes notes sur les monuments de l'arrondissement de Bayeux. Je regrette de n'avoir pu faire le dénombrement complet des manoirs et des maisons anciennes qui existent, en grand nombre, dans cet arrondissement, mais il fallait me borner dans ma Revue très abrégée. Je dois, toutefois, faire remarquer que ce grand nombre de fiefs est une preuve de la richesse du Bessin durant le moyen-âge. Alors les campagnes étaient habitées par des familles riches. Aujourd'hui l'absentéisme a bien changé l'aspect de ces campagnes; elles sont, il est vrai, beaucoup plus faciles d'accès qu'autrefois, mais les manoirs sont abandonnés à des fermiers; les propriétaires habitent Paris ou d'autres villes; on démolit ce qui n'est pas absolument utile à l'exploitation, quand on ne le laisse pas tomber en ruines, faute de réparations." (A de Caumont 3-795)

 


Tome IV : 1862

Table des matières : page 467

Les nombreux renseignements que je possède, sur les arrondissements de Lisieux et de Pont-l'Évêque, me déterminent à consacrer un volume tout entier à chacun de ces arrondissements.
Le 4e. volume de la Statistique monumentale du Calvados est consacré exclusivement à celui de Pont-l'Évêque.
L'architecture de la région de Pont-l'Évêque et de Lisieux offre des caractères particuliers que la nature des matériaux et les traditions d'école dans un pays qui dépendait du même évêché nous permettront d'expliquer quand nous serons à la fin de notre travail.

 

Arrondissement de Pont-l'Evêque

 

Canton de Dozulé : page 9

Dives était, il y a quelques années, chef lieu du canton par lequel je vais commencer ma revue de l'arrondissement de Pont-l'Évêque ; mais les accroissements pris par Dozulé, bourg plus accessible que l'autre, puisqu'il est traversé par la route impériale de Caen à Rouen par Pont-l'Évêque, Honfleur et Pont-Audemer, et l'importance de son marché ont décidé l'Administration à y transférer la justice de paix : le canton de Dives est donc devenu le canton de Dozulé.
Ce canton, borné par la mer au nord ; à l'ouest, par l'arrondissement de Caen, dont la Dive le sépare ; à l'est, par le canton de Pont-l'Évèque, et au sud, par celui de Cambremer, se compose des communes suivantes, au nombre de vingt-neuf :

Angerville. Basseneville, Annebault. Beuzeval. Auberville. Blonville. Bourgeauville. Branville. Brucourt. St.-Clair-de-Basseneville, Trousseauville. Cricqueville. Danestal. Dives. Douville. Dozulé (chef-lieu), Glanville. Gonneville-sur-Dives. Grangues. Heuland. St.-Jouin. St.-Léger-du-Boscq, Périers. St.-Pierre-Azif. Putot. St.-Samson. St.-Vaast. Vauville. Villers-sur-Mer.

 

Canton de Cambremer : page 132

Il y a 31 communes dans le canton de Cambremer, savoir :
St.-Aubin-Lébisey. Les Authieux-sur-Corbon. Auvillars. Beaufour. Beuvron. Bonnebosq. Brocotte. Cambremer (chef-lieu). La Chapelle-Hainfrey. Clermont. Corbon. Druval. Notre-Dame-d'Estrées. St.-Eugène. Formentin, Le Fournet. Gerrots. St.-Gilles-de-Livet. Grandouet. Les Groseilliers. Le Ham. Hottot. Léaupartie. Montreuil. St.-Ouen-le-Pingt. Pontfol. Repentigny. Le Roque-Beugnard. Rumesnil. Valsemé. Victot.

 

Canton de Pont-l'Evêque : page 208

Le canton de Pont-l'Évêque est au nord-est de celui de Cambremer; il se compose des paroisses suivantes :
St-Arnoult. St.-Hymer. Beaumont. St.-Martin-aux-Chartrains. Benerville. St.-Melaine. Bonneville-sur-Touque. Pont-l'Évêque (chef-lieu). Canapville. Reux. Clarbec. Surville. Le Coudray. Touques. Deauville. Tourgéville. Drubec. Tourville. Englesqueville. Trouville. St.-Étienne-la-Tillaye. Villerville. Hennequeville.

 

Canton d'Honfleur : page 295

Les communes suivantes sont comprises dans le canton d'Honfleur :
Ablon. Gonneville-sur-Honfleur. Ableville. Honfleur (chef-lieu). Barneville. La Rivière-St.-Sauveur. Cremanville. Pennedepie. Criqueboeuf. Quetteville. Fourneville. Le Theil. Equemauville. St.-Martin-le-Vieux. St.-Gatien. Vasouy. Genneville. Tontuit.

 

Canton de Blangy : page 342

Le canton de Blangy comprend les communes suivantes :
Blangy (chef-lieu). Launay-sur-Calonne. Bonneville-la-Louvet. Manerbe. Le Breuil. Manneville-la-Pipard. Le Brévedent. Le Mesnil-sur-Blangy. Coquainvilliers. Norolles. Le Faulq. Les Parcs-Fontaines. Fierville. St.-Philbert-des-Champs. Hébertot (St.-André). Pierrefitte. Hébertot (St.-Benoît). Le Torquêne. St.-Julien-sur-Calonne.

 


Tome V : 1867

Table des matières : page 845

Le Ve et dernier volume de la Statistique monumentale du Calvados sera exclusivement consacré à l'arrondissement de Lisieux. Les monuments qu'il renferme offrent les caractères généraux que nous avons déjà signalés dans l'arrondissement de Pont-l'Évêque. Effectivement, les matériaux sont les mêmes dans la plus grande partie de ces deux arrondissements, les constructeurs et les charpentiers y obéissaient aux mêmes principes. Quelques communes seulement (cantons de St-Pierre et de Mézidon), voisines de la plaine qui fournit de belles pierres de taille, ont élevé des édifices qui procèdent plus particulièrement de l'école de Caen et de Falaise : l'église d'Ouville-la-Bien-Tournée, près St-Pierre-sur-Dive, et celle de Ste-Marie-aux-Anglais doivent être citées en tête de ces dernières.

 

Arrondissement de Lisieux

 

Canton de Lisieux 1 : page 1

L'arrondissement de Lisieux, placé dans les mêmes conditions géologiques que celui de Pont-l'Évêque et soumis à la même juridiction épiscopale, nous offrira des types à peu près semblables à ceux que nous venons d'observer.

Il y a 22 communes dans le premier canton de Lisieux, savoir :
Beuvillers. Les Vaux. Bouttemont. Marolles. Cirfontaines. Mesnil-Guillaume. Courtonne-Ia-Meurdrac. Moyaux. Fauguernon. Ouillie-du-Houlley. Firfol. Ouillie-le-Vicomte. Fumichon. Rocques. Glos. St.-Hippolyte-de-Canleloup Hermival. St.-Léger-d'Ouillie. L'Hôtellerie. St.-Pierre-de-Canteloup. Le Pin. Villers-sur-Glos.

 

Canton de Lisieux 2 : page 182

La ville de Lisieux, dont nous nous proposons de décrire les principaux monuments, est bâtie au confluent de la Touques et de l'Orbiquet, dans une charmante vallée encadrée à l'orient et au couchant par de riantes collines.
L'origine de cette ville remonte à une haute antiquité. Lisieux doit, comme on le sait, son nom à une puissante peuplade gauloise dont parle plusieurs fois Jules-César dans ses Commentaires.

On ne peut déterminer d'une manière certaine la position qu'occupait l'ancienne capitale des Lexovii (Noviomagus Lexoviorum). Le conquérant des Gaules, dans ses Commentaires, s'est borné à mentionner l'existence d'une ville importante qu'il place au nombre des cités armoriques, c'est-àdire maritimes. Il nous apprend seulement que cette ville était ceinte de murs et gouvernée par un sénat...
Tout le pays entre la Dive et la Risle, habité par les Lexovii, fut soumis, l'an 56 avant Jésus-Christ, par un des lieutenants de Jules-César. Quatre ans après, la Gaule entière se souleva contre les Romains et tenta un effort suprême, afin de reconquérir son indépendance. La capitale des Lexovii s'unit aux cités voisines et fournit à Vercingétorix un contingent de trois mille hommes. La prise d'Alise mit fin à cette lutte nationale.

Vers le IVe. siècle après Jésus-Christ, Lisieux, comme les autres villes de la Gaule, perdit son ancien nom. Dans la Notice des provinces de l'Empire, rédigée sous le règne d'Honorius, elle est appelée Civitas Lexoviorum.
On ne peut assigner une date précise à la destruction de cette ancienne cité. Il est probable qu'elle fut entièrement détruite vers la fin du IVe. siècle, lors de la dernière invasion des Saxons, en 383.

Routes stratégiques. — Sous la domination romaine, Lisieux était une ville considérable. Plusieurs chaussées ou routes stratégiques partaient de son enceinte et rayonnaient dans toutes les directions. L'une de ces routes se dirigeait sur Lillebonne (Juliobona), dont les belles ruines romaines attestent l'ancienne importance, et traversait Brionne (Breviodurum). Une autre chaussée, moins large et secondaire, conduisait à la même ville par Hermival (Hermis-Valtum) et Pont-Audemer. Une troisième route stratégique, dont parle l'Itinéraire d'Antonin, se dirigeait sur Condate (Condé-sur-Iton).

Camp romain du Casteltier. — Un vaste camp, nommé le Casteltier, dont il reste encore quelques retranchements bien accusés, occupait un large plateau, situé à 3 kilomètres au sud-ouest de la ville actuelle.

Fortifications : Tout porte à croire que, pour résister aux invasions barbares, les habitants gallo-romains de Lisieux s'étaient bâti un castrum dans quelque partie de leur vaste cité. Mais, moins heureuse que Rouen, Évreux, Le Mans et tant d'autres localités de la Gaule, dont on peut suivre encore et reconstituer les anciennes enceintes, notre ville n'a pas conservé un seul vestige propre à servir de point de départ pour une telle étude...
... Les murs étaient flanqués de dix-sept tours, sans compter quatre portes : la porte de Paris et la porte d'Orbec, démolies en 1808; la porte de la Chaussée, dont la destruction date de 1797 ; enfin la porte de Caen, détruite en 1798...

Monuments religieux : page 200

 

Communes rurales : page 308

Les communes rurales de la seconde section de Lisieux sont les suivantes :
La Boissière. St-Jean-de-Livet. St-Germain-de-Livet. Lessard-le-Chêne. La Houblonnière. St-Martin-de-la-Lieue. Le Mesnil-Eudes. Le Prédauge. Le Mesnil-Simon. St-Hippolyte-du-Bout-des-Près, Les Monceaux. La Motte. Prêtreville. St-Pierre-des-Ifs.

 

Canton de Mézidon : page 398

Le canton de Mézidon comprend les communes suivantes :
St-Aubin-sur-Algot. Les Authieux-Papion. Biéville-en-Auge. Bissières. Le Breuil. Canon. Castillon. Coupesarte. St-Crespin. Crèvecoeur. Croissanville. Doux-Marais. Écajeul. Grandchamp. St-Julien-Ie-Faucon. St-Laurent-du-Mont. Lécaude. St-Loup-de-Fribois. St-Maclou. Magny-le-Freulle. Ste-Marie-aux-Anglais. Méry-Corbon. Mesnil-Mauger. Mézidon (chef-lieu). Monteille. Notre-Dame-de-Livaye. St-Pair-du-Mont. Percy. Querville. Quetiéville.

 

Canton de Saint-Pierre-sur-Dives : page 515

Le canton de St-Pierre-sur-Dive se compose des 24 communes suivantes :
Ammeville. St-Martin-de-Fresnay. Berville. Mithois. Boissey. Montpinçon. Bretteville-sur-Dive. Montviette. Carel. Notre-Dame-de-Fresnay. Donville. Ouville-la-bien-Tournée. Écots. St-Pierre-sur-Dives (chef-lieu) Garnetot. St-Georges-en-Auge. Thiéville. Grandmesnil. Tôtes. Hiéville. Vaudeloges. Lieurey. Vieux-Pont. Ste-Marguerite-de-Viette.

 

Canton de Livarot : page 614

Le canton de Livarot embrasse, dans sa circonscription, les paroisses suivantes :
Auquainville. Les Autels-St-Basile. Bellou. La Brevière. La Chapelle-Hante-Grue. Cheffreville. Fervaques. Ste-Foy-de-Montgommery. St-Germain-de-Montgommery. Heurtevent. Lisores. Livarot, (chef-lieu). Ste. Marguerite-des-Loges. Le Mesnil-Bacley. Le Mesnil-Durand. Le Mesnil-Germain. St-Michel-de-Livet. Les Moutiers-Hubert. St-Martin-du-Mesnil-Oury. Notre-Dame-de-Courson. St-Ouen-le-Houx. Tonnencourt. Tortisambert.

 

Canton d'Orbec : page 747

Le canton d'Orbec comprend les vingt communes dont les noms suivent :
Bienfaite. Cernay. Cerqueux. La Chapelle-Yvon. Cordebugle. Courtonne-la-Ville. La Cressonnière. La Croupte. St-Cyr-du-Ronceray. St-Denys-de-Mailloc. Familly. La Folletière-Abenon. Friardel. St-Julien-de-Mailloc. Meulles. Orbec (chef-lieu). St-Paul-de-Courtonne. St-Pierre-de-Mailloc. Préaux. Tordouet. La Vespière.