Dozulé

 

 

"Le bourg de Dozulé se développe avec régularité sur le bord de la route impériale de Caen à Rouen qui le traverse ; il forme une belle rue dont les maisons se touchent comme à la ville. Il y a, chaque semaine, à Dozulé un marché considérable (le vendredi) et des foires (les foires de St.-Jean et de St.-Samson).
Dans un aveu rendu en 1382 par Jean de Silly, seigneur de Dozulé, il est dit qu'anciennement cette paroisse s'appelait Le Plessis-Ermengard : c'est sous ce nom qu'il en rend aveu ; dans un autre aveu de 1400, il l'appelle encore Notre-Dame-du-Plessis-Ermengard.
Le bourg actuel est désigné, sur la Carte de Cassini, sous le titre de Marché de Dozulé, et l'agglomération considérable qui forme à présent le bourg doit probablement son origine au marché qui fut établi sur ce point..." (A de Caumont 4-129)

 

Eglise Notre-Dame du Plessis Esmangard

XIXe.
"Elle n'a pu, à l'époque, être achevée (notamment le clocher), faute de moyens.

L'ancienne église paroissiale de Dozulé était à l'origine la chapelle du château de Silly. Elle était située loin du bourg actuel à l'endroit où se trouve maintenant une petite chapelle dans le cimetière. En 1832, les habitants décidèrent que cette chapelle, prête à tomber en ruine, était trop petite pour accueillir toute la population (près de 900 âmes) et qu'elle se trouvait trop loin du bourg (environ 1,5 kilomètre). Il fut décidé d'utiliser tous les matériaux provenant de l'ancienne église et de lancer une souscription. Une demande fut faite au roi, Louis-Philippe en 1834 pour avoir des fonds avant de commencer les travaux. Celle-ci fut refusée. L'abbé Durand, le curé de l'époque, encouragea donc ses ouailles à mettre la main à la poche et leur montra l'exemple en versant 1 000 francs. Il en fallait 10 000, il en récolta 20 000. Plus tard, il ramassa encore 64 000 francs. Les travaux furent décidés en 1841 et la pose de la première pierre eut lieu en 1843. La dernière messe dans la vieille église eut lieu en 1846." (wikipedia)

Les explications d'Arcisse de Caumont vers 1850 :
"La paroisse ancienne de Dozulé était à près de 2 kilomètres de là, au sud, sur la rive gauche du ruisseau qui sépare DozuJé de St.-Léger-du-Bosq.
Il était indispensable de transférer le culte au centre du bourg, et M. Vérolles, architecte à Caen, fut chargé, il y a vingt ans, d'y construire une église en rapport avec l'importance de la localité. Il choisit le style ogival du XIIIe. siècle pour cet édifice, et ce fut une des premières constructions ogivales entreprises dans nos contrées. Elle est placée sur le bord même de la rue principale du bourg, qui se confond avec la route impériale de Caen à Rouen ; elle se compose d'une nef avec triforium et elèrcsiory, et d'un choeur avec abside à pans coupés dont l'ordonnance est la même que celle de la nef. Une tour carrée, en pierre terminée par une plate-forme, surmonte la façade occidentale éclairée par une rosace.
Si celle église n'est pas sans défaut, il est juste de dire qu'elle produit un effet satisfaisant : il ne faut pas oublier, d'ailleurs, la date à laquelle elle a été élevée." (A de Caumont 4-130)

Dozulé - Eglise Notre-Dame du Plessis Esmangard

Dozulé - Eglise Notre-Dame du Plessis Esmangard - Dozulé - Eglise Notre-Dame du Plessis Esmangard

Dozulé - Eglise Notre-Dame du Plessis Esmangard - Dozulé - Eglise Notre-Dame du Plessis Esmangard

 

Briqueterie

XIXe (détruit), XXe. Sur Base Mérimée

"Briqueterie attestée en 1827, possédée par Jean Baptiste Benier. Projet de construction, en 1919, d'un four d'une capacité de 120 000 briques, d'un logement de contremaître et d'une rangée de halettes, à la charge de Charles Alfred Anne, cofondateur avec Jean Fournier de la S.N.C. Grande briqueterie du Calvados, dissoute en 1925. l'usine est exploitée en février 1934 par la S.A.R.L. Les Céramiques Brido, devenue en août 1934 Les Grandes Briqueteries Normandes. Reconstruite entre 1934 et 1942, l'usine est exploitée à partir de 1954 par la Société de Gérance de la Briqueterie de Dozulé, puis par la S.A. des Grandes Briqueteries de Dozulé. Des agrandissements sont effectués vers 1960. En 1972, la briqueterie de Dozulé produisait environ 35 000 tonnes de briques creuses par an, vendues en Normandie. Son activité cesse en avril 1977. Le four continu à feu fixe, mis en place vers 1965 et fonctionnant au fuel, et un broyeur sont en place. 45 ouvriers vers 1972. Les bâtiments ont été rasés dans les années 2000."


Sur Base Mérimée

 

Histoire de Dozulé

A défaut d'avoir un château, Dozulé a une histoire.

copadoz.fr - Dozulé : Un petit tour dans l’histoire
"Comme le rappelle Jean-Pierre PORTIER dans le Dozul’echos de décembre 1990, chaque Dozuléen de souche connaît de la bouche de ses parents, la fameuse histoire du Dos Brûlé. Elle nous dit que l’ancien village appelé “Le Plessis Esmangard” situé entre le cimetière et le bois, a brûlé ainsi que la forêt qui le touchait. La colline en cendres faisait penser à un dos, un dos brûlé,
puis suite à une corruption de langage Dos Brûlé devint Dozulé. Cet épisode historique se passait en août 1346. A cette époque, Edouard III, le Roi d’Angleterre qui a débarqué à Saint-Vast-la-
Hougue, a pris et pillé Caen fin juillet. Après la mise à sac de la ville, son armée faite de 35 à 40 000 hommes se divise en plusieurs corps. Un détachement se répand dans les campagnes qui avoisinent le bord de mer. Il pille Ouistreham, Dives, Varaville, Troarn et le petit village du Plessis-Esmangard. Comment cette histoire a-t-elle pu traverser six siècles ? En réalité, cette tradition orale est très récente. En effet en 1934 Dozulé en fête accueille l’Évêque du Diocèse. Cette histoire est racontée à l’église devant Évêque et elle est reprise par la presse locale. Ces deux faits conjugués confèrent à ce récit un solide caractère d’authenticité.
Si le Plessis-Esmangard disparaît en 1346, des terres continuent à porter ce nom dans la paroisse de Dozulé et de Saint-Léger-Dubosq. En effet, grâce à l’histoire de l’ancien Évêché de Lisieux, nous apprenons qu’il existe un fief du Plessis-Esmangard en 1620 « le fief Esmangard, assis à Dozulley possédé par le Prieur du dit lieu ». Mais comment le village actuel s’est-il créé entre 1795 et 1830 ? Arcisse de Caumont nous donne sa version sur la disparition du Plessis-Esmangard " En bordure de la voie de Caen à Rouen, en un lieu nommé Dozulé se tenaient régulièrement des foires importantes et des marchés réputés. Progressivement, cet emplacement commercial prit de l’importance et se développa aux dépens du groupement d’habitations d’ailleurs modestes du Plessis Esmangard. C’est ainsi que le bourg de Dozulé se constitua en bordure de la route de Caen à Rouen à proximité du lieu où se tenaient les marchés et non loin du champ de foire."

ressource.fr - I Etymologie, origine et sites successifs de Dozulé
"DOZULÉ, Dorsum ustum, la montagne en feu, la montagne qui brûle, la montagne brûlée."
Rapprochant ce nom d'un événement dramatique qui s'est produit au début de la guerre de Cent ans, à savoir les ravages commis et les incendies allumés par Édouard III, roi d'Angleterre dans la région en 1346-1347, l'auteur voit dans ce fait l'origine du nom de Dozulé. La localité s'appelait autrefois Le Plessis-Esmangard. Après le passage d'Édouard III, "de l'antique Plessis-Esmangard, il ne restait plus que des cendres, la montagne brûlée, Dorsum ustum. Dos-uré - Dozulé. Le Plessis y perdit même son nom : mais de ces cendres, naquit un jour Dozulé, qui fut ainsi baptisé de son nom nouveau, dans un vrai baptême de flammes !"

 

 

Liens :

 

Capadoz.fr - Dozulé