Lénault

 

 

Eglise Notre-Dame ou de l'Assomption-Notre-Dame

XVIe siècle.
abritant un calice et une patène classés à titre d'objets aux Monuments historiques (voir sur base Mérimée)

"Les deux murs latéraux de la nef sont complètement en arêtes de poisson. On y a refait des fenêtres modernes. Il n'y a pas de porte dans le gable de l'Ouest. On y voit deux lancettes séparées par un contrefort.
La porte principale, au Sud de la nef, est romane et n'offre qu'une seule archivolte peu saillante, les colonnes sur lesquelles elle porte sont à moitié engagées. L'archivolte, ainsi que l'arc intérieur, se compose d'une série de petits claveaux dont quelques-uns sont simulés et elle n'est pas entourée du larmier qui ordinairement accompagne l'archivolte extérieure (1).
Près de cette porte s'ouvre une petite fenêtre de la même époque, en maçonnerie très grossière, offrant quelquefois une épaisseur de mortier de 8 à 10e. lorsque l'ouverture de la fenêtre n'est guère que de 6e.
Le dessus de cette fenêtre est formé d'une seule pierre sur laquelle on a tracé profondément un demi-cercle et trois lignes simulant les séparations de quatre claveaux, mais il semble qu'auparavant cette pierre avait été destinée à un autre usage, car on y voit, tracées à la pointe, plusieurs lignes partant d'un centre commun, comme si on eût voulu tirer de cette pierre les claveaux de la porte avec lesquels ils s'accordent pour l'épaisseur et pour la longueur du rayon.
Au Sud, est un clocher en bâtière surmontant une chapelle.
Dans le choeur, on voit quatre tombes en granit, rangées les unes près des autres..." (A de Caumont 3-30)

Sur D108 : 48°55'56.0"N 0°37'42.7"W

Lénault : Eglise Notre-Dame ou de l'Assomption-Notre-Dame

Lénault : Eglise Notre-Dame ou de l'Assomption-Notre-Dame

Lénault : Eglise Notre-Dame ou de l'Assomption-Notre-Dame

 

Terre seigneuriale :

D'après Arcisse de Caumont :

"Dans l'aveu du temporel de l'évêché de Bayeux, en 1453, aveu que nous avons déjà cité plusieurs fois, nous voyons que Robert le Painteur tenait alors, par foi et hommage, de la baronnie du Plessis-Grimoult, le fief de chevalier nommé Lesnault, qui avait appartenu à Jean de Carbonnel, lequel fief était assis à Lesnault avec extension sur St.-Pierre de-la-Vieille, le Plessis, St.-Jean-le-Blanc et Perrigny, vicomte de Vire, et à St.-Ouen-de-la-Besace, vicomte de Bayeux...

Gabrielle le Painteur, dame de Lesnault, épousa, vers 1590, Rolland de Parfouru, seigneur d'Athis, dont sortit Nicolas, seigneur de Lesnault, qui eut, de Marie de Parfouru, sa cousine, une fille héritière de Lesnault, laquelle fut mariée à Ch. Radulph, seigneur de Beaumont et de la Sallerie, en 1638. Il était le dernier fils de Louis Radulph, seigneur de Beaumont et de la Sallerie, avocat au Parlement de Rouen, maître des requêtes de la reine, et de dame Catherine du Moncel : il eut de ce mariage Nicolas Radulph, seigneur de Lesnault, lieutenant criminel à Vire, décédé, comme nous l'avons vu, le 8 mai 1688...

La terre seigneuriale de Lesnault appartenait encore, il y a quelques années, à madame la vicomtesse de Csauvigny, née Radulphe de Lesnault. Depuis sa mort elle a été partagée et vendue." (A de Caumont 3-32)

 

Vallée de la Druance

affluent du Noireau (rive gauche), sous-affluent de l'Orne (wikipedia)

 

 

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