Architecture

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Styles

 

Architecture romane :

- Art roman (wikipedia)
"En histoire de l'art, l'art roman est la période qui s'étend du début du Xe siècle à la seconde moitié du XIIe siècle, entre l'art préroman et l'art gothique, en Europe.

- Architecture romane (wikipedia)
L'architecture romane, qui précède le gothique, se caractérise par des arcs en plein cintre et des voûtes. Ces voûtes romanes sont massives et très lourdes, elles nécessitent des murs d'appui épais, le plus souvent renforcés par des contreforts accolés de place en place.

 

Architecture gothique :

- Architecture gothique (wikipedia)
- Le gothique primitif ou protogothique : 1130-1180
- Le gothique classique : Chartres contre Bourges 1180-1230
- Le gothique rayonnant : 1230-1380
- Le gothique international : l’âge des princes, 1380-1420
- Le Gothique flamboyant : 1420-début XVIe siècle
- Le style Louis XII : transition entre art gothique et Première Renaissance, 1495-1530
- Dès 1530, déclin de l'art gothique face à la Renaissance
- Le Gothique des temps modernes : XVIIe et XVIIIe siècles

"La première période de son développement, qui embrasse le XIIe et le XIIIe siècle, offre le style ogival primitif ou à lancette; la deuxième, comprenant le XIVe siècle, le style ogival secondaire ou rayonnant; la troisième, embrassant le XVe siècle et la première moitié du XVIe, le style ogival tertiaire ou flamboyant." (cosmovisions.com)

 

Style ogival :

L'architecture ogivale est un style d'architecture caractérisé principalement par l'emploi systématique de l'ogive, non seulement comme procédé de construction, mais encore comme ornementation, et qui, succédant au style romano-byzantin, fut en usage depuis la fin du XIIe siècle jusqu'au milieu du XVIe." (cosmovisions.com)

 

 

Divisions d'Arcisse de Caumont

Divisions faites par Arcisse de Caumont (books.google.fr)

Style Période
Roman primitif VIe siècle jusqu'à la fin du Xe siècle
Roman secondaire XIe siècle
Roman tertiaire ou de transition XIIe siècle (style de l'époque intermédiaire entre le plein-cintre et l'ogive)
   
Ogival primitif XIIIe siècle
Ogival secondaire XIVe siècle
Ogival tertiaire ou fleuri XVe siècle et une partie du XVIe siècle

 

Tableau d'Arcisse de Caumont dans le Cour d'antiquités monumentales :

largeur Monuments militaires Monuments religieux
1e classe Du Ve. siècle au Xe siècle Roman primitif
2e classe Xe et XIe siècle Roman secondaire
3e classe Fin du XIe siècle et XIIe siècle Roman tertiaire
4e classe XIIIe siècle Style ogival primitif
5e classe XIVe et première moitié du XVe siècle Style ogival secondaire et tertiaire
6e classe 2eme moitié du XVe et XVIe siècle Style ogival quaternaire

Depuis la fin du Xe siècle jusqu'au XVIe siècle, le régime féodal a garni notre province de châteaux-forts dont quelques-uns subsistent encore.

 

 

L’utilisation de la pierre dans la construction rurale en Normandie

L’utilisation de la pierre dans la construction rurale en Normandie aux époques médiévale et moderne (journals.openedition.org)

 

Les sources archéologiques

- Les bâtiments
Un minimum de connaissances géologiques permet de lire les élévations. Pour l’époque médiévale, les constructions observables sont surtout les petites églises, les manoirs et quelques granges. Pour l’époque moderne, il s’agit des églises, des manoirs, des petits châteaux, des fermes, des petits bâtiments et aussi des puits. Les fouilles archéologiques permettent d’observer des parements souvent moins remaniés que dans le cas précédent.

- Les carrières
La plupart des carrières à ciel ouvert ont disparu ou sont très mal datées ; on peut en revanche visiter encore un grand nombre de carrières souterraines : certaines peuvent être datées mais leur étude archéologique est souvent difficile et longue. Cependant, un bon nombre de ces exploitations souterraines ont été étudiées en milieu rural, tant pour le bas Moyen Age que pour la période moderne

 

A toute époque du deuxième millénaire, la construction rurale donne une image du sous-sol proche

Tout d’abord, parmi les pierres utilisées dans la construction, il est nécessaire de bien faire la distinction entre la pierre d’appareil et la pierre de blocage ou de moellonage. La première est taillée dans un matériau de qualité variable mais rarement médiocre ; on l’utilise pour les chaînes d’angle, pour les linteaux ou pour des appareils entiers. La deuxième nécessite un travail beaucoup moins spécialisé et fait souvent appel à des matériaux médiocres ou difficilement exploitables en pierre d’appareil...

Un grand nombre de paramètres interviennent dans l’utilisation et dans la provenance des pierres. Quand la géologie le permet, tous font appel systématiquement aux ressources locales pour l’édification du blocage des murs...

La pierre de blocage

Presque partout en Normandie, on peut accéder, par des carrières à ciel ouvert, à des roches souvent de médiocre qualité pouvant être exploitées généralement par des non-spécialistes, par les paysans pour eux-mêmes ou pour le seigneur. Leur transport peut être également effectué par des non-spécialistes et par le biais des corvées.

Ont été exploités ainsi des affleurements de schiste, de granite altéré, de poudingue ou de cornéenne. Il en est de même avec les tufs (travertins) des résurgences ou des fonds de vallée en pays crayeux et aussi de la plaquette, facilement accessible en pays calcaire...

Quant à l’époque moderne, les observations, plus nombreuses, permettent de constater que la pierre de blocage reflète avec exactitude la nature du sous-sol local...

Quand la nature du sous-sol le permet, chaque village ou groupe de villages possède sa carrière.

L’absence de pierre conduit à recourir à d’autres matériaux comme la terre dans les marais, le bois et le torchis ou la brique sur le plateau cauchois. Néanmoins, dans le Pays d'Auge, la dominance du pan de bois, image d’Epinal de la construction rurale normande, n’est pas la conséquence d’un manque de pierre à bâtir. Au contraire, les carrières y abondent et il est encore possible d’en visiter dans les flancs de chaque petite vallée.

La pierre à bâtir locale

Au cours du deuxième millénaire, un grand nombre de carrières de pierre d’appareil ont été ouvertes partout où cela était possible. Ici, c’est encore la géologie et le relief qui commandent. Progressivement, dans toute la Normandie, s’est mis en place un réseau de moyennes exploitations où interviennent de manière pérenne ou non des spécialistes...

... Au Xe et au XIe siècles, tout tend à montrer que l’on connaît encore très mal les ressources locales...
Dans la Campagne de Caen, on observe que l’on a peu utilisé la pierre d’appareil pour les églises romanes, en faveur de plaquettes d’extraction aisée même dans des localités où des carrières sont exploitées à partir du XIIIe siècle. Cependant, certaines églises romanes de la même région ont des pierres de bel appareil comme à Cintheaux ; deux hypothèses s’offrent à nous : soit les moyens financiers des constructeurs étaient importants soit il y avait à proximité un centre carrier, un tel centre est en effet attesté à la fin du Moyen Age dans cette paroisse.

A la même époque, on construit les petits châteaux sur motte en utilisant le bois, et ceci pour deux raisons : d’une part, on dispose de main-d’œuvre paysanne locale susceptible de fournir aisément ce matériau, d’autre part, on ignore les ressources locales existantes...
Mais à partir du XIIIe siècle, on constate une nette amélioration dans la connaissance de la pierre. Il semble qu’il y ait eu diffusion de nouvelles connaissances à la fois géologiques et techniques.

Ces progrès du savoir et les lentes améliorations que connaissent les techniques de forge expliquent la mise en exploitation des grès haut-normands à partir de la fin du XVe siècle et du granite bleu au cours de la période moderne en Basse-Normandie. Aux XVIIIe et XIXe siècles, l’extraction de la pierre à bâtir connaît son apogée.

Les appareils des bâtiments

On trouve dans la littérature des théories sur les appareils et en particulier sur les origines supposées romaines du petit appareil carré des églises romanes. Ailleurs, on lira des hypothèses de datation fondées sur l’emploi de l’opus spicatum. Si les hypothèses de datation relatives sont acceptables, celles de datation absolue sont plus discutables. Il nous semble que l’on oublie par trop de considérer le milieu environnemental. Bien souvent, dans le cas des églises romanes, on observe une relation directe entre le sous-sol et les appareils. Là où la plaquette calcaire ou le schiste sont accessibles, se développe souvent l’opus spicatum. Ailleurs, le granite altéré est utilisé dans le petit appareil carré ou bien dans l’opus incertum, associé à d’autres roches comme les cornéennes. La présence de travertin se traduit par un appareil moyen régulier et il en est de même quand des carrières de calcaire de qualité sont en activité dans les environs.

L’économie de la pierre à bâtir dans le domaine rural

La pierre de blocage ou de moellonage provenait de petites carrières occasionnelles qui existaient en grand nombre et dont l’exploitation était plus ou moins contrôlée par leurs propriétaires. L’ouverture de trous occasionne des pertes de revenus en zone agricole ce qui pousse le seigneur à être vigilant, à contrôler l’exploitation et à veiller à ce que les excavations soient bouchées pour être remises en culture. Ailleurs, il autorise les paysans à prendre librement de la pierre dans les landes ou les bois...

De manière générale, l’exploitation de ces petites carrières et le commerce des matériaux produits s’inscrivent dans une économie de troc qui n’a pas laissé de traces. Plusieurs exemples montrent que des maçons contrôlaient parfois ces carrières exploitées occasionnellement...

A côté de ces exploitations approvisionnant une ou quelques paroisses en pierre de qualité très variable, existaient des carrières produisant des pierres de meilleure qualité, des produits finis ou semi-finis. Chacune dessert une aire géographique d’un rayon de l’ordre d’une dizaine de kilomètres.

... La pierre est une ressource non renouvelable ; quand on a repéré une pierre de construction de bonne qualité en ouvrant une carrière, rien n’indique que l’on va pouvoir l’exploiter dans les environs immédiats, ce qui se traduit en général par un contrôle étroit des exploitations...

Au XIVe siècle, il est fait obligation aux habitants de Messei d’assurer les charrois de pierre, bois et chaux pour le château, ce qui ne devait pas être vraiment suivi d’effet puisqu’on note de nombreux rappels, notamment en 1363, 1380, en 1407 et en 1474...

Enfin, la construction rurale recourt pour des usages particuliers à des pierres d’origine plus lointaine qui sont livrées à partir de quelques grands centres de production comme Caumont, Vernon, Vire ou Caen..

Les carrières de Caen diffusent à grande distance des linteaux ou des pierres d’appareil. Cependant, avec cette pierre, il convient d’être prudent quant aux identifications. Bien d’autres calcaires bathoniens voisins ont été exploités dans la Campagne de Caen sous les noms de pierre de Rouvres ou de pierre d’Aubigny. La distinction ne se fait pas toujours à l’œil. C’est l’existence de carrières souterraines anciennes qui nous montre que nombre de pierres d’appareil proviennent probablement de ces centres satellites de Caen et plus proches des lieux d’utilisation.

La préfabrication

Pour diminuer les masses transportées, les carriers ont très tôt fourni des produits finis ou semi-finis. Les petites églises romanes du Pays de Caux montrent un calibrage régulier de la pierre de Caen.

Le problème de l’emploi d’éléments préfabriqués est loin d’être résolu. Dans les demeures seigneuriales de la Renaissance du Cotentin, on observe des baies dont le style, la nature de la pierre et les proportions montrent de grandes ressemblances. Il y a certainement, à l’époque moderne, des centres de production commercialisant des éléments architecturaux prêts à l’emploi comme à Yvetôt-Bocage, à Creully ou à Caen.

Pour la demeure rurale, ces centres produisaient les linteaux, des seuils et d’autres pierres taillées mais aussi des auges ou des tours à pommes quand la roche le permettait comme le faisait un marchand d’Huberville

Conclusion

La construction en pierre en milieu rural diffère radicalement de la construction en milieu urbain. Les villes sont des centres de consommation souvent situés le long de voies navigables, aussi des relations avec des centres carriers lointains ont-elles été établies au cours du Moyen Age, parfois dès l’époque antique...

En milieu rural, l’économie d’autosubsistance fait qu’en général on cherche au plus près les pierres nécessaires à la construction. Il est rare que leur qualité permette de tout réaliser, aussi doit-on le plus souvent chercher la pierre de taille à l’extérieur du terroir ou en dehors de la vallée. S’il faut aller trop loin, à plus d’une quinzaine de kilomètres, on se tourne alors vers les linteaux en bois.

Presque partout, à partir du XVe siècle, les appareils des églises s’améliorent, conséquence de la mise en place d’un réseau de carrières, de l’amélioration des transports et de la diffusion des connaissances techniques des matériaux.

 

Appareil

- Appareil
"En architecture, le mot appareil, ou opus en latin, est un terme qui désigne la façon dont les moellons, les pierres de taille ou les briques sont assemblés dans la maçonnerie...
Les trois appareils rectangulaires qui se montrent ordinairement soit dans les constructions romaines soit dans celles des premiers siècles du Moyen Âge sont le grand appareil, le moyen appareil et le petit appareil.

- Appareil en arête-de-poisson
L’appareil en arête-de-poisson est un appareil de construction de murs réalisé en disposant des briques ou des pierres plates inclinées à environ 45°, en changeant de sens à chaque strate successive, de manière à donner un aspect d'« arête de poisson ». Il est généralement confondu avec l’opus spicatum (appareil « en épi de blé ») ; la différence réside dans le fait que dans l'appareil en arête-de-poisson, les pierres ou les briques sont dressées sans emboîtement avec les autres rangs, ceux-ci étant séparés par un lit de mortier horizontal rectiligne, et non en zig-zag comme l'opus spicatum...
Le terme latin opus spicatum des Romains est employé indifféremment pour les deux types d’appareil jusqu’au milieu du XIXe siècle et l'est encore de nos jours...
L’appareil en arête-de-poisson permet une meilleure tenue des murs en petit appareil, en rendant « les tassements plus lents et plus réguliers »...

 

- Blocage
"Blocage, construction formée de petites pierres ou de moellons maçonnés à bain de mortier, et formant principalement l'intérieur des murs épais. C'était l'opus Incertum des Romains; presque toutes les constructions du Moyen âge sont en blocage recouvert d'un revêtement cri pierres de taille de moyenne grandeur"

 

Arc

- Arc
"En architecture, un arc est tout assemblage de pierre, de moellon ou de brique destiné à franchir un espace plus ou moins grand au moyen d'une courbe (ou par la rencontre de deux éléments courbes), reposant sur deux points d’appui, les piédroits, et destiné à couvrir une baie, une ouverture, ou une distance à l’intérieur d’une maçonnerie de mur plein (arc aveugle). On distingue de nombreuses sortes d'arc, en fonction de leur forme.

Les arcs peuvent être classés en trois grandes catégories :
- les arcs plein cintre, formés par un demi-cercle
- les arcs surbaissés, ou en anse de panier, formés par un ovale une demi-ellipse
- les arcs brisés (en lancette ou en tiers-point), formés de deux portions de cercle qui se croisent et donnent un angle curviligne plus ou moins aigu au sommet

Jusqu'à la fin du XIe siècle, l'arc en plein cintre avec ses variétés est seul employé dans les constructions, sauf quelques rares exceptions. Quant aux arcs surbaissés que l'on trouve souvent dans les voûtes de l'époque romane, ils ne sont presque toujours que le résultat d'une déformation produite par l'écartement des murs, ayant été construits originairement en plein cintre.

C'est pendant le XIIe siècle que l'arc formé de deux portions de cercle (et que nous désignerons sous le nom d'arc en tiers-point, conformément à la dénomination admise pendant les XVe et XVIe siècles), est adopté successivement dans les provinces de France et dans tout l'Occident. Cet arc n'est en réalité que la conséquence d'un principe de construction complètement nouveau (la croisée d'ogives)

 

Arc triomphal : "Dans l'architecture religieuse, un arc triomphal est un arc qui sépare la nef et le chœur d'une église."

 

- Lancette
"Une lancette est un arc brisé de forme très allongée qui appartient au style gothique. Sa forme ressemble à l’extrémité d’un fer de lance. Cet arc brisé très aigu crée des ouvertures hautes et étroites.."

 

- Archivolte
"Une archivolte est un ensemble d'ornements, sculptures ou baguettes qui encadrent une arcade en soulignant les contours supérieurs et inférieurs des voussoirs ou claveaux de l'arc"

 

- Cintre
"Le cintre est une construction provisoire en charpente, destinée à soutenir les voussoirs d'un arc ou d'une voûte pendant sa construction…

« En plein cintre » se dit pour un arc dont la courbe correspond à un demi-cercle : voûte ou arcade en plein cintre de l'art roman, par opposition à arc brisé ou ogive…"

Porte à plein-cintre : Cintre décrivant un demi-cercle parfait, sans brisure

 

- Voûte en berceau
"La voûte en berceau est une voûte qui présente la face de son arc (ou intrados) faite d'une courbure constante ; elle est également définie comme une voûte dont la surface est un cylindre continu
Son origine est l'arc en plein cintre. Elle est la plus simple et la plus fréquente des voûtes.
Les pierres taillées dont elle est formée s'appellent des voussoirs.

 

- Arcade
"Une arcade est, dans le sens courant, une série ordonnée de baies cintrées. La travée est un des éléments de l'ensemble. L'arcade en ouvrage de décor d'un mur en sa partie basse ou en sa partie haute ou sur son devant constitue l'arcature."

Le terme peut aussi désigner une ouverture dans un mur (une baie) qui est cintrée en suivant diverses formes d'arc. dans ce cas, elle peut être :
- aveugle
- fausse
- feinte
- géminée : arcade offrant l'aspect de deux arcades jumelles juxtaposées formée par deux demi-cercles tangents par l'une de leurs extrémités
- inscrite
- lobée : arcade décorée et découpée dans des proportions de demi-cercle (les lobes), qui entre dans la décoration et l'ornementation de l'archivolte. Dans l'art roman on trouve des arcades trilobées, quadrilobées et quintilobées ;
- praticable ou réelle
- quadripartite

 

Eglise

- Plan type d'église

Geneawiki - Quelques termes sur l'architecture et le mobilier d'église

 

Orientation :
"Depuis les origines et jusqu'au XVe siècle, dans tous les pays chrétiens, l'édifice de l'église était adapté à une prière communautaire dirigée vers l'orient - c'est là l'origine du mot « orientation ». Car l'attente du soleil levant (symbole du Christ ressuscité) est un trait essentiel de la prière et de la spiritualité chrétiennes...
À l'intérieur des églises d'Occident, les fidèles étaient traditionnellement répartis des deux côtés de la nef : les hommes au sud (à droite en regardant vers l'autel) et les femmes au nord. " (wikipedia)

 

- Nef
"En architecture, la nef est une salle oblongue d'une basilique civile ou d'une église allant du portail à l'hémicycle (pour la basilique), de la façade à la croisée du transept ou à l'entrée du chœur"

- Transept
"Le transept est une nef transversale qui coupe à angle droit la nef principale d’une église et qui lui donne ainsi la forme symbolique d’une croix latine."

- Choeur
"En architecture, le chœur, du grec khoros (ensemble de chanteurs), est la partie du plan d'une église où se trouve le maître-autel et où se tiennent les clercs et les chantres."

- Abside
"L'abside, du latin absis lui-même dérivé du grec ἁψίς (voûte, arcade), est la partie saillante en demi-cercle d'un bâtiment monumental ou privé...
cette forme se perpétue dans les églises chrétiennes, et termine le chœur généralement orienté vers l'est, soit par un hémicycle, soit par des pans coupés, soit par un mur plat"

"Un cordon, garni de dents de scie, règne autour de l'abside dont la corniche est décorée de modillons romans très détériorés." (A de Caumont 4-245)

- Chevet
"désigne généralement l'extrémité du chœur d'une église derrière le maître-autel et le sanctuaire de l'église, parce que, dans les édifices au plan en croix latine, le chevet correspond à la partie de la croix sur laquelle le Christ crucifié posa sa tête.
C'est l'extrémité de l'église, vue par un observateur placé dans l'axe longitudinal, du côté du maître-autel. Il comprend l’ensemble des murs, fenêtres et toiture du chœur, du déambulatoire s'il y en a un et, éventuellement, de la ou des chapelles, rayonnantes avec absidioles, ou échelonnées."

 

- Clocher en bâtière
"Un clocher en bâtière a un toit « simple », à deux pentes pas très inclinées...
La plus grande concentration de clochers en bâtière de France se trouve en Basse-Normandie, dont plus de 340 exemples dans 325 communes se trouvent dans le seul département de la Manche, alors que la Haute-Normandie en est presque totalement dépourvue..."
- Clocher en bâtière dans le Calvados

 

- Plate tombe :
"Jusqu’au XIVème siècle, la plate tombe se compose de trois éléments : Le bandeau, l'éffigie, l'environnement" (empreintes-medievales.fr)

 

 

Mobilier d'église

- Crédence
"Dans les églises, les crédences sont les tablettes ou consoles, souvent placées dans des niches près de l'autel, où l'on dépose les burettes, le manuterge, le bassin (crédence-lavabo en niche avec un bassin circulaire et un trou d'évacuation percé sur toute la profondeur de la pierre) et, dans certains cas, la mitre du prélat officiant. On désigne encore sous ce nom un petit coffret mouluré et sculpté monté sur quatre ou six pieds."

- Chaire
"La chaire (du latin cathedra, le siège) ou plus complètement la chaire de vérité ou chaire à prêcher, est à l'origine le siège d'un évêque dans son église principale (maintenant désigné sous le terme de cathèdre)...
en architecture, la chaire désigne également la tribune du prédicateur dans une église...
La chaire est un point d'où on peut s'adresser à ce public, à une époque où le microphone n'existait pas. Elle se trouve généralement au milieu de la nef, le long d'un mur ou contre un pilier, pour que le prédicateur puisse être entendu par le plus de monde possible.
Traditionnellement, elle est « du côté de l'évangile » (donc à gauche pour l'observateur, côté nord si l'église est orientée) dans les églises normales.

- Stalles
"Les stalles sont les rangées de sièges, liés les uns aux autres et alignés le long des murs du chœur des cathédrales ou églises collégiales et abbatiales, divisant les moines ou chanoines en deux groupes pour le chant (ou la récitation) alternative des psaumes de l’office divin. Ils ont la caractéristique de permettre deux positions : ou bien assise ou bien debout (si le siège est relevé), avec appui sur une « miséricorde ».
Elles sont principalement réalisées par une main-d’œuvre qualifiée, les huchiers"

- Miséricordes
"La miséricorde est une petite console fixée à la partie inférieure du siège rabattable d'une stalle. Elle permet au clerc ou au moine qui participe à l'office divin de prendre appui sur elle lorsqu'il se tient debout et que son siège est relevé."

- Les miséricordes dans le Calvados

 

 

Autres

 

- Chapiteau
"En architecture, un chapiteau est un élément de forme évasée qui couronne un support vertical et lui transmet les charges qu'il doit porter. D'un point de vue ornemental, il est le couronnement, la partie supérieure d'un poteau, d'une colonne, d'un pilastre, d'un pilier, etc."

 

- Contrefort
"En architecture, un contrefort est un renfort de maçonnerie saillant et massif élevé sur la face extérieure d'un bâtiment voûté et qui sert à contenir les effets d'une charge ou de la poussée des arcs et des voûtes"

 

- Croisée d'ogives
"La croisée d'ogives est, avec l'arc-boutant, un élément d'ossature particulier à l'architecture gothique. Les croisées d'ogives correspondent aux diagonales formées par l’intersection de deux voûtes en berceau...
L'idée centrale de la croisée d'ogives est de faire des voûtes qui reposent non pas directement sur des murs, mais sur ces ogives croisées qui, avec les ogives elles-mêmes, convergent vers des piliers. La poussée n'est plus répartie tout au long du mur, mais concentrée sur un point au sommet du pilier.

 

- Crossette
"En architecture et en menuiserie, une crossette, appelée également oreillon, est un élément décoratif consistant en :
un ressaut décoratif situé à l'angle d’un encadrement;
un ressaut décoratif ménagé à l'angle d'un chambranle;
un retour d'un chambranle de porte ou de fenêtre;
un claveau d’un arc qui se retourne horizontalement pour former tas-de-charge"

 

- Essente :

"L'essente, c'est le nom donné aux bardeaux fendus de châtaignier dans le Grand Ouest. Autrefois utilisées pour couvrir les habitations, ces "tuiles" de bois fabriquées à la main reviennent au goût du jour" (fr.wiktionary.org)

"Les essentes sont des petites planchettes taillées comme des ardoises et servant à protéger les poutres d'une façade contre l'écoulement des eaux.

Les maisons du moyen âge étaient le plus souvent recouvertes d'essentes, et quelquefois ces essentes étaient peintes ou découpées de façon à permettre certaines combinaisons géométriques." (meubliz.com)

"Le clocher, revêtu d'essente et percé d'ouvertures" (A de Caumont 5-780)

 

- Gable
"Le gable (ou gâble, d'un mot pré-latin signifiant fourche) est à l'origine la figure triangulaire formée par les arbalétriers d'une lucarne.
Par extension, il désigne également un élément architectural consistant en un couronnement de forme triangulaire souvent ajouré et orné, qui coiffe l'arc d'une voûte ou d'une baie. Les gables sont fréquents sur les portails et les maisons gothiques."

"Le gable était autrefois percé de deux petites fenêtres à plein-cintre dont une seule est apparente." (A de Caumont 4-95)

 

Meneau : "Un meneau est un élément structural vertical en pierre de taille, bois ou fer qui divise la baie d'une fenêtre ou d'une porte. L'objectif principal du meneau est d'être un soutien structurel à un arc ou linteau au-dessus de cette ouverture. Son objectif secondaire peut aussi d'être un cadre rigidifiant le vitrage de la fenêtre, il est alors associé à des éléments horizontaux de soutien appelés traverses."

"Le mur méridional est percé de deux fenêtres flamboyantes, divisées par un meneau.." (A de Caumont 4-95)

 

- rampant
"Se dit d’un élément qui est incliné et disposé de manière à offrir une pente.
Les rampants d’un fronton, d’un pignon, d’un gable ou d’une toiture à deux rampants (versants ou pans). Un arc rampant, un limon rampant, etc."

 

- Pilastre
"Un pilastre est un support rectangulaire terminé par une base et par un chapiteau. Un pilastre est encastré dans un mur, tandis que la colonne est un élément isolé. La fonction du pilastre est uniquement décorative, il n'est qu'adossé à un mur porteur."

 

 

Pigeonnier ou colombier :

Colombier (wikipedia)
"Un colombier était à l'époque féodale un édifice destiné à loger et à élever des pigeons.
Le colombier, lointain héritier du colombarium romain, est nommé plus souvent pigeonnier depuis le XVIIIe siècle mais le terme de colombier peut dans une acception plus étroite désigner un pigeonnier en forme de tour, généralement indépendant des autres bâtiments.

Voir aussi : pigeonniers-de-france.chez-alice.fr

 

Liens

 

Les chassis de fenêtre du XVe au XVIIIe siècle :
http://www.chassis-fenetres.info/