Histoire

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Les Gaulois en Normandie :

- Manche : Unelles (Carentan) et Abrincates (Avranches)
- Calvados : Baiocasses (Bayeux), Viducasses (Vieux) et Léxoviens (Lisieux)
- Eure : Eburovices (Evreux)


Sur Wikimedia.org

Voir aussi : encyclopedie.arbre-celtique.com

 

Les gaulois dans le Calvados sous la domination romaine :

Par Arcisse de Caumont :

"Sous la domination romaine trois peuples principaux habitaient cette circonscription, savoir à l'Orient les Lexoviens, à l'Ouest les Bajocasses ou habitants du Bessin. au centre les Viducasses, habitants du territoire de Vieux.

Le territoire des Saii ou peuple de Séez, s'étendait dans la partie méridionale correspondant à une partie des arrondissements de Falaise et de Lisieux.

Au Sud-Ouest la circonscription du Calvados embrasse aussi une petite portion du territoire des Abrincatues ou peuple de l'Avranchain (canton de St.-Sever).

Archevêchés et évêchés :

On sait que les métropoles ou chefs-lieux des provinces romaines telles que Rouen dans la seconde Lyonnaise et Tours dans la troisième, sont devenues des archevêchés, tandis que les capitales de petits peuples telles que Bayeux, Séez, Lisieux, ont formé des évêchés suffragants qui ont conservé, sauf quelques exceptions, pour limites respectives, celles qui avaient été fixées précédemment pour chaque peuplade. Ainsi les limites anciennes du diocèse de Lisieux nous indiqueront approximativement celles du territoire des Lexoviens ; les portions des arrondissements de Falaise et de Lisieux, qui appartenaient à l'Hiémois et dépendaient du diocèse de Séez, devaient correspondre à la portion du territoire des Saii qui fait aujourd'hui partie du département, de même que le canton de l'arrondissement de Vire, qui dépendait autrefois de l'évêché d'Avranches, nous montre ce qui de ce côté appartenait au territoire des Abrincatues.

Le diocèse de Bayeux :

Le diocèse de Bayeux embrassait non seulement le territoire des Bajocasses, mais aussi celui des Viducasses, qui paraissent avoir perdu leur capitale au IVe. siècle et qui furent réunis aux Bajocasses. Il est donc fort difficile de déterminer les limites respectives de ces deux peuples, et bien que l'on puisse conjecturer que les Viducasses s'étendaient dans la partie Sud et S.-E. de l'ancien diocèse de Bayeux, je n'essaierai pas de rien préciser à cet égard.

Les pagi :

Les territoires de chaque peuple étaient divisés en districts ou pagi dont les limites sont très difficiles à déterminer, et qui ne nous sont peut-être pas tous connus.

Il est constant que les principales divisions établies en Gaule, sous la domination romaine, se conservèrent sous la première et la seconde race ; mais on voit mentionnés des Pagi dont aucuns monuments romains ne nous avaient révélé le nom."

 

Les villes romaines et les origines des villes normandes :

(books.openedition.org)

" César nomme Armoricains les peuples qui jouxtent l’Océan et l’ouest de la Manche et, à l’exception des Véliocasses qui n’ont pas de façade maritime, il y inclut les tribus de la future Normandie...

Les tribus gauloises connaissaient, en effet, une hiérarchisation de la société, avec une classe dirigeante parfois prête à s’associer aux conquérants romains et un peuple plus porté à maintenir l’indépendance vis-à-vis de Rome...

Avec la description de la résistance des Unelles du Cotentin, César mit en évidence le rôle que pouvaient avoir certains chefs charismatiques. Viridovix, le chef des Unelles, réussit à entraîner une coalition de peuples de l’Ouest, Unelles, Lexoviens, Aulerques Éburovices, Coriosolites (peuple habitant autour de Saint-Malo), et des contingents hétérogènes dans une coalition qui faillit être fatale à l’armée romaine...

L’importance de Bayeux et de Vieux est, en partie, liée aussi à la grande voie qui les traverse et qui oblique ensuite vers Sées et vers Le Mans. L’importance de ces villes à la fin de l’Empire fut pourtant inégale puisque Vieux ne put se défendre contre les invasions barbares en construisant un rempart et que c’est Bayeux qui devint la capitale ecclésiastique...

Le « marbre de Thorigny » est un document essentiel pour l’histoire de la Gaule de l’Ouest. En effet, une des plus importantes inscriptions de Gaule (CIL, XIII, 3 162) ornait le forum d’Aregenua, aujourd’hui Vieux...


Sur books.openedition.org

 

 

Les archéologues révèlent la Normandie gallo-romaine (histoire-normandie.fr)

Valognes et Lillebonne partagent le même privilège : ces deux villes abritent les seuls vestiges romains encore conservés en élévation en Normandie

- Rotomagus (la future Rouen), chef-lieu des Véliocasses
- Juliobona (Lillebonne), chef-lieu des Calètes
- Mediolanum Aulercorum (Evreux), chef-lieu des Aulerques Eburovices
- Noviomagus (Lisieux), chef-lieu des Lexoviens
- Augustodurum (Bayeux), chef-lieu des Bajocasses
- Alauna (Valognes), ancien chef-lieu possible des Unelles

- Constantia (Coutances), chef-lieu des Unelles au Bas-Empire,
- Legedia (Avranches), chef-lieu des Abrincates,
- Nudionum (Sées), chef-lieu des Sagiens-Esuviens.

 

Premières invasions :

En 253, des Francs et des Alamans parviennent à franchir le Rhin et se répandent en Gaule. Cette rupture du front brise la pax romana (paix romaine) qui durait depuis trois siècles...
Incendiées, les principales villes se recroquevillent derrière des remparts (castrum). A l’exception d’églises, on ne construit plus de grands monuments. Au contraire, on en détruit pour récupérer les pierres qui servent à la construction des murailles...

Les évêques remplacent les fonctionnaires romains :

depuis le IIIe siècle peut-être, au IVe plus sûrement, des évêques sont placés à la tête de villes normandes : Rouen, puis Bayeux, Sées et Avranches. La mise en place de ces chefs religieux – devenus chefs politiques locaux après la fuite des fonctionnaires romains – témoigne de l’importance précoce des communautés chrétiennes dans la région

 

Le Calvados sous Charlemagne :

Par Arcisse de Caumont

Sous Charlemagne, il est fait mention de différents cantons qui se trouvaient compris, en totalité ou en partie, dans le Calvados, savoir :
Le Pagus Bajocassinus, — qui répondait probablement au Bessin.
Le Corilisus, — que l'on a cherché dans la partie du Bocage comprise dans l'arrondissement de Vire.
L'Odingua Saxonia, — qui avait vraisemblablement l'Orne et la Dive pour limites, et se trouvait à l'est du Bessin.
Le Pagus Oximensis, — placé au sud de l'Odingua Saxonia, qui occupait une grande partie de la campagne de Falaise et se prolongeait dans l'Orne jusqu'au-delà d'Exmes ; Oximum, dont il tirait son nom.
Le Pagus Lexuinus ou Lieuvain, — qui occupait les environs de Lisieux et s'étendait à l'est, au-delà des limites du Calvados, sur le territoire de l'Eure.
Le Pagus Algiensis, — répondant à ce que nous appelons le Pays d'Auge, et qui occupait une zone comprise entre le Pagus Lexuinus, l'Odingua Saxonia et le Pagus Oximensis. Il n'est pas aisé de circonscrire absolument ce canton, et l'indication assez vague qui précède suffit pour incliquer sa position relative.
Le Finis, La Condita et L'Aicis désignent les divisions du Pagus en cantons plus petits (1)

(1) Voir le savant Essai de M. Guerard sur les divisions territoriales de la Gaule, depuis l'âge Romain jusqu'à la dynastie Carlovingienne.

 

 

Guillaume-le-Conquérant :

Guillaume-le-Conquérant (wikipedia)
"roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume Ier, duc de Normandie sous le nom de Guillaume II, appelé également Guillaume le Bâtard, né à Falaise en 1027 ou 1028 et mort à Rouen le 9 septembre 1087, fut roi d'Angleterre de 1066 jusqu'à sa mort en 1087 et duc de Normandie de 1035 à sa mort.
Fils de Robert le Magnifique et de sa frilla Arlette de Falaise (Herleva), Guillaume devient duc de Normandie vers huit ans, à la mort de son père. Après une période de forte instabilité, il parvient à reprendre la domination du duché à partir de la bataille du Val-ès-Dunes, en 1047. Il épouse Mathilde de Flandre vers 1050, et fait de la Normandie un duché puissant, craint du roi de France, Henri Ier (1031-1060) puis Philippe Ier (1060-1108)..."

Fin de règne :
"En septembre 1076, Guillaume l'assiège dans le château de Dol, à proximité du duché de Normandie, en vain. Le roi de France Philippe Ier, voyant là une opportunité à saisir pour affaiblir Guillaume, vient à la rescousse de Dol avec succès. Le Conquérant doit lever le siège et s'enfuir rapidement, ses pertes en hommes et en matériel sont très lourdes..
Guillaume voit son fils aîné Robert, dit Courteheuse, entrer à son tour en rébellion...
Guillaume le Conquérant assiège le château (Gerberoy) en janvier 1079, mais Robert tient son père en échec..."

Fin de vie :
"Guillaume retourne en Normandie à l'automne 1086. Il marie sa fille Constance à Alan Fergant, duc de Bretagne, dans le but de renforcer ses alliances face au roi de France Philippe Ier. Confronté aux velléités de ce dernier, Guillaume lance une expédition sur le Vexin français en juillet 1087. Il conduit son armée jusqu'à Mantes qu'il brûle...
Avant de mourir le 9 septembre 1087, le duc-roi règle sa succession : il confie à son fils aîné Robert Courteheuse le duché de Normandie, tandis que son deuxième fils Guillaume le Roux reçoit la couronne d'Angleterre. Son troisième fils, Henri, reçoit de l'argent...
Son corps est ensuite transporté par mer jusqu'à Caen, pour être inhumé en l'abbatiale Saint-Étienne..."

 

Compagnons de Guillaume le Conquérant

"Le terme compagnons du Conquérant est une dénomination collective pour tous ceux qui planifièrent, organisèrent et se joignirent à Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, dans la grande aventure qu'a été la conquête normande de l'Angleterre (1066-1071)
La plupart des familles d'importance du pays ont revendiqué compter parmi leurs ancêtres un combattant à Hastings, objet de fierté et de légitimité. Mais très peu de ces familles ont des preuves pour étayer leurs revendications1. Plusieurs listes sont apparues au cours des siècles, mais aucune n'a reçu quelque crédit que ce soit de la part des historiens spécialisés1. Les trois listes les plus célèbres sont : la liste de l'abbaye de Battle, la liste de Dives-sur-Mer et la liste de Falaise...
Les historiens, et notamment les deux principaux spécialistes du domaine, le professeur David C. Douglas et le généalogiste G. H. White, s'accordent pour reconnaître que vingt participants à cette bataille ont été identifiés avec certitude..." (wikipedia)

La participation du Bocage Normand à la conquête de l'Angleterre

Ouvrage de Camille Cautru sur : persee.fr

 

Les successeurs de Guillaume :

Les trois fils de Guillaume se disputent le duché de Normandie et le royaume d'Angleterre :
D'abord, Robert Courteheuse, fils aîné, hérite du duché de Normandie, et Guillaume le Roux du royaume d'Angleterre.
Puis, Henri 1er Beauclerc, le plus jeune, succède à son frère Guillaume en 1100, et s'empare du duché de Normandie en 1106.
Son successeur, Etienne, petit-fils de Guillaume-le-Conquérant par sa mère Adèle est un roi faible pendant son règne : 1135 à 1154
Henri II lui succède

Robert II de Normandie (wikipedia)
"Robert II de Normandie dit Robert Courteheuse (vers 1051/1052 – février 1134, château de Cardiff), fut comte du Maine de 1063 à 1069, puis duc de Normandie de 1087 à 1106. Il fut aussi un prétendant malheureux au trône d'Angleterre. Son surnom de Courteheuse (anglo-normand pour Courte botte) provient de sa petite taille. Fils aîné de Guillaume le Conquérant, il hérita à sa mort du duché de Normandie (1087) mais se heurta aux ambitions de ses deux frères cadets, Guillaume le Roux et Henri Beauclerc, rois successifs d'Angleterre sous les noms de Guillaume II et Henri Ier. En 1106, le second lui infligea une défaite à la bataille de Tinchebray et le captura. Robert termina sa vie comme prisonnier. L'historiographie anglo-normande le dépeint comme un prince faible et turbulent mais rappelle aussi ses exploits guerriers lors de la première croisade."

Dans Histoire de Lisieux – Louis François Du Bois - p 95 et suiv. :
"1092 : janvier. Le duc Robert II assiège, mais ne prend pas Courci-sur-Dive (15), place forte alors, au secours de laquelle accourt Ivon de Grenteménil.
1096 : septembre. Départ, pour la Palestine, de Robert, duc de Normandie, avec un grand nombre de seigneurs, dont plusieurs appartien nent au territoire lexovien.

Guillaume le Roux (wikipedia)
"Guillaume II d'Angleterre, dit Guillaume le Roux (vers 1060 – 2 août 1100), est roi d'Angleterre de 1087 à 1100 en succédant à son père Guillaume le Conquérant. Son règne est surtout marqué par l'opposition avec son frère aîné Robert Courteheuse, le duc de Normandie, les deux hommes se disputant le contrôle de l'Angleterre et de la Normandie. En 1096, à la faveur du départ de son frère pour la première croisade, Guillaume le Roux parvient à étendre sa domination sur le duché de Normandie, mais sa mort accidentelle quatre ans plus tard interrompt précocement la réunion de ces deux États."

Henri Ier Beauclerc (wikipedia)
"(1068, peut-être Selby, dans le Yorkshire, ou Winchester, dans le Hampshire – 1er décembre 1135, Saint-Denis Le Ferment), est le plus jeune fils de Guillaume le Conquérant. Il succède à son frère Guillaume II le Roux sur le trône d'Angleterre en 1100, et s'empare du duché de Normandie aux dépens de son frère Robert en 1106."

Dans Histoire de Lisieux – Louis François Du Bois - p 104 et suiv. :
"1101 : Grands troubles en Angleterre et en Normandie à cause de l'usurpation du trône faite par Henri Ier, contre les droits de son aîné Robert II. La plupart des seigneurs normands signalent leur fidélité au prince légitime comme ils firent depuis à Guillaume Cliton, son fils, né cette même année 1101. Parmi les Lexoviens qui s'armèrent en leur faveur on remarque Ives de Grenteménil (aujourd'hui Grand-Ménil), Guillaume de Ferrières, Hugues de Nonant et Gunhier son neveu. Robert de Grenteménil prit parti pour Henri...
1106 : Henri Ier assiége et prend Saint-Pierre-sur-Dive...
1112 : 4 novembre. Henri Ier fait citer Robert de Bélême, comte d'Alençon, devant la justice à Bonneville-sur-Touque pour qu'il eût à se disculper des griefs qui lui étaient imputés (projets de révolte contre le roi)...
1119 : juin. Assemblée des grands et des prélats à Lisieux pour le mariage, qui y fut célébré dans le cours du mois, du prince Guillaume Adelin, fils de Henri Ier, avec la fille de Foulques V, comte d'Anjou. Ce sont ces jeunes époux qui peu après périssent avec plusieurs grands personnages dans le naufrage de la Blanche-Nef devant Barfleur (23).

Dans Histoire de Lisieux – Louis François Du Bois - p 104 et suiv. :
1135 : 1er décembre. Mort de Henri Ier à Saint-Denis-le-Tibout, près de Lions-la-Forêt. Son corps, transporté en Angleterre, passe par Pont-Audemer et Bonneville-sur-Touque...
1136 : L'évêque de Lisieux (Jean 1er), et l'Abbé de Saint-Évroul (Guérin des Essards) sont les premiers seigneurs normands qui reconnaissent Étienne de Blois, neveu de Henri Ier, mort l'année précédente, pour duc de Normandie au préjudice de Geoffroi Plantagenêt, comte d'Anjou et gendre du feu roi...
29 septembre. Geoffroi, comte d'Anjou, et Guillaume, duc de Poitiers, assiégent Lisieux. Galeran, comte de Meulan, et plusieurs autres seigneurs normands, s'opposent à cette entreprise. Les Bretons, sous le commandement d'Alain, comte de Dinan, chargés de la défense de la ville, effrayés à l'aspect de l'ennemi et désespérant de pouvoir lui résister, la livrent aux flammes. Geoffroi, blessé ensuite au Sap, est forcé de fuir. Il avait infructueusement attaqué Montreuil-l'Argilé, où commandait Guillaume de Mont-Pinçon ; mais il avait pris Moutier-Hubert, quoique vaillamment défendu par Painel. C'est de là qu'il s'était avancé sur Lisieux. Saint-Pierre-sur-Dive s'était racheté ; Touques fut pris au mois de novembre. Cette seconde irruption en Normandie ne dura que treize jours.
1137. Geoffroi, rentré en Normandie, ravage le Pays-d'Auge.

Étienne de Blois (wikipedia)
"Étienne de Blois puis Étienne d'Angleterre (en anglais Stephen) (vers 1092 ou vers 1096 – 25 octobre 1154), lord d'Eye et de Lancaster (en Angleterre), comte de Mortain (en Normandie) puis comte de Boulogne par mariage, fut roi d'Angleterre de 1135 à 1154.
Étienne fut un monarque peu doué, faible et manquant d'autorité. De plus son règne fut encadré chronologiquement par deux des plus grands rois anglais, Henri Ier et Henri II...
Il est le troisième fils survivant d'Étienne-Henri († 1102) comte de Blois-Chartres et d'Adèle († 1137), fille de Guillaume le Conquérant et sœur d'Henri Ier d'Angleterre..."

Dans Histoire de Lisieux – Louis François Du Bois - p 106 et suiv. :
1137 : juin. Étienne de Blois passe d'Angleterre en Normandie, arrive à Lisieux, y réunit une armée pour aller faire le siége d'Argentan, et repousser le comte d'Anjou ; il ravage Mésidon par le fer et par la flamme, ainsi que plusieurs autres places. Ce monarque s'était établi au prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge, pendant qu'il assiégeait Mésidon...
1139 : novembre. Guillaume Troussebot, gouverneur de Bonneville-sur-Touque pour Étienne de Blois, attaque Geoffroi qui venait de s'établir à Touques, alors place opulente, et s'était emparé de Bonneville...
1147 : Suivant quelques auteurs, Geoffroi après un siége de trois mois, auquel prirent part 14,000 hommes, prend et fait raser le château de Fauguernon. Il est plus vraisemblable de croire que ce fut dix ans auparavant."

 

Henri II et Aliénor d'Aquitaine :

Henri II, fils de Geoffroy V d'Anjou et petit fils d'Henri 1er, devient roi d'angleterre après avoir épousé Aliénor d'Aquitaine :

Henri II (wikipedia)
"(5 mars 1133-6 juillet 1189) fut comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie et d'Aquitaine et roi d'Angleterre.
Fils de Geoffroy V d'Anjou et de Mathilde l'Emperesse, fille du roi Henri d'Angleterre, il participa aux efforts de sa mère pour reprendre le trône d'Angleterre occupé par Étienne de Blois, cousin de sa mère et neveu de son grand-père Henri Ier...
Henri II se révéla un souverain énergique et parfois brutal qui chercha à récupérer les terres et les privilèges de son grand-père, Henri...
En 1150, Henri fut désigné duc de Normandie par son père qui s'était emparé du duché. Louis VII s'y opposa..."

Roi d'angleterre :
"Geoffroy V mourut en septembre 1151 et Henri annula son expédition en Angleterre contre le roi Étienne afin de sécuriser sa succession sur le continent, notamment en Anjou. À cette époque, il planifiait probablement secrètement son mariage avec Aliénor d'Aquitaine qui était alors l'épouse de Louis VII...
Aliénor d'Aquitaine s'enfuit vers Poitiers.. huit semaines après l'annulation de son premier mariage, elle épouse à Poitiers ce jeune homme fougueux, d'une dizaine d'années son cadet et qui a le même degré de parenté avec elle que Louis VII...
"la mort d'Étienne le 25 octobre 1154 des suites de violents maux de ventre lui permit d'accéder au trône plus rapidement que prévu "

Aliénor d'Aquitaine (wikipedia)
"Aliénor d'Aquitaine, aussi connue sous le nom de Éléonore d'Aquitaine ou de Guyenne, née vers 1122 ou 11241, et morte le 31 mars ou le 1er avril 1204 à Poitiers a été tour à tour reine de France, puis reine d'Angleterre."

Mariage d'Alienor d'Aquitaine et d'Henri II :
"1152 : 18 mai. Henri II Plantagenêt, duc de Normandie, épouse à Lisieux (*), Éléonore de Guienne que Louis-le-Jeune venait de répudier si impolitiquement, sous le frivole prétexte de parenté, après plusieurs années de mariage et quoiqu'il en eût deux filles. Cet événement agrandit beaucoup la puissance anglaise à l'immense détriment de la France." (Histoire de Lisieux – Louis François Du Bois - p 110)
(*) Version contredite :
"En 1152, selon une tradition, pour prouver que la cathédrale n’est pas complètement détruite, le mariage d’Henri de Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine (1122-1204) s’y serait déroulé. Mais selon les spécialistes, il serait certain que ce mariage fût célébré à Poitiers le 18 mai 1152" (amis-cathedrale-lisieux.fr)

 

A l'origine de la Guerre de 100 ans : la famille d'Anjou (Plantagenêt)

Geoffroy V d'Anjou (wikipedia)
"dit le Bel ou Plantagenêt (24 août 1113 – 7 septembre 1151, Château-du-Loir), fut comte d'Anjou et du Maine (1129-1151), et, plus tard, duc de Normandie (1144-1150).
Il est surnommé Plantagenêt à cause du brin de genêt qu'il avait l'habitude de porter à son chapeau. Il était le fils de Foulque V († 1143), comte d'Anjou
Son fils Henri II d'Angleterre est le fondateur de la dynastie Plantagenêt des rois anglais.
Le 17 juin 1128, à l'âge de 15 ans, il épouse Mathilde l'Emperesse, fille d'Henri Ier d'Angleterre dit Beauclerc."

 

Richard Cœur de Lion (wikipedia)
"Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de Lion (8 septembre 1157, palais de Beaumont à Oxford – 6 avril 1199, château de Châlus-Chabrol) fut roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d'Aquitaine, comte de Poitiers, comte du Maine et comte d'Anjou de 1189 à sa mort en 1199.
Fils d’Henri II d'Angleterre et d’Aliénor d'Aquitaine, Richard est élevé dans le duché d'Aquitaine à la cour de sa mère, ce qui lui vaut dans sa jeunesse le surnom de Poitevin...
Les Anglais l’appellent Richard Ier, les Français Richard Cœur de Lion..."

Jean sans Terre (wikipedia)
"Jean (24 décembre 1166 ou 1167 – 18/19 octobre 1216), dit sans Terre, fut roi d'Angleterre, seigneur d'Irlande et duc d'Aquitaine de 1199 à sa mort.
Cinquième et dernier fils du roi Henri II d'Angleterre et d'Aliénor d'Aquitaine, Jean n'était pas destiné à monter sur le trône ou à recevoir un quelconque territoire en héritage ; il fut donc surnommé Jean sans Terre par son père..
Le nouveau monarque fut immédiatement confronté à la menace posée par le roi Philippe II de France sur ses territoires continentaux formant l'Empire Plantagenêt. Il perdit ainsi la Normandie en 1204 notamment en raison du manque de ressources militaires et de son traitement méprisant des nobles poitevins et angevins. Il consacra la plus grande partie de son règne à tenter de reconquérir ces territoires en formant des alliances contre la France, en accroissant les revenus de la Couronne et en réformant l'armée. Malgré ses efforts, une nouvelle offensive en 1214 se solda par la défaite de ses alliés à Bouvines et il fut contraint de rentrer en Angleterre..."

Successeurs : Henri III (wikipedia), Edouard Ier (wikipedia), Edouard II (wikipedia) et Edouard III (wikipedia)

 

A partir de 1204, la Normandie appartient à la France :

Dans Histoire de Lisieux – Louis François Du Bois - p 115 et suiv. :
"1203. Philippe-Auguste, roi de France, se rend maître de Lisieux, de Pont-Audemer et de Honfleur."
1216. Fondation de l'Abbaye de Mont-Dée.
1218 : Juin. Charte latine de Jourdain du Houmet qui permet au doyen et aux chanoines du chapitre, moyennant six deniers de rente par chaque acre de foin, de laisser, après la fenaison, paître leurs vaches, veaux et chevaux dans l'herbage et les prés qui s'étendent sur les rives de la Touque. Ce sont le Grand-Jardin et quelques prairies au-dessous.
1219 : 2 mars. Mort de Jourdain du Houtnet, outre mer. Il envoya à Lisieux des Mathurins ou Trinitaires pour soigner les pauvres malades. C'est l'origine la plus certaine de l'Hôtel-Dieu, dit l'Hôpital-d'en-Bas. Guillaume de Pont-de-l'Arche lui succède...

1269. Louis IX exempte de tous droits, pour leurs vins, les moines de l'Abbaye de Préaux.
1271. On trouve dans une liste latine des noms des soldats fournis à Philippe III (Philippe-le-Hardi) en 1271"

 

La Guerre de Cent Ans à l'instigation d'Edouard III :

Edouard III (wikipedia)
"Ayant restauré l’autorité royale après le règne désastreux de son père, Édouard II, il fait du royaume d'Angleterre la première puissance militaire d’Europe."

Guerre de Cent Ans (wikipedia)
"La guerre de Cent Ans est un conflit entrecoupé de trêves plus ou moins longues, opposant de 1337 à 1453 la dynastie des Plantagenêt à celle des Valois, et à travers elles le royaume d'Angleterre et celui de France.
... conflit dynastique pour la couronne de France qui naît en 1328 à la mort de Charles IV, dernier fils de Philippe IV...

Au début du XIVe siècle le royaume de France, irrigué par de grands bassins fluviaux, bénéficiant d'un climat favorable et d'une agriculture florissante, compte entre 16 et 17 millions d’habitants...
Le royaume d’Angleterre, beaucoup moins peuplé avec quatre millions d’habitants, est touché par le refroidissement climatique européen à partir du XIIIe siècle et doit renoncer à certaines productions agricoles..

De 1337 à 1364, le génie tactique d’Édouard III d’Angleterre entraîne une succession de victoires anglaises sur la chevalerie française. La noblesse française est complètement discréditée et le pays sombre dans la guerre civile. À la suite du traité de Brétigny, une grande partie de la France est contrôlée par les Anglais..."

- Les victoires d’Édouard III : de 1337 à 1364 (wikipedia)
"Le 24 juin 1340, lors de la bataille de l’Écluse, la flotte française, y compris de nombreux navires bretons, subit une défaite totale qui inverse le rapport de force maritime...
Fort de sa nouvelle maîtrise maritime, une armée d’Édouard III d’Angleterre débarque à Brest en 1343..
à cette époque la France est avec 20 millions d’habitants cinq fois plus peuplée que l’Angleterre. La chevalerie française est la plus nombreuse et la plus aguerrie d’Europe...
Édouard III prévoit donc une guerre de pillage qui a le mérite de s’autofinancer. Une des plus célèbres chevauchées anglaises est celle de 1346 : une armée réduite, mobile, avançant sur un front réduit et pratiquant une guerre totale dévastant systématiquement les régions traversées, sans égards pour une population dont le roi d'Angleterre se dit le souverain légitime.

- Chevauchée d'Édouard III (1346) (wikipedia)
"La chevauchée d'Édouard III de 1346, qui commence le 12 juillet 1346 par le débarquement des troupes anglaises dans le Cotentin et se termine par le début du siège de Calais le 4 septembre 1346, est un long raid dévastateur du roi d’Angleterre sur le sol français. Cette expédition dévaste une grande partie de la Normandie, du Vexin, du Beauvaisis, du Vimeu, du Ponthieu, du Boulonnais et du Calaisis."
- Mise à sac de la Normandie (wikipedia)
"Renonçant aux règles de la chevalerie en vigueur, Édouard III pratiqua un combat fondé sur la destruction et la terreur, le tout avec rapidité et efficacité, le pillage, l’incendie, la torture, le viol étant une mise en condition pour faire céder les prochaines villes."

Dans Histoire de Lisieux – Louis François Du Bois :
"1346. Edouard III, roi d'Angleterre, ayant débarqué à Saint-Vât-la-Hogue le 12 juillet et pris Caen le 26, traversa et pilla une partie du territoire lexovien,"

 

 

Recherche de noblesse :

"Une recherche de noblesse était, dans l'ancien royaume de France, une enquête menée par les intendants des finances, dans les généralités ou les bailliages...
L'une des plus anciennes recherches de noblesse est la recherche de Montfaut, ordonnée en 1463 par Louis XI qui, bien que révoquée peu après par le souverain, reste un document important pour l'histoire de la noblesse française en général, et la noblesse normande en particulier." (wikipedia)

"La recherche de Montfaut est la liste (ou rôle) de noms résultant d'une recherche de noblesse effectuée en Normandie à l'initiative de Louis XI. C'est l'une des premières recherches de la noblesse française visant nettement à exclure les usurpateurs de la noblesse. " (wikipedia)

 

"EN ce present papier sont escripts les personnes qui ont esté certiffiez estre nobles et extraicts de noble lignée, et certifiez estre tels par les éleus et officiers des Aydes, et mesmement par aultres personnes du pays ; et, pour cette cause, n'ont point esté assis à taille. Et sont cy enregistrées les sergenteries et paroisses où ils sont demeurants, ainsy que l'examen en a esté faict, affin que le roy en ayt la vraye cognoissance..."

Recherche de Monfaut, contenant les noms de ceux qu'il trouva nobles
et de ceux qu'il imposa à la taille, quoiqu'ils se prétendissent nobles,
en l'année 1465 (sur books.google.fr)

 

Divisions administratives sous le régime féodal :

Par Arcisse de Caumont

"Avec le régime féodal parurent de nouvelles divisions. Il y eut des comtés, des vicomtes, des baronnies, des châtellenies, des fiefs. Plus tard, la multiplication des forteresses, au Xlle. siècle, entraîna de notables changements dans la géographie. Vers la fin de ce siècle, telle localité inconnue au IXe., et dans laquelle un seigneur avait établi son château au XIe., était devenue une bourgade importante, une baronnie d'où dépendaient quelquefois des villes assez considérables. Ces nouveaux centres, formés par l'établissement du château, déplacèrent une partie de la population. Les habitants des campagnes groupèrent leurs maisons autour du donjon qui devait les protéger ; puis le centre féodal devint un petit centre d'affaires, dont l'importance s'est maintenue jusqu'à nous : la plupart de nos chefs-lieux de canton ont été, au moyen-âge, le siège d'une baronnie ou d'une forteresse.

Philippe-Auguste, lors de la réunion de la Normandie à la France, introduisit de nouvelles circonscriptions administratives; diverses modifications furent encore introduites dans la suite. Il n'est pas donné à la géographie d'être plus stationnaire que l'état social lui-même, qui se modifie suivant l'agroupement, l'accroissement et le décroissement des populations, suivant les idées et le système administratif qui dominent."

Feu fiscal (wikipedia)
"Le feu fiscal est une notion utilisée au Moyen-âge afin de servir de référence au calcul de l'impôt."

 

 

Protestantisme :

"La Réforme, même s'il elle fut un phénomène minoritaire en Basse-Normandie, a marqué l'histoire du Bocage normand. Avant la révocation de l'édit de Nantes (1685), il y avait 6 lieux de culte, situés à Vire (lieu de culte à La Gallonnière à Neuville), à Condé-sur-Noireau (temple aux Isles à Proussy), à Athis (temple à La Gautraye à Ronfeugeray), à Sainte-Honorine-la-Chardonne (temple à La Vallée), à Flers (temple à La Selle-la-Forge) et à Fresnes (temple à La Torrière). Ces églises dépendaient du colloque de Falaise, une des 6 subdivisions de la province synodale de Normandie. " (1788.delafontenelle.net)

 

 

Révolution française :

"Nos paroisses furent, lors de la Révolution française, transformées en communes administratives." (societehistoriquedelisieux.fr)

 

Arcisse de Caumont et Charles Vasseur :
"Au dix-neuvième siècle, certains de nos spécialistes de l’histoire locale se sont passionnés pour l’histoire de nos communes et de leurs monuments. Si Arcisse de Caumont a choisi de le faire dans le cadre de la légalité impériale (nous sommes sous Napoléon III), en classant dans sa Statistique Monumentale, nos communes par arrondissement (le Calvados en compte alors six) et par canton, Charles Vasseur a lui réalisé un fascicule pour chacune de nos anciennes paroisses et regroupé ces fascicules par carnets à raison d’un carnet pour chacun de ces anciens doyennés de l’ancien diocèse de Lisieux. Une bonne utilisation des carnets de Charles Vasseur requiert donc une connaissance de la géographie de ces anciens doyennés."
(societehistoriquedelisieux.fr)

"le plus ancien évêque de Lisieux serait Thibaud ou Theobald ou Theudobaud dont la présence au 3e concile d’Orléans en 538 est reconnue par les trois. Les évêchés de Bayeux et d’Evreux auraient été créés vers 250, celui de Sées deux siècles plus tard vers 450, Lisieux n’apparaît qu’au 6e siècle"

"Selon Du Bois, (livre III, page 351) le diocèse de Lisieux, renfermait 4 archidiaconés, divisés en 14 doyennés. S’y ajoutaient Lisieux et sa banlieue et les exemptions de Saint Cande incluse dans le diocèse de Rouen et de Nonant incluse dans celui de Bayeux. Le tout représentant en 1789 et selon lui un total de 487 paroisses offrant 516 portions ou cures."

"Les documents divers dont dispose la Société Historique de Lisieux nous ont permis de localiser chacune de ces paroisses qu’elle soit actuelle ou disparue. En particulier et aussi en dernier ressort, nous avons utilisé la carte dressée par le géographe D’Anville au 18e siècle."

"Le 1er mars 1790, le département du Calvados est divisé en 6 districts et en 71 cantons. A l’exception d’un tout petit nombre (certaines villes compteront 2 paroisses.) nos 479 paroisses vont devenir des communes ; ce n’est pas évident pour toutes, certaines vont connaître d’entrée de grosses difficultés. Dès le 1er mai, 2 mois après être devenues communes, Saint Pierre de Touques et Saint Thomas de Touques fusionnent pour donner Touques. L’année suivante, le 16 février 1791, Le Chêne et Lessard se regroupent pour former Lessard-Le Chêne. De 1793 à 1868, les suppressions et fusions vont se succéder très régulièrement. La troisième république sera beaucoup plus conservatrice : Cheffreville et Tonnencourt s’uniront le 18 juillet 1882. Ce sera, à ma connaissance la seule fusion dans le Calvados. "

 

Diocèses et doyennés :

Trois diocèses recouvrent le territoire du Calvados en débordant sur les départements voisins :
- Bayeux, sur la Manche
- Lisieux, sur l'Eure
- Sées, principalement sur l'Orne

- Le diocèse de Bayeux s'étendait sur : quatre archidiaconés (Bayeux, Caen, Hyemes et Vez) subdivés en 17 doyennés, avec 2 exemptions (wikipedia)

- Le diocèse de Lisieux s'étendait sur : quatre archidiaconés (Lieuvin, Pont-Audemer, Auge et Gacé ou Hiémois) découpés en 14 doyennés avec 2 exemptions (wikipedia)

- Le diocèse de Sées était découpé en 5 archidiaconés (wikipedia)
3 en Normandie : Séez, Hiesmois, Le Houlme,
2 dans le Perche : Bellesmois, Corbonnois.
Il y avait 16 doyennés :
Dans le Calvados : Saint-Pierre-sur-Dives, Falaise, Aubigny
Dans l'Orne : Trun, Exmes, Briouze, Argentan, Asnebec, Écouché, Macé, Alençon, Sées, Moulins-la-Marche, Mortagne, La Perrière, Bellême.

 

Diocèse de Bayeux et Lisieux (wikipedia)
"Le diocèse de Bayeux et Lisieux, ou avant 1855 diocèse de Bayeux, est une circonscription de l'Église catholique en France. Créé en 1801 à partir des limites du département du Calvados, il est renommé le 12 juin 1854 à la suite de la restauration du titre d'évêque de Lisieux par un bref du pape Pie IX et par décret de l'empereur, conféré à tous les évêques de Bayeux.
Le diocèse appartient à la province ecclésiastique de Rouen...
Il ne doit pas être confondu avec l'ancien diocèse de Bayeux (wikipedia), supprimé à la Révolution française..."

Ancien diocèse de Lisieux (wikipedia)
"Le diocèse de Lisieux est vraisemblablement créé aux alentours de 538 à la suite d'un redécoupage des diocèses dans la région. Ainsi, le diocèse est formé sur une part importante de l'ancien diocèse d'Exmes (alors supprimé au profit des sièges de Lisieux et Séez), et en y rattachant quelques morceaux des diocèses voisins (notamment Bayeux)..."

Géographie de l’évêché de Lisieux (societehistoriquedelisieux.fr)