Villiers-le-Sec

 

 

Ne pas confondre avec Villiers-le-Sec, dans le Val-d'Oise (wikipedia), et dans la Haute-Marne (wikipedia)

 

Eglise Saint-Laurent

XIIIe siècle. MH. Sur Base Mérimée
" Eglise paroissiale dédiée à saint Laurent et secondairement à saint Georges, placée sous le patronage de l'abbaye de Fécamp avant la Révolution. Choeur et clocher construits dans le dernier tiers du 12e siècle, voûte de la tour-lanterne ajoutée en cours de chantier : les colonnettes supportant les retombées des ogives entaillent le décor des grands arcs. Peut-être au 15e siècle : baies du choeur refaites, ou allongées pour d'autres, archivolte en plein-cintre de la porte sud abaissée en arc segmentaire, édification du toit en batière du clocher. Autour de 1760, travaux financés par Olivier d'Amours, seigneur des 2 fiefs de Villiers-le-Sec : reconstruction de la nef, des bas-côtés et probablement de la sacristie, aménagement d'un nouvel accès à l'escalier du clocher. 1865 : nouveau portail principal du cimetière, à la même époque adjonction de fausses voûtes d'ogives sur la nef et les bas-côtés pour l'abbé Lebois"

"L'église de Villiers-le-Sec appartient, dans ses parties anciennes, à cette famille nombreuse d'édifices du XIIIe. siècle, que nous continuerons de passer en revue dans les parties de l'arrondissement de Bayeux qui nous restent à visiter. Pour simplifier les descriptions qui nécessairement se répéteront beaucoup, voici (page 532) la vue du choeur et de la tour centrale de cette église. La nef et les bas-côtés qui l'accompagnent sont modernes et ne méritent pas qu'on s'en occupe ; je pense que cette partie date de la seconde moitié du XVIIIe. siècle. Le chevet a été masqué par une sacristie moderne.
Au XVIe. siècle, peut-être même au XVIIe., la tour de Villiers reçut un toit en pierre à double égout, non-seulement pour elle, mais encore pour la tourelle en saillie renfermant l'escalier à l'un des angles ; la construction du XIIIe. siècle s'arrête conséquemment au niveau des consoles qui supportent la base du toit et le canal destiné à recevoir les eaux pluviales.
Mon dessin montre le faire, les proportions et la disposition des ouvertures et des arcatures en lancettes aux différents étages. Les ouvertures du ctérestory de ce clocher sont garnies de quatre archivoltes toriques, portées sur autant de colonnettes.
Le choeur n'a qu'une travée, éclairée par une fenêtre en lancette ; mais le dessous de la tour forme une autre travée, comme dans plusieurs églises à tours centrales (Vaucelles, Cussy, Ranchy, Barbeville, etc., etc.)." (A de Caumont 3-531)

Rue de l'église (49°17'29.9"N 0°33'54.3"W)

Villiers-le-Sec : Eglise Saint-Laurent

Villiers-le-Sec : Eglise Saint-Laurent

Villiers-le-Sec : Eglise Saint-Laurent -

Villiers-le-Sec : Eglise Saint-Laurent

Villiers-le-Sec : Eglise Saint-Laurent

 

Château de Banville-en-Villiers

XVIIe siècle. MH. Sur Base Mérimée
"Ancien château du fief de Banville en Villiers, principal fief de la commune ; 1371 mention d'un château fort probablement situé au même emplacement ; 1er colombier et pièce voûtée du logis datant du 15e siècle ; château reconstruit pour Pierre Boutin, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, nommé bailli de Caen en 1609, seigneur de Banville-en-Villiers de 1595 à sa mort en 1627 ; inscription au-dessus de la porte de la petite grange : CETTE GRANGE A ETE COMMENCEE LE TROIS. I.E IOUR DE MAY 1621, au-dessus de la porte de la grande grange : FAICT COMMENCE LE 15 (?) MARS 1621 ; jardins en terrasse datant probablement de cette époque ; entre 1749, date où le château est mentionné en mauvais état, et 1768, date où sont décrits des jardins bien entretenus, travaux de restauration pour Olivier d'Amours : logis modifié (avant-corps, baies) et allongé vers le nord et vers le sud au delà des 2 grosses souches de cheminée, édification de la 2e remise, du portail de la cour d'honneur et du poulailler ; 19e siècle : transformation de la 1ère remise en pressoir à cidre, démolition du 2e colombier ; 2e moitié 20e siècle : percement d'un nouveau portail des communs, reconstruction du corps des écuries, nombreuses baies ouvertes dans les bâtiments agricoles"

"Ancien château. Le château, près de l'église, appartient à M. du Merle ; la porte d'entrée en est remarquable ; ses frontons, les uns triangulaires, les autres arrondis ; ses bossages, ses guichets quadrangulaires en saillie, comme nous en retrouverons bientôt au manoir du pavillon, à Ryes, annoncent l'époque de Louis XIII, peut-être même une époque un peu plus ancienne." (A de Caumont 3-533)

Après l'église (49°17'31.4"N 0°33'55.0"W)

Villiers-le-Sec : Manoir de Villiers

Villiers-le-Sec : Manoir de Villiers

Villiers-le-Sec : Manoir de Villiers


Sur Base Mérimée

 

Manoir de Villiers

XVIIe, XIXe siècles. Sur Base Mérimée
"Manoir de l'ancien fief de Villiers qui relevait pour un demi-fief de haubert de la baronnie de Creully. 1er seigneur connu : Robert Onfroy cité en 1461. 1536 : mention d'un colombier (non localisé). Réuni au fief de Banville-en-Villiers dans le courant du 16e siècle. Reconstruction des bâtiments peut-être pour Pierre Boutin, bailli de Caen, seigneur de 1595 à 1627, qui fit aussi réédifier le château de Banville-en-Villiers. 1769 : fief vendu séparément de celui de Banville. Logis reconstruit probablement pour L.A. _Tallevast et son épouse Léocadie de Gland de Villiers, possesseurs du manoir de 1832 à 1869. Corps sur rue démoli au 19e ou au 20e siècle"

2 route de Courseulles (49°17'26.3"N 0°33'54.3"W)


Sur Google Street View


Sur Base Mérimée

 

Petit Séminaire

XIXe siècle. Sur Base Mérimée
"Petit séminaire place sous le vocable du Christ-Rédempteur, le 1er du diocèse de Bayeux par son importance. 1819 : don de maisons par Chrisostome Patry et par Victor Troppé pour l'établissement du petit séminaire : correspondent probablement aux communs construits entre 1809 et 1819 sur le bord du chemin de Creully à Bazenville. Fondé par ordonnance royale du 10 mai 1820. 2e quart 19e siècle : annexion du chemin, projet d'un ensemble de bâtiments autour d'un cloître : construction de l'aile nord, inachevée dans sa partie est, de l'aile est et de la chapelle, amorce de l'aile ouest (subsiste le mur séparant la salle de spectacle de la galerie de cloître). Dans les années 1860-1870 : projet modifié par un autre architecte : achèvement de l'aile ouest, construction de l'aile sud, pavillon sud-ouest en cours d'édification de 1863 à 1865. Mars 1900 : projet de reconstruction de l'aile est et de la chapelle par Charles Morin, architecte à Caen, réalisé en 1901 et 1902 (date de consécration du maître-autel). Fermé en 1905, devient bien du département et est aménagé en hospice. Sert d'hôpital militaire belge de décembre 1916 à 1918 : graffiti. Actuellement hospice dit foyer des anciens combattants"

"C'est grâce à deux fortunés de la commune (Messieurs Patry et Malherbe) qui donnèrent un terrain qu'un petit séminaire put être construit. Une ordonnance du Roi Louis XVIII en date du 30 mars 1820 autorise l'évêque de Bayeux à former une seconde école ecclésiastique, la première se situant à Sommervieu. En 1826, on comptait 180 élèves. Ce séminaire fonctionna jusqu'en 1905, année de séparation de l'Eglise et de l'Etat."

22/07/2017 : "Petit séminaire, chronologie d’un fiasco patrimonial
"Réplique architecturale de celui de Sommervieu, le petit séminaire de Villiers-le-Sec, aux mains d’un propriétaire privé, dépérit depuis dix-sept ans. Un crève-cœur pour les amoureux du patrimoine et un caillou dans la chaussure des élus...
Le bâtiment commence à se dégrader. Le site est régulièrement visité en dépit de la surveillance des gendarmes et des pompiers. Sur les réseaux sociaux, le séminaire abandonné alimente les fantasmes. D’autant plus que l’enceinte sert de terrain de jeux à un club caennais d’airsoft..." (ouest-france.fr)

"M. l'abbé Troppé, qui est devenu dans la suite principal du collège de Bayeux, a fondé, sous la Restauration, un petit-séminaire à Villiers-le-Sec : cet établissement, assez considérable et qui a sa chapelle particulière, est dirigé à présent par M. l'abbé Michel, ancien curé de Balleroy, frère de M. l'abbé Michel, grand-vicaire du diocèse. La principale" (A de Caumont 3-533)

Dans le bourg, route de Courseulles (49°17'31.9"N 0°33'37.0"W) Peu visible... sauf de loin.

Villiiers-le-Sec : Petit Séminaire

Ici, vu de Creully :

Villiiers-le-Sec : Petit Séminaire


Sur Base Mérimée


Sur J.Y. Merienne

 

Villa des Tourelles

XVIIIe siècle. Sur Base Mérimée
"Maison de notable dite villa des Tourelles depuis le 19e siècle, probablement à cause des 2 petits pavillons, aujourd'hui détruits, figurant sur le cadastre de 1809 au devant de la façade sur jardin du logis ; mentionnée au début du 17e siècle comme propriété de Pierre de Fierville, elle relevait du fief de Villiers ; reconstruite dans la 1ère moitié du 18e siècle pour François d'Amours ou son fils Philippe ; 19e siècle : un jardin paysager remplace le jardin régulier d'agrément, mais le tracé du jardin potager et du parc n'est pas changé ; ailes des bâtiments agricoles remaniées au 19e siècle et au début du 20e siècle ; grand portail démoli pendant la dernière guerre et remonté de façon simplifiée ensuite"

43 rue de Bayeux (49°17'23.6"N 0°34'15.4"W)


Sur Google Street View


Sur Base Mérimée

 

Maisons rue de Courseulles

"La principale rue du village est assez longue et garnie de maisons, dont quelques-unes offrent des parties du XVIIe. siècle." (A de Caumont 3-533)

- Presbytère (XVIIIe, sur Base Mérimée) 5 rue de Courseulles

- Maison de commerçant (XVIIIe, sur Base Mérimée) 7 rue de Courseulles

- Maison de notable (XVIIIe, XIXe, sur Base Mérimée) 13 rue de Courseulles

- Maison (XIXe, sur Base Mérimée) 18 rue de Courseulles

- Ferme (XIXe, sur Base Mérimée) 20 rue de Courseulles

- Hôtel de voyageurs dit Hôtel Saint-Paul (XIXe, sur Base Mérimée) 22 rue de Courseulles

 

Antiquités romaines

"On a trouvé une quantité considérable de fondations, de briques et de tuiles brisées dans la campagne de Villiers tendant vers Crépon, au Nord de la route départementale. Dans plusieurs pièces de terre qui m'appartiennent, et dans d'autres à MM. de Marguerit, de Rochefort, de Druval, et Bérard, la terre est jonchée de briques, ce qui leur a fait donner le nom de délies du Caillou-Rouge. Feu M. Renaude avait, durant l'espace de trente ans, tiré des terres qui m'appartiennent à présent plus de cent charretées de matériaux provenant de constructions romaines qui entravaient la marche de sa charrue. M. Renaude, son petit-fils, mon fermier, a détruit, dans le même but, une belle aire en ciment mêlé de brique pilée et d'une grande solidité. J'ai vu des morceaux considérables de cette aire qui ont été brisés à grande peine et employés à raccommoder le chemin." (A de Caumont 3-534)

Emplacement original du village :

"Il est de tradition que le village de Villiers était situé dans cette plaine, mais qu'à cause du besoin d'eau, car on en manquait sur le plateau où était la villa romaine, Sicca Villa, on avait déplacé le village, qui pourtant a conservé son surnom de Le Sec. Il est bon de rapprocher cette tradition de celle que nous avons mentionnée à l'article de Secqueville-en-Bessin, dans le Ier. volume de la Statistique monumentale, page 291." (A de Caumont 3-534)

 

 

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