Cricqueboeuf

 

 

Criqueboeuf, Criquebeuf, ecclesia de Corquebato.

A droite, le portail qui mène au "château" :

Cricqueboeuf

 

Le travertin

"Le travertin est une roche sédimentaire calcaire continentale biogénique (construite par des organismes vivants ; on parle de biolithogenèse), grossièrement litée, parfois concrétionnée, de couleur blanche quand elle est pure, ou tirant vers le gris, le jaunâtre, le rougeâtre ou le brun, selon les impuretés qu'elle renferme. La roche est caractérisée par de petites cavités (vacuoles) inégalement réparties." (wikipedia)

"L'église de Criqueboeuf, classée au nombre des monuments historiques, est entièrement construite en travertin, pierre très poreuse, produite par des dépôts calcaires que forment les eaux de la contrée.
On peut observer encore à peu de distance de l'église un gisement considérable de travertin, indiqué dans ma Topographie géognostique du Calvados, que les sources de la vallée continuent à former. Ces sources couvrent encore aujourd'hui les mousses et les plantes d'une croûte calcaire, plus ou moins épaisse, qui leur donne l'apparence de pétrifications ; mais leur puissance incrustante a considérablement diminué.
Le travertin était généralement employé pour la construction des églises aux XIe. et XIIe. siècles. M. l'abbé Cochet a remarqué que, dans la Seine-Inférieure, l'emploi de cette pierre avait sensiblement diminué dans la seconde moitié du XIIe. siècle
Ce changement dans le système de construction doit venir de l'épuisement des carrières de travertin, ou de leur appauvrissement.
L'usage du travertin a été très considérable dans le canton d'Honfleur, au XIIIe. siècle et même au XIVe." (A de Caumont 4-304)

 

Eglise Saint-Martin dite « Chapelle aux lierres »

XIIe, XIIIe siècles. MH, wikipedia

Elle n'est plus recouverte de lierre, comme sur les cartes postales de J.Y. Merienne

Arcisse de Caumont signale que la nef a été raccourcie pour le passage de la route :

"A quelque distance de la mer s'élève l'église romane de Criqueboeuf, dont la construction remonte au XIIe. siècle.
Les murs sont, en grande partie, couverts de lierre et d'un effet pittoresque. Près de là est un étang dont les eaux limpides font mouvoir un moulin situé un peu plus loin.
Le choeur, composé de deux travées, est éclairé par des fenêtres étroites dont la forme élancée annonce la transition du plein-cintre à l'ogive. Il se termine, à l'orient, par un chevet droit percé d'une fenêtre à plein-cintre, plus large. Deux contreforts peu saillants, placés aux extrémités, soutiennent le mur. Les arceaux toriques qui supportent la voûte d'arête retombent sur de riches chapiteaux, en forme de culs-de-lampe, dont le tailloir est décoré de feuillages profondément fouillés. Une tête de femme, artistement sculptée, supporte la corbeille.
Des trois travées qui composaient la nef, une seule a été conservée. Cette travée est éclairée, au nord, par une fenêtre étroite à plein-cintre, semblable à celles du choeur. Les deux autres travées, démolies lors de la confection du chemin de moyenne communication de Trouville à Honfleur, étaient éclairées, du même côté, par des fenêtres semblables aux précédentes; celles du midi étaient carrées et dataient probablement du XVIe. siècle. La porte, de forme ogivale, est entourée d'une moulure torique composée de fragments de tores provenant de la voûte d'arête de la nef. Les trois têtes sculptées incrustées dans le mur, au-dessus de la porte, servaient de supports aux arceaux.
Dans les fondations de la partie de la nef qui a été démolie, on a trouvé des médailles qui remontent, dit-on, à la fin du XIIe. siècle. L'époque de la fabrication de ces monnaies concorderait parfaitement avec celle que nous avons assignée à la construction de cet édifice, dont le style annonce la transition du plein-cintre à l'ogive...
La tour, placée au midi, près du choeur, se termine par un toit en bâtière. Cette tour, qui date du même temps que l'église, est tapissée dans toute sa hauteur par un lierre vigoureux, dont les nombreux rameaux remplissent toutes les jointures des pierres qu'ils étreignent avec force."
(A de Caumont 4-302)

Sur D513 : 49°24'07.4"N 0°08'43.9"E

Cricqueboeuf : Eglise Saint-Martin dite « Chapelle aux lierres »

Cricqueboeuf : Eglise Saint-Martin dite « Chapelle aux lierres »

Cricqueboeuf : Eglise Saint-Martin dite « Chapelle aux lierres »

Cricqueboeuf : Eglise Saint-Martin dite « Chapelle aux lierres »

Cricqueboeuf : Eglise Saint-Martin dite « Chapelle aux lierres »

Cricqueboeuf : Eglise Saint-Martin dite « Chapelle aux lierres »

 

Manoir de Cricqueboeuf

Aucune mention sauf sur Geoportail.

"à votre droite, le Manoir de Cricqueboeuf" (PDF sur villerville.info)

Proche de l'église, au sud : 49°24'03.3"N 0°08'46.4"E (Invisible)

 

Fort de Villerville

XIXe siècle (1889)

"le Fort de Villerville construit en 1889. Celui-ci était la propriété de l’Armée (Marine Nationale du Havre) jusque dans les années 1936-39; il n’a participé à aucun conflit et fut même très peu occupé durant la dernière guerre. Il abritait un Quartier-Maître et deux marins, et ne servait vraiment que par téléphone depuis un observatoire situé dans le champ en contre-bas." (PDF sur villerville.info)

"Cette batterie militaire se trouve chemin du même nom, chemin du Fort à Cricqueboeuf, canton de Honfleur.
Bien qu'étant située sur la commune de Cricqueboeuf, le fort est nommé batterie de Villerville. Celui ci était principalement construit en brique, que ce soit les bâtiments ou bien la muraille de protection. Deux grands portails en fer avec quatre petites ouvertures rectangulaires sont parties intégrantes de ce mur." (ghpaysdauge.blogspot.fr)

Chemin du Fort : 49°23'42.1"N 0°08'23.8"E


Sur ghpaysdauge.blogspot.fr

 

 

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