Trouville-sur-Mer - Hennequeville

 

 

 

"Quand je travaillais à la Carte géologique du Calvados, en 1827, Trouville, où j'avais pris pour quelques jours mon quartier général, était un simple village composé de quelques maisons couvertes en paille. Au moment où j'imprime cette partie de la Statistique monumentale, c'est une ville de 6,000 habitants, avec de belles rues garnies de trottoirs, des maisons confortables et même quelques-unes splendides.
Comment cette métamorphose s'est-elle opérée? Par la mode ; car il est de mode de venir de Paris prendre les bains de mer à Trouville. Mais qui a décidé la mode à jeter son regard capricieux sur Trouville? La solution de cette seconde question est plus complexe et nous ne prétendons pas la traiter ex professe Nous dirons seulement que les peintres parisiens ont commencé par donner à Trouville une certaine réputation, en venant en copier les sites. Les artistes attirèrent les littérateurs : ceux-ci, qui parlent beaucoup et qui écrivent de même, firent retentir au loin le nom de Trouville, et les touristes, les rentiers parisiens, les désoeuvrés et les désoeuvrées arrivèrent de tous côtés, suivis parles architectes qui bâtirent la ville telle que nous la voyons aujourd'hui. On a bâti à Trouville pour y venir chaque année; on a bâti par spéculation pour tirer parti de ses immeubles et les louer en garni aux nouveaux visiteurs."
(A de Caumont 4-246)

 

Chapelle Saint-Jean

 

Ouest-france.fr - La chapelle Saint-Jean, la première église de Trouville
"La chapelle Saint-Jean est le plus ancien bâtiment de Trouville, un lieu de culte qui remonte au XIe ou au XIIe siècle, qui a pris place dans un cimetière datant de l’époque mérovingienne.
Le premier cadastre de Trouville, achevé en 1829, témoigne bien de la présence de l’église ancestrale Saint-Jean-Baptiste datant du XIe ou du XIIe siècle. L’église du village, qui ne s’appelait pas encore Trouville, a déjà subi quelques travaux. En 1771, la voûte de l’édifice a été refaite. La date toujours gravée sur une poutre…
En 1843, on construit l’église Notre-Dame-des-Victoires, 1 km plus loin. Les deux cloches de l’église Saint-Jean sont fondues pour aider à fabriquer les trois grosses cloches de Notre-Dame.
Menaçant ruine et pouvant mettre en péril les fidèles, le bas-côté sud et l’extrémité Est de la nef sont démolis. En 1851, la transformation de l’église est totalement achevée. Le clocher et le chœur de l’église constituent alors la chapelle d’aujourd’hui."

23/04/2018 - Actu.fr - L’association de la chapelle Saint-Jean de Trouville veut des garanties sur le chantier
"Sempiternelle histoire que celle de cette chapelle datant du XIe siècle, reconnue « bâtiment remarquable ». À ses côtés est sortie de terre la résidence seniors, dont le chantier sera livré au mois de juin sur les hauteurs de Trouville (Calvados)..."

Compagnons de la chapelle Saint Jean : site officiel
"L’association Compagnons de la chapelle St-Jean a pour objectif de préserver la chapelle, réduction de l’ancestrale église Trouvillaise et de la mettre en valeur dans un environnement paysager verdoyant correspondant à l’emprise de l’ancien cimetière. Elle a la volonté citoyenne de sauvegarder le patrimoine trouvillais de façon durable pour transmettre aux générations futures ce site naturel, architectural et historique."

"L'ancienne église de Trouville était sous l'invocation de saint Jean-Baptiste. Le chapitre de Cléry nommait à la cure au XVIIIe. siècle; c'était le roi qui nommait au XIVe." (A de Caumont 4-247)

D74, rue d'Aguesseau : 49°21'40.2"N 0°05'21.0"E


Sur Google Street View

 

Eglise Notre-Dame-des-Victoires

XIXe siècle.

"Une vaste église a été construite sur le coteau ; elle domine la ville naissante." (A de Caumont 4-247)

Sur D513. Route d'Honfleur : 49°21'54.3"N 0°05'03.7"E

Trouville-sur-Mer :Eglise Notre-Dame-des-Victoires

Trouville-sur-Mer :Eglise Notre-Dame-des-Victoires - Trouville-sur-Mer :Eglise Notre-Dame-des-Victoires

 

Eglise de Bon-Secours

Rue Victor Hugo : 49°22'05.8"N 0°04'51.1"E

 

Château d'Aguesseau

XVIIe et XIXe siècle. MH, wikipedia
"situé sur les hauteurs de la ville. Construit au XVIIe siècle à la demande de Robert de Nollent, seigneur de Trouville. Il a été profondément remanié en 1853 à la suite des travaux entrepris par le prince Murat. Inscrit par arrêté du 24 février 1995" (wikipedia)

Sur D74, direction Saint-Gatien : 49°21'50.5"N 0°06'13.3"E

 

Hôtel des Roches Noires

XIXe siècle (1866). MH, wikipedia
de Alphonse-Nicolas Crépinet. Ancien palace inauguré en 1866, dont le hall d'entrée fut décoré par Robert Stevens Stevens. L'hôtel fut peint par Claude Monet en 1870 et fut le lieu de villégiature de Marcel Proust puis de Marguerite Duras.

Rue du Général Leclerc : 49°22'20.4"N 0°05'02.4"E

 

Villa Montebello

XIXe siècle (1865). MH. wikipedia
de Jean-Louis Celinsky de Zaremba qui accueille désormais le musée de la ville

64, rue du Général-Leclerc : 49°22'17.0"N 0°05'03.4"E

 

Hennequeville

"Hennequeville est une ancienne commune française du Calvados, aujourd'hui quartier de la commune de Trouville-sur-Mer.
L'actuelle plage de Trouville se trouvant sur le territoire de la commune d'Hennequeville, une forte opposition de la population à l'exploitation illicite de la plage étant à l'origine d'un conflit permanent entre les deux municipalités dès 1790...
En 1847, Hennequeville a cessé d'être une commune indépendante, et elle a été rattachée à celle de Trouville-sur-Mer" (wikipedia)

"Charles Vasseur a inclus Hennequeville dans le doyenné de Touques. Cette petite paroisse était une exemption qui relevait de l’abbé de Fécamp. L’exemption ne comptait qu’une paroisse." (societehistoriquedelisieux.fr)

"Au pied de la falaise et le long du rivage, on a élevé de délicieuses villas.
Comme on le voit, Hennequeville se confond aujourd'hui avec Trouville, et ces deux communes forment maintenant une même ville."
(A de Caumont 4-250)

 

Eglise d'Hennequeville

XIIIe, XVIe siècles.

Créée en 2009, l'ASMH (Association de sauvegarde de l'église Saint-Michel) voit se concrétiser des années de travail. (ouest-france.fr)

"L'église est située presque au sommet d'une falaise qui s'élève à 142 mètres au-dessus du niveau de la mer et d'où l'oeil embrasse un magnifique panorama.
Cette église, primitivement romane, n'offre aujourd'hui aucun intérêt. Les murs, construits en blocage, sont percés de fenêtres sans caractère. Le choeur, terminé par un mur droit, est flanqué, au nord-est, de deux contreforts qui paraissent remonter au XIIIe. siècle. Un cordon torique, du même temps, règne autour du choeur. On remarque, au midi, une petite porte à plein-cintre sans ornement, probablement romane.
Le portail occidental, du XVIe. siècle, avec contreforts sur les angles, est surmonté d'un petit clocher en charpente, recouvert en ardoise. "
(A de Caumont 4-249)

Sur D513, route d'Honfleur : 49°22'57.0"N 0°06'07.2"E


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Eglise d'Hennequeville

Eglise d'Hennequeville

Eglise d'Hennequeville

Eglise d'Hennequeville - Eglise d'Hennequeville

 

Ancienne petite chapelle en bois :

"On voit encore près de la mer, au milieu de charmantes habitations, une ancienne petite chapelle en bois dans laquelle on remarque un joli rétable décoré de deux colonnes torses, semblables à celles qui accompagnent le rétable du maître-autel de Bénerville.
La nouvelle chapelle, bâtie sur une petite place, est dépourvue de tout intérêt. Sa façade ignoble ressemble à celle d'une grange."
(A de Caumont 4-249)

 

Voir aussi :

- La poissonnerie normande (1936, MH), due aux architectes Maurice Vincent, Marcel Davy et Maurice Halley (gravement endommagée par un incendie le 24 septembre 2006), reconstruite à l'identique.

- Le bureau de poste (1929, MH), dû à l'architecte Pierre Chirol.

- Le Casino (1912, MH) construit par Alphonse Durville, rénové et décoré par Jacques Garcia

 

Voie romaine :

Une voie romaine vers Montfort-sur-Risle (Eure, wikipedia)

"Ancienne voie de Trouvilie à Montfort-sur-Rille. — M. Frédéric de Cacheleu, membre de l'Association normande, m'a signalé depuis long-temps un ancien chemin qu'il regarde comme pouvant remonter jusqu'aux temps romains et que l'on connaît sous le nom de rue Moulière, probablement parce qu'il servait, de temps immémorial, au transport des moules à l'intérieur des terres, et que ces mollusques, aussi bien que les huîtres, fournissaient un élément à la nourriture de la population, à l'époque romaine. Le fait, d'ailleurs, est prouvé par les débris d'écaillés trouvés en abondance partout où l'on rencontre des vestiges d'habitations romaines."
(A de Caumont 4-248)

 

 

Liens :