Cernay

 

 

Cernay dépendait de l'Abbaye du Bec :

"L'église et la terre de Cernay faisaient partie du domaine d'Ansgot, père d'Herluin de Conteville. Ce dernier, en fondant l'abbaye du Bec, l'aumôna à son monastère, et depuis cette époque jusqu'à la Révolution, les moines du Bec en ont conservé la possession." (A de Caumont 5-802)

 

Eglise Saint-Aubin

XIIIe au XVIIe siècles. Photos sur Base Mérimée

Elle a subi de nombreuses transformations au cours des siècles. Les éléments les plus anciens sont de la fin du XIIe siècle, ou du début du XIIIe siècle. Le chœur de l'église est la reproduction de celui du Bec-Hellouin. Cadran solaire XVIIIe siècle installé sur un cul-de-lampe à la jonction du chœur et de la nef.

"Plusieurs fois remaniée entre le XIIIe et le XVIIe siècle, l'église est dotée, grâce au Bienheureux Herluin de Cernay, fondateur du Bec Hellouin, de son magnifique "maître-autel" réplique de celui de l'Abbaye."

"L'église de Cernay, dans son état actuel, peut se décomposer en constructions de différents âges, par suite des reprises qui ont été faites à diverses époques.
La partie occidentale de la nef, si l'on excepte quelques portions refaites du mur de la façade et des murs latéraux, appartient au style de^transition, caractérisé dans les campagnes de Lisieux par des lancettes étroites et courtes, dans lesquelles se dessine l'ogive. On voit dans le mur du nord, qui a conservé ce caractère, près de l'extrémité occidentale, une de ces fenêtres primitives intacte dans sa forme, mais bouchée ; le contrefort voisin montre des joints de mortier assez épais et un appareil se l'apportant aussi à la deuxième moitié du XIIe siècle ou au commencement du XIIIe. Le mur latéral sud, en regard, renfermait la porte principale, dont on distingue très bien les traces dans la maçonnerie récrépie de chaux.
La porte occidentale actuelle ne doit effectivement dater que du siècle dernier, d'après sa forme ; le mur avait été auparavant percé d'une fenêtre qui pourrait appartenir à la deuxième moitié du XVIe siècle et qui surmonte cette porte moderne. Si nous revenons au mur latéral de la nef, côté nord, nous y voyons vers le centre une partie moderne en briques avec fenêtres modernes, puis, à l'extrémité qui avoisine le choeur, une maçonnerie de grand appareil en craie, qui nous paraît du XVIe siècle, aussi bien que la fenêtre et le contrefort qui s'y trouvent.
Du côté du sud, le mur latéral a été refait en grande partie et toutes les fenêtres appartiennent à la période moderne.
Le choeur, en retrait sur la nef, devait être aussi primitivement du XIIIe siècle ou de la fin du XIIe ; mais il a subi les mêmes transformations que la nef, par suite de reprises dans les murs dont quelques parties cependant montrent l'appareil ancien, et par suite du remplacement des fenêtres par des ouvertures modernes plus larges; le chevet a été complètement masqué par l'application d'une sacristie ; on voit, sur une porte moderne à pilastres ouverte près du chevet du côté du sud, la date 1678.
La tour quadrangulaire en bois, revêtue d'ardoise, s'élève à l'extrémité occidentale de la nef ; un assez bel if, remarquable surtout par sa forme régulière, existe dans le cimetière au nord de la nef. " (A de Caumont 5-801)

Sur D161 : 49°01'12.4"N 0°19'26.3"E

Cernay : Eglise Saint-Aubin

Cernay : Eglise Saint-Aubin

Cernay : Eglise Saint-Aubin

 

Manoir d'Antignac

XVIIe siècle.

Appelé ainsi depuis qu'un seigneur méridional vint s'y installer au XVIIIe siècle (?)

"Charles d’Antignat, escuyer, sieur de Courlon, demeurait à Cernay en 1651" (societehistoriquedelisieux.fr)

Au sud-ouest. Sur D161B : 49°01'02.9"N 0°18'50.7"E

Cernay : Manoir d'Antignac

 

Manoir de Cernay

Uniquement mentionné par Arcisse de Caumont :

"Manoir. — A six ou sept cents mètres environ au nord de l'église existe le manoir de Cernay, qui offre un certain intérêt, parce qu'il est construit complètement en pierre et qu'il remonte, je crois, au XIVe siècle, peut-être même à la fin du XIIIe.
Ce manoir montre encore aujourd'hui un corps-de-logis principal, dont toutes les fenêtres étaient à croisées de pierre surmontées d'un tympan et d'une voûte surbaissée ; les croisées de pierre ont été coupées, mais les traces en sont toutes apparentes. La porte d'entrée, du côté de la cour, était couronnée d'un cordon dessinant aussi un cintre surbaissé.
Du côté de l'est, un bâtiment un peu moins élevé fait suite au précédent; il est garni, à son extrémité, de contreforts étages qui ont le galbe des contreforts du XIIIe siècle, et me paraît, du reste, du même temps que le précédent.
Un bâtiment moderne accompagne, du côté opposé (côté de l'ouest), le bâtiment central; il est très possible qu'il n'ait fait que remplacer une construction ancienne ; quelques restes de maçonnerie, sur lesquels on paraît avoir soudé les murs modernes en briques, sembleraient l'indiquer.
Ce manoir appartenait à l'abbaye du Bec, et devait être habité, au XIVe siècle et longtemps après, par les religieux qui administraient le prieuré ; ils y avaient, m'a-t-on dit, une chapelle. Le jour où je suis allé visiter ce manoir, les fermiers étaient absents, et il ne m'a pas été possible de visiter l'intérieur ; la distribution ancienne a, d'ailleurs, été modifiée pour approprier les pièces à l'exploitation rurale qui dépend du manoir.
Les granges dîmières du prieuré s'élèvent au nord du manoir et servent, de ce côté, de clôture à la cour. Elles ont été reconstruites nouvellement.
Cernay est au milieu d'une plaine qui a dû, anciennement comme aujourd'hui, produire des céréales et la dîme devait être assez importante, si l'on en juge par l'étendue des bâtiments qui remplacent les anciens.
Ce fief étant purement ecclésiastique, peu de gentilshommes s'établirent sur son territoire. Montfaut y trouva, en 1463, Cardin Le Forestier ; mais les Recherches faites par les élus en 1524 et 1560 restent muettes. Un titre authentique donne le nom de Charles d'Autigna, écuyer, sieur de Courlon demeurant à Cernay, en 1651. En 1666, Julien de La Londe résidait aussi dans cette paroisse." (A de Caumont 5-803)

 

Sur ce site, le manoir est indiqué au sud :

"vestiges d’un manoir en pierre du XIIIe siècle, en allant vers Préaux-Saint-Sébastien, marquant la dépendance de l’Abbaye du Bec Helloin à la commune (propriété privée)" (tourisme-normandie.fr)

Sur D161 : 49°00'44.7"N 0°19'23.6"E (?)


Sur Google Street View

 

 

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