Ammeville (L'Oudon)

 

 

Eglise Sainte-Honorine

XVe siècle. Maître-autel en bois du XVIIe, etc. voir geocaching.com)

"L'église d'Ammeville est trop peu caractérisée pour être chronologiquement classée; elle se compose, comme presque toutes celles de la contrée, d'un choeur à chevet droit en retrait sur la nef, également rectangulaire. Une flèche en bois, couverte en ardoises, correspond à l'extrémité de cette nef. Deux autels orientés garnissent l'entrée du choeur ; le tout est voûté en -bois. Toutes les fenêtres ont été refaites. La porte occidentale est moderne."
(A de Caumont 5-593)

"Autel revêtu de pertes en nacre. — Si cette église n'offre aucun intérêt, elle renferme un autel extrêmement remarquable...
Qu'on se figure un autel dont les gradins, le tabernacle, l'exposition et le rétable, ornés de colonnes et d'un entablement corinthien, sont tapissés de perles cylindriques creuses fixées par des fils qui les traversent et forment un tissu nacré qui recouvre le tout...
Que de temps il a fallu pour terminer un pareil ouvrage!" (A de Caumont 5-593)

"Il est question d'allonger la nef et d'avancer l'autel dans le choeur pour établir la sacristie derrière : cette combinaison est très-mauvaise et entraînera peut-être la perte de ce curieux autel; j'ai fait ce que j'ai pu pour en dissuader, d'autant plus qu'il existe une sacristie accolée au sanctuaire, du côté de l'évangile, et que, si elle est insuffisante, rien n'empêche de la reconstruire (1).
(1) Trop souvent on sacrifie tout pour la sacristie ! Rien n'est plus déplorable que les travaux qui ont été faits dans plusieurs églises, pour placer les sacristies là où elles paraissaient le plus commodes. On oublie le principal (l'église) pour l'accessoire, et l'on mutile pour satisfaire des besoins qui n'ont rien de réel, et n'existent le plus souvent que dans l'imagination ou le caprice de ceux qui les réclament." (A de Caumont 5-594)

En arrivant par la D39 :

Ammeville : Eglise Sainte-Honorine

Ammeville : Eglise Sainte-Honorine

Ammeville : Eglise Sainte-Honorine

 

Manoir de Pirecottes

XVe siècle

"encore entourée d'eau sur deux côtés, présente un bel ensemble de bâtiments disposés en cour fermée, sur un plan rectangulaire. La façade de la maison avec encorbellement d'étage et cheminée centrale, pourrait remonter à la fin du XVe siècle."

"Le Manoir de Pirecotte, connu sous de multiples vocables qui vont de Putecostes à Piercotte, se situe à l’extrémité Ouest de la paroisse. Il s’agit en fait d’un site fossoyé sans levées de terre apparentes. Ce type de moatted sites semble caractériser les fiefs secondaires et en effet, les mentions concernant celui-ci ne font mention que d’une aînesse.
Ce type de fief, avait en Normandie, un statut assez spécial qui l’assimilait aux fiefs nobles sans lui donner la totalité des prérogatives de ceux-ci.
Son histoire nous apparaît en contrefont de celle du fief de la Punaye qui, acquis par Marguerite de Lorraine pour doter l’abbaye de Sainte-Claire d’Argentan a conservé un chartrier important. En effet, un certain nombre des possesseurs de cette aînesse qui relevait des seigneuries de la Punaye et du Houlme, nous sont connus comme officiers de ces seigneuries." (societehistoriquedelisieux.fr)

Est-ce celui dont parle Arcisse de Caumont ?

"On trouve, à quelque distance de l'église, un ancien manoir, que je n'ai pas examiné, mais dont on m'a signalé l'existence." (A de Caumont 5-595)

Entrée sur D102 (48°55'59.6"N 0°01'17.4"E) Invisible


Sur Google Street View


Sur Geoportail

 

Château de la Punaye

XIXe siècle.

"Le château de la Pusnaye qui domine la commune de toute son importance a été construit au XIXe siècle par la famille LEBLANC-BARBEDIENNE.
Ferdinand BARBEDIENNE, né en 1810, originaire de Saint-Martin-de-Fresnay crée, à Paris, un atelier spécialisé dans la reproduction en bronze des chefs-d’œuvre de la statuaire antique. L'atelier emploiera plus de 300 personnes... (loudon.fr)

Fernand Barbedienne : la famille Barbedienne n'oubliera jamais sa région d'origine où elle installera un pied-à-terre au château de la Punaye à Ammeville, près duquel elle fera construire, en 1904 ce curieux édifice qu'est la tour Leblanc. (ouest-France.fr)

Au sud d'Ammeville, sur la D39C en direction de Garnetot, sur les hauteurs à l'est (48°56'18.7"N 0°03'08.2"E)

Bien qu'on puisse sûrement y accéder par l'autre côté, l'entrée principale semble être sur la D39C (on voit le château sur les hauteurs)


Sur Google Street View

Très visible... de loin :)

Ammeville : Château de la Punaye

Le Château de la Punaye et la Tour Leblanc :

Ammeville : Château de la Pünaye et Tour Leblanc

 

Tour Leblanc ou Tour de la Punaye

XXe siècle (1904)

Ouest-france.fr - De son observatoire, il a suivi la Bataille de Normandie
"Conseiller général du canton de Saint-Pierre-sur-Dives de 1945 à 1982, André Denoly était, en 1944, agriculteur à Ammeville.
Sur la colline dominant sa ferme, se trouve la tour Leblanc édifiée au début du XXe siècle...
« Dès le jour du Débarquement, je suis monté à la tour Leblanc pour bénéficier de cet observatoire exceptionnel. C'est ainsi qu'à la jumelle, j'ai pu voir les plus hautes tours des églises de Falaise et de Caen. De cette façon, j'ai observé la progression des alliés accompagnée du bombardement des villes. Le coeur serré, j'ai vu brûler ces villes mais aussi les fumées des incendies de la poche de Chambois lorsque les combats s'y sont déroulés. »."

"La tour Leblanc, construite vers 1906, à proximité du château par cette même famille a d'abord servi de relais de chasse.
Fantaisie d'une riche famille, la tour permettait dit-on, par beau temps d'apercevoir les côtes de l'Angleterre. (loudon.fr)

Dans le Bois de la Punaye (48°56'23.3"N 0°03'25.3"E)


Sur J.Y. Merienne

 

La famille Barbedienne

29/09/2013 : Ouest-france.fr - Sur les pas d'un homme d'exception, Ferdinand Barbedienne
"Natif du petit village de Saint-Martin-de-Fresnay, Ferdinand Barbedienne est un homme qui a marqué son époque...
... Né en 1810 dans une famille de paysans modestes, Ferdinand a, dès l'âge de 12 ans été à Paris (où il s'était rendu, à pied) comme apprenti chez un sellier puis il a travaillé chez un fabricant de papier peint. Associé à Achille Colas, l'inventeur du pantographe tridimensionnel, procédé de réduction mécanique des statues, il se lance ensuite dans la reproduction en bronze d'oeuvres sculptées, lesquelles sont très prisées par la bourgeoisie de l'époque. Il crée en 1839, une maison qui emploiera jusqu'à 600 ouvriers. Au cours de la guerre de 1870, cette entreprise fait fondre aussi des canons...
... la famille Barbedienne n'oubliera jamais sa région d'origine où elle installera un pied-à-terre au château de la Punaye à Ammeville, près duquel elle fera construire, en 1904 ce curieux édifice qu'est la tour Leblanc.

 

Voir également les sépultures dans le cimetière de Garnetot.

 

 

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