Moulines

 

 

Moulines, Cingal et Fontaine-Halbout

"En 1833, les communes de Cingal (39 habitants au recensement de 1831) et Fontaine-Halbout (106 habitants au même recensement), respectivement au nord-ouest et à l'ouest du territoire, sont rattachées à celle de Moulines (189 habitants).

 

De Barbery à Moulines par D156A

(48°59'37.9"N 0°20'42.9"W)

Moulines : D156A

 

Eglise Saint-Georges de Moulines

XIXe siècle, clocher du XVIIIe, parties des XIe et XIVe siècles. Sur Base Mérimée

"L'église refaite presqu'en entier, présente pourtant près des fondations quelques parties en arêtes de poisson.
Dans le mur nord du choeur, une fenêtre ogivale est garnie d'une guirlande de feuillages au sommet.
La cloche est suspendue au-dessus du pignon, dans une espèce de clocheton formé par le prolongement du mur." (A de Caumont 2-238)

Eglise Saint-Georges de Moulines

Eglise Saint-Georges de Moulines

Eglise Saint-Georges de Moulines

Eglise Saint-Georges de Moulines- Eglise Saint-Georges de Moulines

 

Lavoir rue du Moulin Tan

En bas de la rue principale (48°59'12.6"N 0°20'16.3"W)

Moulines : Lavoir rue du Moulin Tan

 

Manoir de Moulines

XVIIe, XIXe siècle. (patrimoine-de-france.com) Sur Base Mérimée
"En 1630, le baron de Raingrave, protestant, transforma sa grange en prêche. Subsistent du manoir début XVIIe siècle, la grange et la base des tourelles du portail. Autres édifices XIXe siècle"

"Le village ne possède pas de château, mais la ferme principale, située en contrebas de la commune, était un manoir dont la cour carrée, enceinte de murs, fut autrefois fermée par une porte garnie de deux tourelles, qui subsistent encore aujourd'hui. Vers 1630, ce manoir était la demeure d'un baron de Raingrave, protestant, qui rendit beaucoup de services à la population, notamment en défrichant des terres et en remettant en valeur les moulins mal exploités." (moulines.fr)

"M. Galeron parle d'un baron de Raingrawe qui aurait été seigneur de Moulines, il y a deux siècles, et aurait donné à cette époque une grande impulsion à l'agriculture dans sa commune : il était protestant, et de son temps la grange située au bas de la grande cour du manoir servait de prêche"
(A de Caumont 2-239)

Moulines : Manoir

Moulines : Manoir

 

Maison

XVIIIe siècle. Sur Base Mérimée

Rue du Taillis (48°59'18.7"N 0°20'11.2"W)


Sur Base Mérimée

 

Pont du Bactot

XIXe siècle. Sur Base Mérimée

Avec la croix de cimetière, seul vestige de l'église de Cingal détruite au XIXe siècle. (voir plus bas)

Sur D156A direction Tournebu (48°59'10.3"N 0°20'14.3"W)

Moulines : Pont du Bactot

Moulines : Pont du Bactot

 

Enceinte retranchée

Antiquité. Sur Base Mérimée
"Adjonction d'une enceinte, fonction économique et défensive en liaison avec habitat gallo-romain"

"M. Galeron signale des retranchements sur la partie élevée du bois de Moulines. Cette colline est escarpée, des vallons l'enceignent de plusieurs côtés et en forment une presqu'île. « La forme du camp, dit M. Galeron, est celle d'un carré long, aux angles duquel sont des espèces de bastions en terre de 12 à 15 pieds d'élévation. Au pied de la colline, du coté de St.-Germain-le-Vasson, est un gué dangereux nommé le Pont-de-Flès, dont les villageois redoutent le passage et au sujet duquel ils racontent beaucoup de fables. » (A de Caumont 2-239)

Entre la Laize et le ruisseau de Bactot (Rivière de Meslay)


Sur Base Mérimé

 

Gué du Pont-de-Flès sur la Laize

Le gué du Pont-de-Flès sur la Laize « dont les villageois redoutent le passage et au sujet duquel ils racontent beaucoup de fables ». Les âmes des anciens barons de Tournebu y roderaient en poussant des cris. (48°59'15.9"N 0°19'12.2"W)

 

Rochers de Moulines

"Il existe entre Moulines et St.-Germain-le-Vasson, un barrage naturel formé par une chaîne de grès intermédiaire qui produit des escarpements très pittoresques sur les deux rives de la Laize. La crête de cette chaîne se montre en arrière la ferme du Mesnil-Aumont (voir sur Barbery) et vient se terminer en promontoire sur les bords de la rivière où elle est interrompue et comme échancrée par le cours de l'eau. La direction de ces roches est de l'ouest N.-O. à l'est S.-E. comme la plupart des chaînes de grès qui existent dans le Calvados ; nous verrons plusieurs phénomènes géologiques semblables, produits par la même roche dans l'arrondissement de Falaise. Toutes les fois qu'un ruisseau a traversé ces rescifs de l'ancien monde géologique, il en résulte des brèches, des escarpements très pittoresques, que nous signalerons dans la suite de nos explorations archéologiques, car les roches sont des monuments de la nature les plus imposants : on ne saurait parcourir le pays sans les observer." (A de Caumont 2-239)

 

Eglise Saint-Laurent de Fontaine-Halbout

En partie du XIIe siècle. Sur Base Mérimée

"Fontaine-Halbout tire vraisemblablement son nom des sources que renferme son territoire.
L'église offre quelques parties intéressantes. La tour ornée d'arcatures et dont la corniche porte sur des modillons, paraît de la fin du XIIe. siècle à l'exception peut-être de la pyramide terminale : sur les pans de l'octogone qui correspondent aux angles de la tour sont quatre colonnettes engagées dans la maçonnerie, annonçant que des clochetons ont existé primitivement.
Une porte bouchée, garnie de zigzags, apparaît dans le mur latéral de la nef (côté du nord).
Le reste de l'édifice offre peu d'intérêt et plusieurs parties des murs doivent avoir été refaites.
Des fenêtres en ogive, sans caractère, ont été ouvertes. La porte occidentale peut dater du XIVe. siècle." (A de Caumont 2-236)

A l'ouest, à Fontaine-Halbout (48°59'05.5"N 0°21'00.1"W)

Eglise Saint-Laurent de Fontaine-Halbout

Eglise Saint-Laurent de Fontaine-Halbout

 

Croix de cimetière :

XVIIIe siècle. Sur Base Mérimée


Sur Base Mérimée

 

Presbytère de Fontaine-Halbout

XVIIIe siècle (1731. 1745. 1747). Sur Base Mérimée

Près de l'église (48°59'05.5"N 0°20'59.0"W)

Moulines : Portail du presbytère de Fontaine-Halbout


Sur Base Mérimée

 

Manoir de Fontaine-Halbout

XIVe siècle (détruit), XVIIe et XIXe siècle. Sur Base Mérimée
"Grange XIVe siècle, avec contreforts et baies en arc brisée, signalée en 1830 détruite ; 2ème grange avec inscription XVIIe siècle (QUAND A DIEU...) ; en partie détruite par un incendie vers 1960 ; logis de manoir et logis de ferme début XIXe siècle"

"Après l'église la ferme de M. Ballière mérite seule l'attention ; c'est un ancien manoir composé de maisons de différents âges, disposées autour d'une cour carrée. On voit des ouvertures en ogive à la grange. Sur la porte d'un de ces bâtiments on lit ces mots :
QUAND A DIEU IL PLAIRA, FONTAINE HALBOUT ON ME TROUVERA.
Les caractères doivent dater du XVIIe. siècle : les bâtiments, sauf peut-être quelques parties, ne doivent pas être beaucoup plus anciens."
(A de Caumont 2-238)

1er Logis visible par la route de Bois-Halbout (48°59'06.5"N 0°21'07.9"W)


Sur Google Street View


Sur Base Mérimée

 

Cingal

Cingal et son heure de gloire (moulines.a3w.fr) : "Le nom Cingal tire son origine des mots cingle ou cingler qui signifiaient sanglier dans le language roman. Les lieux étaient couverts de bois ; on peut imaginer que les sangliers étaient abondants. Cingal n'est aujourd'hui qu'un des hameaux de la commune de Moulines. Il est difficile d'imaginer qu'il tint peut être une place importante dans la région. Son importance tenait à priori plus à ses avancées en agriculture et conduite des bois qu'à ses dimensions, modestes. Autrefois, Cingal possédait un hameau nommé la Meslière, aujourd'hui disparu (en direction de Fresney le Vieux)..."

"M. Vaultier s'étend longuement sur le village de Cingal dans ses recherches relatives au Cinglais.
La dénomination de Cinglais que portait le pays environnant, comprenant plus de 40 paroisses, paraît, en effet, venir de Cingal : cette paroisse aurait donné son nom à la vicairie qui s'appela le Cinglais, Cingalesium.
Une seule objection a été faite, c'est que Cingal ne semble guère avoir été en aucun temps un lieu bien important, ce n'est qu'un des plus chétifs villages de tout le Cinglais... il peut en revanche être un des plus anciens, le plus ancien même, et probablement à une époque reculée, le point le plus avancé dans la culture, sur la lisière de tant de bois alors à défricher, qui occupaient le canton.
Cingal fut d'ailleurs, d'après le Livre Pelut, le chef-lieu d'un doyenné ; ce qui prouverait encore son ancienneté.
« Quoi qu'il en soit, dit M. Vautier, le plus ancien document authentique que nous possédions sur le Cinglais, est la charte ou le contrat dressé en l'an 997 (d'autres disent 1008?) pour le mariage du duc Richard II, avec la princesse Judith, fille du comte de Rennes..." (A. De Caumont 2-234)

Vue du Chemin de la Ballière (48°59'43.0"N 0°21'25.5"W)

Moulines : Cingal

 

Eglise de Cingal

Eglise de Cingal sur Base Mérimée

"A l'état de ruine au XIXème siècle, les traditions orales racontent qu'elle a été brûlée par les habitants de Moulines suite à la réunion de Cingal, Moulines et Fontaine Halbout. Le seul vestige est la croix du cimetière, déplacée près du pont de Moulines." (mouline.fr)

 

Ferme à Cingal

XVIIe, XIXe siècle. Sur Base Mérimée
"Granges et pressoir à cidre : XVIIe siècle ; logis et charretterie : XIXe siècle

(48°59'59.9"N 0°21'22.5"W)


Sur Google Street View


Sur Google Street View

 

Voir aussi :

- Maisons et fermes de Moulines sur Base Mérimée

 

 

Liens :