Soumont-Saint-Quentin

 

 

Saint-Quentin-de-la-Roche

En 1854, l'ancienne commune de Saint-Quentin-de-la-Roche — qui avait été réunie à la commune de Tassilly en 1833 pour former Saint-Quentin-Tassilly — est absorbée par Soumont qui prend alors le nom de Soumont-Saint-Quentin

"Saint-Quentin-La-Roche, Sanctus Quintinus de Roca, tire évidemment son surnom de la chaîne de rochers de grès qui produit sur ce point un des accidents les plus pittoresques que nous puissions décrire." (A de Caumont 2 320)

 

Eglise Saint-Quentin de Soumont

XIIe, XIIIe et XIVe siècle. MH, wikipedia. Sur Base Mérimée
"Ancien diocèse de Sées, patronage donné à l'abbaye de Villers-Canivet vers 1160 par Robert Panthou ; élévation nord de la nef 2e moitié 12e siècle ; choeur 13e siècle ; élévation sud de la nef et porte ouest 14e siècle ; baies du choeur 19e siècle ; édifice restauré après 1944"

"L'église de Sousmont () offre un assemblage de plusieurs styles dont l'analyse devra intéresser les voyageurs qui parcourront la route de Caen à Falaise ; elle se trouve, en effet, comme plusieurs de celles que nous venons de décrire, à une petite distance de cette route. On peut d'ailleurs aller delà très facilement à la Brèche-au-Diable : la partie la plus abrupte de ces rochers se trouve sur le territoire de St.-Quentin, dans le canton de Couliboeuf ; mais l'autre rive est aussi très pittoresque et dépend du territoire de Sousmont : c'est de là qu'on voit le mieux les roches de St.-Quentin...
Le côté sud de la nef de Sousmont et le portail de l'ouest sont du XIVe. siècle : les bases et les chapiteaux des colonnes de ce portail, au nombre de quatre de chaque côté, tandis qu'au XIIIe. siècle on n'en trouve le plus souvent que trois, sont tout-à-fait caractéristiques du XIVe. siècle...
Le côté nord de la nef avec ses arcs portés sur des faisceaux de colonnes à chapiteaux de transition et le bas -côté voisin, peuvent dater de la fin du XIIe. siècle.
La tour latérale, au sud, appartient aussi dans sa partie basse à l'époque de transition ; l'étage supérieur paraît avoir été ajouté plus tard, comme on peut le reconnaître par la figure suivante. Elle se termine par un toit à double égout ; d'énormes contreforts ont été appliqués sur les angles de cette tour, au XVe. ou au XVIe. siècle, pour la consolider.
Le choeur est éclairé par des fenêtres allongées subdivisées en deux baies ; des dents de scie garnissent la corniche : celte partie peut dater du XIIIe. siècle...
La porte en bois qui s'ouvre dans le portail occidental date de la renaissance; la conservation en est due sans doute au porche moderne qui l'a garantie de la pluie. "
(A de Caumont 2-514)

Sur D91A (48°58'42.4"N 0°14'01.9"W)

Eglise Saint-Quentin de Soumont

Eglise Saint-Quentin de Soumont - Eglise Saint-Quentin de Soumont

 

Ancien Manoir de Soumont :

XVIe siècle. Détruit. Sur Base Mérimée

Il était au sud de l'église, près de l'étang.

 

Mont-Joly et Brêche-au-Diable

"Le tombeau de Marie Joly, qui fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 7 décembre 1970

Le site de la Brèche au Diable : l'absence d'une croyance locale ne permit pas de comprendre que le Laizon, une si petite rivière, puisse couper une barrière de grès : saint Quentin serait tombé dans un lac formé par cette rivière et la barre de grès. Sauvé miraculeusement de ces eaux dont on disait qu'elles seraient l'une des entrées de l'Enfer, Dieu accorda une requête à saint Quentin envers Satan. Il demanda donc la disparition de ce lac et le diable, d'un coup de sa queue, créa une brèche dans cette barre." (wikipedia)

Mont-Joly et Brêche-au-Diable

 

Chapelle de Saint-Quentin-de-la-Roche

XIIIe siècle. MH, wikipedia. Sur Base Mérimée

Appelée chapelle du Mont-Joly

"L'église de St.-Quentin, construite sur la hauteur, est un petit monument de transition déjà décrit par M. Galeron. Le portail appartient au premier style ogival aussi bien que les modillions non sculptés de la corniche. La fenêtre du chevet est plus moderne et à compartiments rayonnants...
... Sur le bord du précipice, au fond duquel le Laison bondit sur les rochers, est assis le tombeau de Marie Joly, artiste du théâtre français, ce qui ajoute encore à l'intérêt de la position." (A de Caumont 2-321)

"M. Galeron croit qu'il y avait a St.-Quentin un campement gallo-romain : on ne peut douter que cette position élevée ne fût habitée sous la domination romaine, on y accédait vraisemblablement par un embranchement du chemin haussé." (A de Caumont 2-323)

Proche D261A (48°58'11.2"N 0°13'14.1"W)

Chapelle de Saint-Quentin-de-la-Roche

Chapelle de Saint-Quentin-de-la-Roche

 

Croix de cimetière :

XIXe siècle. Sur Base Mérimée


Sur Base Mérimée

 

Ferme de Saint-Quentin

XVIIIe et XIXe siècles. Sur Base Mérimée
"Logis 2e moitié 18e siècle ; dépendances 19e siècle"

Sur D261B, la Vieille Rue (48°58'23.2"N 0°13'13.6"W)


Sur Google Street View


Sur Base Mérimée

 

Bureau des mines de Soumont-Saint-Quentin

Au nord. Sur D658 (48°58'39.1"N 0°14'48.4"W)

Bureau des mines de Soumont-Saint-Quentin

Bureau des mines de Soumont-Saint-Quentin

 

Eglise d'Aizy

XIIIe siècle. MH, wikipedia. Sur Base Mérimée
"Edifice décrit par Galeron en 1828, par Caumont en 1850 ; chapelle de la fin du 12e siècle ; restaurée dans la 1ère moitié du 19e siècle"

"L'église d'Aizy présente un charmant modèle de transition, et nous devons signaler M. Frontin, cultivateur de ce village, comme ayant bien mérité du pays en entretenant à ses frais les couvertures. La paroisse est en effet très-peu populeuse et depuis longtemps l'église est fermée. M. le curé de Sousmont vient seulement de temps en temps y dire la messe. Peut-être cette jolie chapelle aurait-elle cessé d'exister, sans l'intérêt que lui portail M. Frontin, qui malheureusement vient de mourir. L'église d'Aizy est rectangulaire ; le choeur et la nef doivent avoir été construits en même temps : la forme de l'ogive se dessine légèrement dans quelques ouvertures, d'autres sont encore à plein-cintre ; toutes sont bordées de zigzags délicatement sculptés ; en un mot, on peut voir dans ce petit édifice l'état de l'art dans nos contrées vers la fin du XIIe. siècle. Il n'y a pas de porte à l'ouest : la façade est seulement percée d'une fenêtre à colonnettes avec archivolte couverte de zigzags.
La porle principale s'ouvre dans le mur latéral ; elle est, comme on le voit par l'esquisse précédente, ornée de zigzags, de disques et de festons ; les archivoltes reposent sur des colonnes.
Le choeur est, comme toujours, la partie la plus ornée ; il se compose de deux travées. Deux fenêtres allongées garnies de zigzags existent dans le chevet. Les voûtes, de l'époque, sont garnies d'arceaux croisés, et l'arc qui sépare les deux travées est couvert de losanges : chose assez rare et qui prouve le soin que l'on avait apporté dans l'ornementation de cette église.
La nef n'a pas été voûtée.
Avant la révolution, l'église d'Aizy n'était considérée que comme annexe de Sousmont.
Le château d'Aizy est à peu de distance de l'église ; il n'a pas d'intérêt. On aperçoit de loin les avenues de hêtres qui en dépendent." (A de Caumont 2-519)

Rue de la Chapelle (48°59'01.6"N 0°15'37.3"W)

Eglise d'Aizy

Eglise d'Aizy

Eglise d'Aizy

Eglise d'Aizy

Eglise d'Aizy

 

Voir aussi :

- Maisons et fermes. Sur Base Mérimée

 

 

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