Moyaux

 

 

Doyenné de Moyaux :

"le doyenné de Moyaux est lui à cheval sur nos départements du Calvados et de l’Eure. Comme pour Cormeilles, le siège du Doyenné est très excentré. A l’exception de la paroisse du Pin, dit aussi Le Pin en Lieuvin, toutes ses paroisses sont au sud de Moyaux, le doyenné s’étendant jusqu’à Courtonne autrefois « la Ville ». A Hermival et Glos, il côtoie la banlieue de Lisieux Le doyenné de Moyaux comportait 35 paroisses, les 35 communes de 1790 ne sont plus aujourd’hui que 25" (societehistoriquedelisieux.fr)

 

"Le bourg de Moyaux s'élève dans la plaine et non loin de la voie romaine qui conduisait de Noviomagus Lexoviorum à Juliobona...
C'était le chef-lieu d'une sergenterie comprise dans l'élection de Lisieux. Il y avait aussi une vicomté, mais les audiences se tenaient le plus souvent à l'Hôtellerie. Moyaux était également le chef-lieu d'un doyenné de l'évêché de Lisieux, qui ne comptait pas moins de 35 paroisses. Tous ces titres prouvent que ce bourg remonte à une haute antiquité."
(A de Caumont 5-63)

Juliobona la Gallo-romaine = Lillebonne
Noviomagus Lexoviorum = Lisieux

"Le territoire de la paroisse de Moyaux se trouvait divisé en un certain nombre de fiefs. L'un d'eux avait conservé le nom propre de Moyaux. Cassini l'indique encore sur sa Carte. Les rôles de l'Échiquier de Normandie font mention de Philippe de Moiaz et de Béatrix de Moiaz en 1184. En 1195, on retrouve encore le même Philippe de Moaz." (A de Caumont 5-69)

Seigneurie du Bois-Simon
Seigneurie du Chesne
Seigneurie du Val
Seigneurie de Mortemer
Seigneurie de Goville

 

Eglise Saint-Germain

XIIe siècle. MH, wikipedia. Sur Base Mérimée

"L'église est au centre des habitations. Elle est grande : sa longueur, dans oeuvre, est de 120 pieds sur 21 de largeur. Elle se composait primitivement d'un choeur et d'une nef avec une tour en saillie entre l'un et l'autre, du côté du midi. Au XVIe. siècle, on a modifié ce plan par l'addition de deux chapelles accolées au flanc nord, en regard de la tour.
Les parties anciennes sont de I'époque romane. Les contreforts qui flanquent les deux faces latérales du choeur, les ouvertures de la tour et la trace d'une étroite fenêtre, au midi de la nef, servent, au premier coup-d'oeil, de base à cette attribution. Mais, en analysant avec attention les diverses parties de l'église, on constate que tous les gros murs sont romans. Ils sont composés d'un blocage grossier, en partie recrépi ; les contreforts seuls et les angles sont en pierre de taille.
La plupart des fenêtres ne datent que du dernier siècle, les ouvertures plus anciennes ont été bouchées. Ainsi, on trouve, à l'extrémité du mur méridional de la nef, la trace de l'ancienne porte principale dont l'archivolte cintrée tombait sur des têtes grotesques. A la fin du XIIe. siècle, on a pratiqué une autre porte dans le pignon occidental, qui est flanqué de deux contreforts de la même époque. Cette porte, abritée par un porche de bois, est plus ornée qu'on ne le voit habituellement dans les environs de Lisieux. La baie est garnie d'un tore, et l'archivolte porte sur deux colonnes à chapiteaux. Au-dessus, dans le pignon, est une fenêtre flamboyante du XVe. siècle.
La tour, comme on le voit par le dessin de M. Bouet, est bien caractérisée. Elle forme un carré parfait ; chaque face est soutenue par deux contreforts qui n'ont qu'un pied de saillie. La base est pleine, il n'y a qu'une petite porte pratiquée vers le levant. L'étage intermédiaire est ajouré d'une petite fenêtre subtrilobée de la dernière période ogivale, ouverte au sud, et d'une fenêtre romane géminée du côté du levant. L'étage du beffroi a, sur chaque face, deux arcades romanes géminées. La pyramide est en charpente. L'ensemble a perdu son aplomb d'une manière sensible, cependant il n'y a rien d'inquiétant pour la conservation.
Le chevet du choeur, usurpé depuis le XVIIe. siècle pour servir de sacristie, est percé d'une grande fenêtre flamboyante à deux meneaux. Il a trois contreforts de même style, dont un sous la fenêtre. On ne s'explique guère cette disposition, fréquente au XVe. siècle : évidemment ce contrefort, qui souvent n'a pas plus de 4 à 5 pieds de haut, ne peut être d'aucune utilité." (A de Caumont 5-63)

Sur D51, Place de Verdun : 49°11'42.7"N 0°21'23.8"E

Moyaux : Eglise Saint-Germain

Moyaux : Eglise Saint-Germain

Moyaux : Eglise Saint-Germain

Moyaux : Eglise Saint-Germain

Moyaux : Eglise Saint-Germain

Moyaux : Eglise Saint-Germain

 

Presbytère

XVIIe, XVIIIe siècles.

"situé derrière l'église Saint-Germain, est un bâtiment du XVIIe-XVIIIe siècle construit en pan de bois, brique et silex. Le rez-de-chaussée de ce manoir typiquement augeron offre une composition symétrique axée sur la porte d'entrée à deux battants. Le plan simple comprend un hall central avec escalier qui distribue deux grandes pièces, pourvues d'une cheminée et terminées par des cabinets aux extrémités. L’étage à pans de bois reprend la même disposition" (wikipedia)

Place de Verdun : 49°11'44.3"N 0°21'23.9"E


Sur Wikimedia.org par Nadine TOUDIC

 

Château du Val Sery

A quelques kilomètres sur la route de Thiberville, puis à gauche vers celle de Lieurey, le château du Val Sery, propriété de M. Philippe Charles, ancien maire de la commune. Cette propriété est depuis quelques années un camping (le Colombier) classé quatre étoiles.
http://www.camping-normandie-lecolombier.com/

Philippe Charles est décédé...
26/09/2009 : Philippe Charles-Dubreuil nourrissait la passion de la Normandie, celle des livres et des manuels d'érudits. Son incroyable collection est vendue aux enchères ce week-end, à Moyaux." (caen.maville.com)

Au nord-est. Sur D143 : 49°12'28.4"N 0°23'35.9"E


Sur library.nga.gov

 

Manoir de la Feronnière

XVIIe siècle. MH. Sur Base Mérimée

Au sud-ouest, proche de la D143 : 49°11'22.7"N 0°20'26.1"E

 

Jardin de Beauchamp

Sur Base Mérimée

Au nord : 49°12'04.5"N 0°21'14.6"E

 

 

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