Benerville-sur-Mer

 

 

Bénerville, puis Benerville-sur-Mer :

Bénerville, Benervilla.
Présent à l'époque d'Arcisse de Caumont, l'accent du "e" a disparu. Et on a ajouté "sur-Mer" au nom de la commune.

 

Au temps d'Arcisse de Caumont :

"La petite église de Bénerville s'élève sur une falaise escarpée qui s'avance dans la mer comme un promontoire. La vue dont on jouit du sommet de cette falaise, au-dessus de l'église, est magnifique : en face apparaît la mer couverte de barques de pêche ; au nord se dresse le cap de la Hève couronné des deux phares qui éclairent l'entrée du Havre ; à l'est s'étend le marais de Deauville, au-delà duquel on aperçoit Trouville; l'oeil plonge, à l'ouest, sur la vallée de Villers; plus à l'ouest se déroulent les falaises d'Auberville, si connues des géologues, et dans un lointain brumeux apparaissent les côtes basses du littoral de Caen." (A de Caumont 4-244)


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Aujourd'hui :

 

Eglise Saint-Christophe

XIe siècle.

"L'église de Bénerville, une des plus anciennes de l'arrondissement de Pont-l'Évêque, date du XIe. siècle et pourrait même remonter, en partie, au commencement de ce siècle.
Le mur septentrional de la nef, flanqué d'un contrefort roman et de deux ignobles contreforts moins anciens, n'offre aucune ouverture; les pierres sont disposées en arêtes. Le mur méridional, récrépi, est percé de deux fenêtres carrées dont une, ornée de moulures, paraît dater du XVIe. siècle. La porte qui donne entrée dans la nef n'est pas ancienne et remplace probablement une porte romane. Quant au mur occidental, il est en partie roman et en partie moderne ; on a élevé au milieu un contrefort pour le soutenir. Le gable, tronqué, est surmonté d'un petit cloeber sans caractère, dont les quatre faces sont revêtues de planches imbriquées. La cloche est ancienne : elle porte la date de 1596.
Le choeur, en retraite sur la nef, se termine par une abside circulaire. Il est éclairé, au midi, par deux fenêtres carrées, sans caractère. Le mur du nord, récrépi, est flanqué de deux contreforts saillants avec glacis, datant du XVIe. siècle. Un cordon, garni de dents de scie, règne autour de l'abside dont la corniche, comme celle du mur septentrional, est décorée de modillons romans très détériorés." (A de Caumont 4-245)

Sur D513 : 49°20'36.0"N 0°02'14.7"E

Bénerville - Eglise Saint-Christophe

Bénerville - Eglise Saint-Christophe

Bénerville - Eglise Saint-Christophe

"Le choeur, en retraite sur la nef, se termine par une abside circulaire. Il est éclairé, au midi, par deux fenêtres carrées, sans caractère...

Bénerville - Eglise Saint-Christophe

Le mur du nord, récrépi, est flanqué de deux contreforts saillants avec glacis, datant du XVIe. siècle."

"Un cordon, garni de dents de scie, règne autour de l'abside dont la corniche, comme celle du mur septentrional, est décorée de modillons romans très détériorés."

Bénerville - Eglise Saint-Christophe

"On remarque à l'intérieur le rétable du maître-autel dans le style Louis XIV. Ce rétable est surmonté d'un fronton circulaire, supporté par deux colonnes torses en bois de chêne offrant chacune l'image de deux serpents entrelacés." (A de Caumont 4-245)

Bénerville - Eglise Saint-Christophe

"Un tableau appendu à un des murs de la nef représente saint Christophe, portant le Christ sur ses épaules et traversant un torrent.
On voit aussi dans la nef une statue du même saint."

Statue de saint Christophe du XVIe siècle, classé à titre d'objet aux Monuments historiques

 

Château de Bénerville : Les Enclos

Détruit par Gulbenkian.

"Le chemin des Enclos s'amorce encore près de l'église de Bénerville, accrochée sur la falaise depuis le XIIe siècle. Il contourne l'éperon nord-ouest du mont pendant quelque quinze cents mètres pour atteindre le château, au-dessus du lieu des Fresnes et du Pré-le-Houx... De là, Vauville vers le sud, par le chemin du Cid (5), et celui de la Mare-au-Loup-Pendu." (www.persee.fr)

"LORSQUE survinrent les jours, plus ou moins troublés, de la Révolution, Jean-Pierre Bicherel, Conseiller émérite à la ci-devant Cour des Comptes, Aides et Finances de Normandie, et son épouse Catherine, Dame des Enclos, se tinrent coi, et à l'écart, dans leur château de Bénerville. Les Enclos, ainsi appelait-on ce logis de campagne, sur le versant occidental du Mont Canisy." (www.persee.fr)

Manuscrit provenant de Madame Bicherel, dame des Enclos, à Bénerville (le50enlignebis.free.fr)
"La terre des Enclos fut vendue par M. Bicherel à M. le comte Hue de Carpiquet de Blagny, devant les notaires de Caen, le 27 juillet 1793 ; il s'en réserva l'usufruit pour sa femme et lui.
Cette terre passa ensuite à Mme Le Roussel d'Arnouville, née de Blagny, dont le fils la vendit en 1858 à M. Valpinçon, ancien notaire à Paris ; elle est encore aujourd'hui aux mains de sa veuve."

(http://famillebicherel.blogspot.fr)

"A 1 kilomètre environ de l'église de Bénerville se trouve le château, appartenant à M. d'Arnouville.
Cette habitation, qui n'a rien de remarquable, est située au pied d'un coteau boisé, sur le penchant duquel on a tracé de jolies allées et ménagé de charmantes échappées de vue. Dans le jardin qui précède le château, on remarque un bel épi en faïence émaillée, posé sur un piédestal... Cet épi, qui serait bien mieux placé à l'une des extrémités de la toiture du château, provient d'un ancien manoir des environs, qui a été démoli." (A de Caumont 4-244)

Entrée, chemin des Enclos : 49°20'06.1"N 0°02'54.6"E


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Domaine des Enclos

Domaine des Enclos ou parc Callouste Gulbenkian (XXe, MH, wikipedia)
Parc créé par le paysagiste Achille Duchêne, inscrit monument historique par arrêté du 30 septembre 2010

Acquis en 1937 par Calouste Gulbenkian (1869-1955), homme d’affaire qui fut l’un des plus grands collectionneurs d’art du XXe siècle
Il fut surnommé « Monsieur 5 % », rappelant la part de capital qu'il détenait dans la Turkish Petroleum Company

"La Dame des Enclos quitta son monde en novembre 1815, et le château descendit dans l'oubli.
Il était devenu salon de thé lorsque Calouste Gulbenkian l'acheta dans les années 20. Arménien, un des fondateurs de l'Irak Petroleum Compagny. Royal Dutch et Shell réunies... l'emblème, les armoiries, sont demeurés : une coquille Saint-Jacques ! Non pas celle du pélerin démuni mais le blason Gulbenkian... "Monsieur 5%" qui empochait ce mince pourcentage de l'énorme production pétrolière : une fortune incommensurable !
Il préférait l'Hôtel Royal de Deauville, mais, chaque jour, se faisait conduire aux Enclos et s'abandonnait - deux heures exactement ! - à la contemplation de l'Estuaire qui, paraît-il, lui rappelait le Bosphore de sa jeunesse.
Pour parfaire l'illusion, Gulbenkian fit planter le parc d'essences exotiques, installer de somptueuses volière où s'acclimataient tant bien que mal des volatiles tout aussi étrangers et, à la veille de la guerre, démolir la demeure qu'il trouvait incongrue dans ce décor.
Il n'eut pas le temps de construire le château moderne et oriental dont il rêvait.
Plus tard, son fils remit le domaine à la Fondation Gulbenkian. Cette dernière n'avait que faire d'un onéreux belvédère, même peuplé de fantômes romanesques : en 1976, la ville de Deauville en acceptait la sauvegarde." (persee.fr)

NdR : difficile à croire que Gulbenkian contemplait l'estuaire puisque la propriété est sur le versant sud.

Entrée, chemin des Enclos : 49°20'06.1"N 0°02'54.6"E


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Château Gabriel

XIXe (1874, achevée en 1883). wikipedia

"Une commande de Paul Gallimard héritée par son fils Gaston est une somptueuse villa du XIXe. Elle est acquise en 1983 par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé" (wikipedia)

Vente en 2013 : Les Russes débarquent à Deauville (ouest-france.fr)

Entrée par l'hippodrome de Clairefontaine : 49°20'23.7"N 0°03'02.8"E (Invisible)


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Manoir des Caillouets

"Situé sur le flanc du Mont Canisy, le superbe manoir anglo-normand «Les Caillouets» fut construit en 1906 pour la famille Renault.
Il fut cédé à un richissime Américain, Thomas Francis Gurry et à son épouse Simone Delaty.
Simone Delaty lorsqu’elle connu son mari était une jeune fille, sans famille et sans ressource, une «fille de l’assistance publique» comme on disait à l’époque.
Après la seconde guerre mondiale lorsque Thomas Francis Gurry décida de retourner vivre aux Etats-Unis son épouse Simone lui demanda et obtint que le couple fît don du manoir au Département de la Seine pour qu’il devienne une école ménagère destinée aux jeunes filles en difficulté. C’est depuis et dans discontinuité sa vocation." (benerville.reseaudescommunes.fr)

Chemain de Touques : 49°20'11.9"N 0°03'03.0"E


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