Livarot

 

 

"Livarot, Liverotum, Livaroth.
Le bourg de Livarot a profité du mouvement qui pousse les habitants des campagnes à déserter les champs pour s'entasser dans les centres. De 1,100 habitants (213 feux), au XVIIIe siècle, sa population s'élève aujourd'hui à 1,386 habitants..." (A de Caumont 5-668)

Le château fort :

"Le bourg de Livarot, situé au fond de la vallée de la Vie, sur une pente doucement inclinée vers l'ouest, doit sa principale importance au commerce du beurre et des fromages qui, de la plus grande partie de l'arrondissement, affluent à son marché.
L'existence de Livarot ne nous est connue que depuis la fin du XIe siècle. Un château-fort, dont nous aurons à parler, semble avoir été la première cause de son développement. Pendant les siècles du moyen-âge, Livarot fut le centre d'une industrie considérable de forges et de clouterie : des bancs épais de mâchefer, que le sol renferme sur une grande étendue, témoignent de l'importance qu'eurent ses ateliers. Mais quand vinrent les longues et cruelles guerres des Anglais, Livarot, qui paraît avoir beaucoup souffert de leur fureur, vit décliner cette ancienne industrie, qui, après avoir langui quelque temps, a fini par être complètement abandonnée. Au XVe siècle, le bourg de Livarot était réduit à un nombre d'habitants peu considérable..."
(A de Caumont 5-672)

Les fromages :

"L'industrie des fromages, sans être la plus importante, dit M. de Neuville, est celle par laquelle Livarot est le plus connu. On ne peut douter qu'elle ne soit fort ancienne : cependant, les fromages que l'on faisait autrefois dans la vallée de la Vie étaient ceux qu'on nommait alors angelots et qu'on connaît aujourd'hui sous le nom de fromages de Pont-l'Évêque ; ce n'est que vers le commencement du XVIIe siècle que les fromages spécialement désignés sous le nom de Livarot ont été mis en vogue.
Pendant un siècle et demi, ces fromages ont été fort réputés: sous le règne de Louis XV, M. de Maurepas était grand amateur du Livarot. Mais, depuis cette époque, les fabricants de fromage ayant sacrifié la qualité pour obtenir plus de beurre, cette variété, tout en devenant plus répandue, a perdu le suffrage des gourmets. Elle ne peut lutter, sous ce rapport, avec celle des fromages dits de Camembert, dont Ia fabrication, depuis peu d'années, s'est répandue dans tous les environs et est, en ce moment, dans l'état de prospérité le plus brillant. On attribue à tort l'invention de cette dernière qualité de fromages à Mme Harel, qui demeurait à Camembert, il y a une soixantaine d'années ; elle a eu le mérite non moins grand d'en conserver seule la tradition, pendant un grand nombre d'années ; mais les fromages de Camembert étaient connus au XVIIe siècle : il en est fait mention dans le Dictionnaire géographique de Thomas Corneille, à l'article Vimoutiers." (A de Caumont 5-673)

 

Livarot

 

Hôtel du Vivier :

Livarot : Grand Hôtel du Vivier


Sur J.Y. Merienne

 

Eglise Saint-Ouen

XVe siècle, très remaniée
Son orgue de tribune du XIXe siècle est classé à titre d'objet aux MH

"L'église, dédiée à saint Ouen, datait du XVe siècle. On y a fait, il y a quelques années, de grandes modifications...
La construction primitive de l'église remonte au XVe siècle: elle se composait d'un choeur et d'une nef assez étroite et sans bas-côtés ; la tour date de la même époque, de même que la majeure partie de la façade occidentale ; mais la tour, alors extérieure, flanquait au nord la nef qui comprenait le collatéral opposé et une partie seulement de la nef actuelle. Au XVIe siècle, l'église fut considérablement agrandie ou plutôt refaite presque en entier. On conserva le mur méridional, qui devint celui du bas-côté de l'épître; les arcades ogivales portées sur des colonnes massives et le bas-côté du nord datent de cette époque, et la tour du clocher se trouva de la sorte enchâssée dans l'intérieur de la nef." (A de Caumont 5-669)

Livarot : Eglise Saint-Ouen

Livarot : Eglise Saint-Ouen

Livarot : Eglise Saint-Ouen - Livarot : Eglise Saint-Ouen

 

Manoir de l'Isle

1912. Ancienne propriété des Bisson (fromagerie)

Sur la route de Saint-Pierre-sur-Dives

Livarot : Manoir de l'Isle

Livarot : Manoir de l'Isle

 

Château de Neuville

"Le château de Neuville, situé sur le penchant du coteau qui domine le côté droit de la vallée, est un des plus considérables du département et des mieux situés: il a été construit en 1824, par feu M. le marquis de Neuville, pair de France, dans le style qui était alors à la mode : aujourd'hui on ferait quelque chose de plus léger dans un autre style ; mais chaque époque a son goût et son cachet.
L'ancien château, dont il reste encore quelques parties près du nouveau, était précédé de deux tours cylindriques : lune, destinée au colombier; l'autre était, dit-on, une chapelle. Elles portent les dates 1677 et 1678." (A de Caumont 5-683)

Au sud (48°59'33.0"N 0°09'33.1"E) Invisible.

L'entrée, avenue de Neuville.


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Sur J.Y. Merienne

 

Manoir de la Pipardière

Déplacé à Tourgéville (voir ci-dessous)

"Le manoir de la Pipardière, dit M. Ch. Vasseur, assis au milieu de la vallée, sur le bord de la route de Lisieux, ne doit pas remonter au-delà du XVIe siècle. Il est construit en bois, avec un étage en encorbellement. Un escalier monumental en pierre, placé en saillie sur la façade occidentale et abrité par un auvent, conduit aux chambres hautes. Sur le fronton de la petite fenêtre qui éclaire le dessous de l'escalier on trouve une date un peu fruste, que j'ai cru être 1525." (A de Caumont 5-678)

"Le fief de La Pipardière doit son nom à la famille Pipart, distinguée au XIIe siècle et qui a possédé aussi la terre de Manneville-la-Pipard, près de Pont-l'Évêque. Gilbert Pipart était dapifer de Milon Crespin, en 1107. Un de ses descendants épousa une fille ou petite fille de Goscelin Crespin, baron de Livarot, et il paraît en avoir reçu un démembrement de cette terre où il fit construire un manoir, qui fut nommé La Pipardière." (A de Caumont 5-682)


Sur J.Y. Merienne

 

Déplacé à Tourgéville :

XVe siècle. MH, wikipedia

"Construit aux XVe et XVIe siècles à Livarot, le bâtiment a été déplacé à Tourgéville au début des années 1990." (wikipedia)
Proche de la D275 en direction de Glanville (49°17'55.0"N 0°05'16.0"E)

» Le manoir de la Pipardière quitte Livarot. C’est maintenant officiel: Jack Lang autorise le déménagement du manoir de la Pipardière. Cette vieille battisse livarotaise, classée monument historique, sera démontée pièce par pièce. Ce puzzle géant sera reconstitué à Tourgéville. Mais une fois restaurée et reconstruite, la Pipardière sera-t-elle toujours la même ? «, Eveil de Lisieux, 19 septembre 1991
http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=6907

"Manoir typique de l'architecture normande des 15e et 16e siècles. L'autorisation de déplacement du manoir de Livarot à Tourgeville a été donnée le 28 août 1991 par le ministre de la Culture" (copain-d-avant-et-ma.forumgratuit.org)


Sur copain-d-avant-et-ma.forumgratuit.org

 

Manoir d'Ouilly :

"Le fief d'Ouilly, dont le manoir est situé dans un vallon au sud-est et à un kilomètre et demi du bourg de Livarot, doit son nom à la famille des seigneurs d'Ouil!y-le-Tesson : aussi, ce fief était-il resté dans la mouvance féodale de cette seigneurie d'Ouilly, près de Falaise. Il avait originairement porté le nom du Val-Herboult, sans doute emprunté à une famille Herboult, qui subsistait encore à La Brevière, au XIIIe siècle.
Dans le cours du XIVe siècle, Richard d'Ouilly était seigneur du fief de ce nom, à Livarot. A la fin du même siècle, la terre d'Ouilly avait été démembrée : le manoir, le bois d'Ouilly et la plus grande partie du domaine utile étaient entre les mains de la famille Rioult, tandis que le corps du fief et les droits seigneuriaux étaient la propriété d'une branche cadette de la maison de Courcy...

Le manoir d'Ouilly offre les caractères généraux des constructions en bois du XVIe siècle : son principal mérite est de porter une date certaine, le millésime 1518 étant gravé dans un cadran solaire en pierre se détachant en cartouche, d'une de ses massives cheminées. L'intérieur offre quelques traces des peintures murales qui le décoraient autrefois.
Ce manoir a été élevé par Pierre Rioult, fils de Jean Rioult, qui fit preuve d'ancienne noblesse devant Montfaut" (A de Caumont 5-684)

 

Pierre levée :

Pierre levée. — Les hauteurs qui s'étendent à l'est de Livarot sont couvertes, sur une longueur de 3 kilomètres sur 1 kilomètre environ de largeur, par des bois appartenant à M. le comte de Neuville. Il s'y trouve, tout près de l'ancien chemin de Livarot à Fervaques, un menhir ou pierre-levée, cachée dans l'épaisseur du taillis. C'est une roche en poudingue siliceux, de 2 mètres de hauteur environ, d'une longueur un peu moindre sur une largeur de 60 centimètres à peu près. Cette pierre est complètement brute, sauf une de ses faces latérales dont on semble avoir voulu faire disparaître quelques parties anguleuses à l'aide d'un instrument grossier. A une centaine de mètres plus au sud de l'autre côté du chemin, se trouvent quelques pierres de nature et de dimensions analogues, mais occupant une position horizontale." (A de Caumont 5-686)

 

Voir aussi :

Vestiges d'un ancien château qui a été possédé par Charles le Mauvais, roi de Navarre.

Menhir de la Pierre Tournante.

 

 

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