Saint-Vigor-le-Grand

 

 

1856 : Saint-Sulpice > Saint-Vigor-le-Grand

L'église et l'abbaye au sud-ouest, très proche de Bayeux
Saint-Sulpice et son église au nord-est, proche de Sommervieu.


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Eglise Saint-Vigor

XVIIIe siècle.

"L'église de St.-Vigor est moderne. Elle a été construite, au siècle dernier, sur l'emplacement de l'église romane du prieuré qui servait aux religieux et à la paroisse, mais qui, depuis longtemps déjà, était en ruines
L'église actuelle a peu de style ; le portail occidental seulement est orné de pilastres et surmonté d'un petit dôme en pierre de taille." (A de Caumont 3-437)

Rue de Courseulles (D12) puis rue de l'église (49°16'46.2"N 0°41'19.8"W)

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise paroissiale Saint-Vigor

 

Abbaye Saint-Vigor-le-Grand

VIIe siècle. MH, wikipedia
classée monument historique en 1908 et depuis transformé en IME, couvent des Religieuses de Notre-Dame de la Charité.
Eléments protégés : porterie : 2ème moitié du XIIIe siècle.

"Le mont Phaunus était un haut lieu de culte des Bajocasses jusqu'à ce que saint Vigor y détruise un temple avec l'accord de Childebert Ier. Il construisit à son emplacement un monastère dédié aux saints Pierre et Paul. Le Mont-Phaunus fut rebaptisé le Mont-Chrismat" (wikipedia)

"Prieuré de St.-Vigor. La tradition rapporte, comme on vient de le dire, que, dans le VIe. siècle, le coteau de St.-Vigor, qui domine la ville du côté de l'Est, s'appelait le mont Phaunus, et qu'on y révérait une idole. Saint-Vigor, évêque de Bayeux, voulant faire cesser cette superstition, obtint du roi Childebert la possession du terrain, et il y fonda un monastère.
Le monastère fut détruit par les Normands et rétabli, au XIe. siècle, par Odon, évêque de Bayeux, qui y plaça des moines du Mont-St.-Michel. Robert de Tombelaine fut leur supérieur. Quand l'évêque Odon fut mis en prison par ordre de Guillaume-le-Conquérant, en 1084, les moines se dispersèrent ; le Conquérant mourut en 1087. Plus tard, l'évêque Odon donna le prieuré de St.-Vigor à l'abbaye de St.-Bénigne de Dijon. Depuis lors, le prieuré de St.-Vigor demeura sous la dépendance de cette abbaye jusqu'en 1702, que l'abbé renonça à tous les droits sur cette maison" (A de Caumont 3-440)


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"Aujourd'hui, il ne reste plus d'intéressant que l'entrée du prieuré n°. 1 du plan et la grange n°. 16. Mais ces deux bâtiments, du XIIIe. siècle, sont à peu près intacts.
Un seul des corps-de-logis modernes, répondant en partie aux nos. 10 et 11, est resté debout à l'heure qu'il est et forme une espèce de château.
Le parc s'étend à l'est des bâtiments. Il a conservé ses murs d'enceinte ; mais une grande partie des arbres a été abattue.
Nous n'avons à décrire que les deux bâtiments anciens qui subsistent, l'entrée du prieuré et la grange.
L'entrée présente, selon l'usage, une porte pour les charrettes et une pour les piétons. La première est en arc surbaissé; la seconde est cintrée. Elles sont encadrées dans des contreforts qui s'élèvent jusqu'au toit.
Au-dessus de ces deux portes règne un rang d'arcatures trilobées, et, plus haut, une frise composée d'une ligne de quatre-feuilles creusés dans la pierre. Deux fenêtres carrées occupent ia partie supérieure du mur : le dessous des portes est voûté..." (A de Caumont 3-444)


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Saint-Sulpice / Saint-Supli

1856 : Saint-Sulpice > Saint-Vigor-le-Grand

 

Eglise Saint-Sulpice

XIIIe siècle. MH, wikipedia

"La petite église de St.-Supli que l'on nomme aussi St.-Sulpice, quoique le nom véritable soit St.-Supli, est un type bien simple que j'aime beaucoup et que bien des églises nous offraient dans l'origine. Elle se compose d'une nef romane avec ces petites fenêtres étroites que l'on a proposé de qualifier de meurtrières; d'un porte-cloche à deux baies, élevé sur le sommet du fronton de la façade occidentale ; enfin, d'un choeur composé de deux travées et éclairé par des fenêtres ogivales sans colonnes. Ce choeur, plus élevé que la nef, paraît aussi moins ancien; il est du XIIIe. siècle selon toute apparence."
(A de Caumont 3-436)

Au nord. Dans le hameau de Saint-Sulpice.
Sur D12, prendre la D153
Rue de la Chapelle (49°17'42.0"N 0°40'05.2"W)


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Ifs de l'église Saint-Sulpice

Arcisse de Caumont sur les ifs de l'église Saint-Sulpice :

On voyait, il y a quelques années, à St.-Supli, trois beaux ifs dans le cimetière ; la commune en a sacrifié deux pour se procurer de l'argent, il en reste encore un.

C'est ici le lieu de recommander aux antiquaires la conservation de ces arbres souvent d'un âge très reculé et dont quelques-uns, malheureusement, ont été vendus aux ébénistes. Rien n'est plus majestueux que les ifs au feuillage sombre, à la tête ronde et de forme régulière. Il en existe encore dans la plupart des cimetières de l'arrondissement de Bayeux. Ils sont plus rares dans la plaine de Caen. Il n'est pas inutile de dire ici que leur place dans le cimetière est déterminée, et que, à très peu d'exceptions près, c'est à droite de la porte occidentale et à quelque distance au Sud et en avant de cette façade que les ifs sont placés.
Y a-t-il là une raison liturgique, ou bien était-ce parce que l'on faisait autrefois les annonces et les délibérations judiciaires sous le feuillage touffu de ces vieux arbres, et qu'il valait mieux être au Midi qu'au Nord dans nos contrées froides et pluvieuses? Je n'en sais rien, mais il est probable que cet usage a un motif. Le hasard ne pourrait avoir déterminé une si grande uniformité dans le choix de la place occupée par les ifs dans les cimetières."
(A de Caumont 3-436)

 

 

Liens :

 

https://www.saintvigorlegrand.fr/histoire-patrimoine/sites-religieux/