Saint-Vigor-le-Grand

 

 

Baronnie et foires

"Saint Vigor était le siège d'une des sept baronnies qui formaient le temporel de l'évêché de Bayeux. Lorsque Mgr Louis de Harcourt, patriarche de Jérusalem et évêque de Bayeux, en fit faire le dénombrement, en 1475, elle se composait de quatre-vingt fiefs. Quoiqu'elle eût été érigée en haute-justice par Louis XI, les évêques ne s'y attribuaient que le droit de basse et moyenne justice : leur juridiction y était exercée par un sénéchal.

Il y avait aussi à Saint Vigor deux foires chaque année. L'une se tenait le 6 décembre, jour de Saint Nicolas, dans l'enclos de Saint-Nicolas-de-la-Chesnaye : la commune la céda gratuitement à la ville de Bayeux, en 1801. L'autre se tenait à la Toussaint, dans un lieu qu'on appelle encore la Foire-Toussaint..."
(saintvigorlegrand.fr)

 

Carte

Sur l'ancien plan de Saint-Vigor-le-Grand, Saint-Nicolas est au sud, proche de Saint-Martin-des-Entrées :

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Sur saintvigorlegrand.fr - Sur Google Maps

 

L'église et l'abbaye au sud-ouest, très proche de Bayeux
Saint-Sulpice et son église au nord-est, proche de Sommervieu.


Sur Geoportail

 

Eglise Saint-Vigor

XVIIIe siècle.

"L'église de St.-Vigor est moderne. Elle a été construite, au siècle dernier, sur l'emplacement de l'église romane du prieuré qui servait aux religieux et à la paroisse, mais qui, depuis longtemps déjà, était en ruines
L'église actuelle a peu de style ; le portail occidental seulement est orné de pilastres et surmonté d'un petit dôme en pierre de taille."

"On conserve, dans la sacristie, un siège en marbre de Vieux, dans lequel les évêques de Baveux venaient s'asseoir avant de prendre possession de leur évèché, et qui, selon l'opinion de quelques personnes, remonte à Odon, frère utérin de Cuillaumc-lc-Conquérant, tandis que, selon d'autres, il serait plus ancien encore.
L'abbé Béziers (Histoire de Bayeux) parle aussi des fonts baptismaux en marbre qui existaient dans l'église St.-Vigor. C'est une tradition, dit-il, que saint Vigor, au VIe. siècle, détruisit une idole qui était adorée sur le mont Phaunus (c'est ainsi qu'on appelait alors la colline sur laquelle est assise l'église St.-Vigor); qu'il y consacra plusieurs églises, et que ce lieu fut choisi pour administrer solennellement le baptême à Pâques et à la Pentecôte : ce qui lui fit donner le nom de mont Chrismat. On voit dans l'église de St.-Vigor, ajoute l'historien de Bayeux, de très anciens fonts baptismaux en marbre qu'on croit avoir servi à cette solennité,
J'ai retrouvé en 1823, dans un coin du cimetière, une partie de ce font en marbre dont parle l'abbé Béziers. Il avait été brisé peu de temps auparavant, par suite d'une singulière préoccupation qui exerce encore son empire sur quelques esprits..."
(A de Caumont 3-437)

Rue de Courseulles (D12) puis rue de l'Eglise : 49°16'46.2"N 0°41'19.8"W

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise paroissiale Saint-Vigor

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise paroissiale Saint-Vigor

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise paroissiale Saint-Vigor

 

Abbaye Saint-Vigor-le-Grand

VIIe siècle. MH, wikipedia
classée monument historique en 1908 et depuis transformé en IME, couvent des Religieuses de Notre-Dame de la Charité.
Eléments protégés : porterie : 2ème moitié du XIIIe siècle.

"Le mont Phaunus était un haut lieu de culte des Bajocasses jusqu'à ce que saint Vigor y détruise un temple avec l'accord de Childebert Ier. Il construisit à son emplacement un monastère dédié aux saints Pierre et Paul. Le Mont-Phaunus fut rebaptisé le Mont-Chrismat" (wikipedia)

- Essai historique sur le Prieuré de Saint-Vigor-le-Grand par l'abbé Faucon : document PDF sur histoire-locale.fr

"Le Prieuré de Saint-Vigor, de l'ordre de saint Benoist, fut fondé un peu avant 1066, par Odon de Conteville, évêque de Bayeux. Il fut établi dans le lieu même où saint Vigor avait bâti la chapelle de Saint-Pierre et de Saint-Paul, et où l'on prétend que ce saint avait été enterré avec son fidèle disciple Théodomir. Odon prit beaucoup d'attachement pour cet ouvrage. Il démembra la baronnie de Saint-Vigor, et en donna la moitié à ce prieuré, avec la moitié des droits utiles et honorifiques..." (Béziers 3)

 

"Prieuré de St.-Vigor. La tradition rapporte, comme on vient de le dire, que, dans le VIe. siècle, le coteau de St.-Vigor, qui domine la ville du côté de l'Est, s'appelait le mont Phaunus, et qu'on y révérait une idole. Saint-Vigor, évêque de Bayeux, voulant faire cesser cette superstition, obtint du roi Childebert la possession du terrain, et il y fonda un monastère.
Le monastère fut détruit par les Normands et rétabli, au XIe. siècle, par Odon, évêque de Bayeux, qui y plaça des moines du Mont-St.-Michel. Robert de Tombelaine fut leur supérieur. Quand l'évêque Odon fut mis en prison par ordre de Guillaume-le-Conquérant, en 1084, les moines se dispersèrent ; le Conquérant mourut en 1087. Plus tard, l'évêque Odon donna le prieuré de St.-Vigor à l'abbaye de St.-Bénigne de Dijon. Depuis lors, le prieuré de St.-Vigor demeura sous la dépendance de cette abbaye jusqu'en 1702, que l'abbé renonça à tous les droits sur cette maison" (A de Caumont 3-440)


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"Aujourd'hui, il ne reste plus d'intéressant que l'entrée du prieuré n°. 1 du plan et la grange n°. 16. Mais ces deux bâtiments, du XIIIe. siècle, sont à peu près intacts.
Un seul des corps-de-logis modernes, répondant en partie aux nos. 10 et 11, est resté debout à l'heure qu'il est et forme une espèce de château.
Le parc s'étend à l'est des bâtiments. Il a conservé ses murs d'enceinte ; mais une grande partie des arbres a été abattue.
Nous n'avons à décrire que les deux bâtiments anciens qui subsistent, l'entrée du prieuré et la grange.
L'entrée présente, selon l'usage, une porte pour les charrettes et une pour les piétons. La première est en arc surbaissé; la seconde est cintrée. Elles sont encadrées dans des contreforts qui s'élèvent jusqu'au toit.
Au-dessus de ces deux portes règne un rang d'arcatures trilobées, et, plus haut, une frise composée d'une ligne de quatre-feuilles creusés dans la pierre. Deux fenêtres carrées occupent ia partie supérieure du mur : le dessous des portes est voûté..." (A de Caumont 3-444)

Près de l'église

Abbaye Saint-Vigor-le-Grand


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Abbaye Saint-Vigor-le-Grand

 

Saint-Sulpice / Saint-Supli

1856 : Saint-Sulpice > Saint-Vigor-le-Grand

 

Eglise Saint-Sulpice

XIIIe siècle. MH, wikipedia

"La petite église de St.-Supli que l'on nomme aussi St.-Sulpice, quoique le nom véritable soit St.-Supli, est un type bien simple que j'aime beaucoup et que bien des églises nous offraient dans l'origine. Elle se compose d'une nef romane avec ces petites fenêtres étroites que l'on a proposé de qualifier de meurtrières; d'un porte-cloche à deux baies, élevé sur le sommet du fronton de la façade occidentale ; enfin, d'un choeur composé de deux travées et éclairé par des fenêtres ogivales sans colonnes. Ce choeur, plus élevé que la nef, paraît aussi moins ancien; il est du XIIIe. siècle selon toute apparence."
(A de Caumont 3-436)

Au nord. Dans le hameau de Saint-Sulpice.
Sur D12, prendre la D153
Rue de la Chapelle : 49°17'42.0"N 0°40'05.2"W

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise Saint-Sulpice

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise Saint-Sulpice

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise Saint-Sulpice

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise Saint-Sulpice

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise Saint-Sulpice

Saint-Vigor-le-Grand : Eglise Saint-Sulpice


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Ifs de l'église Saint-Sulpice

Arcisse de Caumont sur les ifs de l'église Saint-Sulpice :

On voyait, il y a quelques années, à St.-Supli, trois beaux ifs dans le cimetière ; la commune en a sacrifié deux pour se procurer de l'argent, il en reste encore un.

C'est ici le lieu de recommander aux antiquaires la conservation de ces arbres souvent d'un âge très reculé et dont quelques-uns, malheureusement, ont été vendus aux ébénistes. Rien n'est plus majestueux que les ifs au feuillage sombre, à la tête ronde et de forme régulière. Il en existe encore dans la plupart des cimetières de l'arrondissement de Bayeux. Ils sont plus rares dans la plaine de Caen. Il n'est pas inutile de dire ici que leur place dans le cimetière est déterminée, et que, à très peu d'exceptions près, c'est à droite de la porte occidentale et à quelque distance au Sud et en avant de cette façade que les ifs sont placés.
Y a-t-il là une raison liturgique, ou bien était-ce parce que l'on faisait autrefois les annonces et les délibérations judiciaires sous le feuillage touffu de ces vieux arbres, et qu'il valait mieux être au Midi qu'au Nord dans nos contrées froides et pluvieuses? Je n'en sais rien, mais il est probable que cet usage a un motif. Le hasard ne pourrait avoir déterminé une si grande uniformité dans le choix de la place occupée par les ifs dans les cimetières."
(A de Caumont 3-436)

Saint-Vigor-le-Grand : Ifs de l'église Saint-Sulpice

 

Le Recouvry

Sur la commune de Saint-Vigor-le-Grand selon le plan de la page : saintvigorlegrand.fr

Arcisse de Caumont le situait sur la commune de Saint-Martin-des-Entrées :

"Le Recouvry. A 1 kilomètres au Nord de l'église de St.-Germain se trouve le Recouvry, domaine qui appartenait au séminaire avant la Révolution. Le château, qui renferme une chapelle, a été construit au XVIIIe. siècle; mais le corps de logis servant aujourd'hui de grange paraît ancien ; il est garni de contreforts, et peut bien remonter jusqu'au XVIe. siècle. Des avenues assez belles sont annexées à ce groupe de constructions" (A de Caumont 3-509)

Visible sur les cartes de 1950, DETRUIT, c'est maintenant une immense carrière : la SACAB

Au sud de la D126 : 49°16'21.8"N 0°39'45.0"W


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- Carrière à Saint-Vigor-le-Grand

 

 

Liens :

 

https://www.saintvigorlegrand.fr/histoire-patrimoine/sites-religieux/