Falaise

 

 

L'Ante et le Marescot

"la ville s’établit au IXe siècle sur un promontoire de grès ceinturé par deux rivières, l’Ante et le Marescot." (chantony.fr) et (rvall.eklablog.com)

L'Ante, affluent de la Dives : voir ma page

Le Marescot, affluent de l'Ante, est indiqué sur le plan de Falaise : falaise-tourisme.com

Le Marescot lors de l'orage du 29 mai 2018 :
"En contrebas, c’est le Marescot qui est sorti de son lit. Rien ne laissait paraître ce mercredi matin que son niveau s’est élevé de deux mètres."
(ouest-france.fr)

 

Guibray et Saint-Laurent

Arcisse de Caumont évoque séparément Guibray et Saint-Laurent, deux faubourgs de Falaise :

"Avant d'entrer à Falaise, de pénétrer dans cette partie de la ville qui était ceinte de murailles, nous allons jeter un coup-d'oeil sur ses deux faubourgs principaux, Guibray et St.-Laurent : ils sont assez distants de la ville centrale pour être examinés à part." (A de Caumont 2-449)

 

Eglise Saint-Laurent

XIIe et XVIe siècles. MH, wikipedia

"Saint-Laurent touche à Versainville ; la petite église de ce faubourg s'élève sur un promontoire de grès schisteux qui borde la rive gauche de la rivière d'Ante.
L'église de St.-Laurent offrait dans l'origine un parallélogramme rectangle. La nef, partie la plus ancienne, doit dater du XIe. siècle. Les murs en sont construits en arête de poisson, avec des contreforts plats en pierres de taille d'échantillon..." (A de Caumont 2-449)

Rue du Faubourg Saint-Laurent : 48°54'08.8"N 0°11'41.6"W

Falaise : Eglise Saint-Laurent

 

Intérieur

Falaise : Eglise Saint-Laurent
2016-05-28

Très visible par le Chemin de la Vallée : 48°54'08.1"N 0°11'37.7"W

Falaise : Eglise Saint-Laurent

 

Porte Lecomte

"A l'extrémité orientale de l'enceinte nous trouvons les ruines de deux tours rondes qui flanquaient la Porte Lecomte, porte par laquelle on entrait du faubourg St.-Laurent dans la cité. Eloignée du château, elle devait soutenir seule les assauts qu'on livrait de ce côté..." (A de Caumont 2-465)

Côte Saint-Laurent : 48°54'01.1"N 0°11'44.2"W


2015-09-19

 

Guibray

"Guibray, assis sur un plateau élevé au sud de Falaise, se compose d'une agglomération assez considérable de maisons, et semble une petite ville indépendante de l'autre : quand on parcourt les campagnes on l'aperçoit long-temps avant de découvrir la ville de Falaise assise sur un terrain beaucoup plus bas." (A de Caumont 2-455)

Il y avait à la même époque dans la paroisse de Guibray deux chapelles, une dédiée à saint Marc, qui était une ancienne léproserie réunie à l'hôtel-Dieu, l'autre sur le bord de la route de Falaise à Argentan, sous le titre de St.-Clair, laquelle était desservie par des religieux de l'abbaye de St.-Jean.
On sait que Guibray est le centre d'une foire considérable, la plus importante de France, autrefois, après celle de Beaucaire : Guibray offre un quartier disposé pour recevoir les marchands, et percé de plusieurs rues parallèles qui viennent aboutir à deux rues principales (1).
Abbaye de St.-Jean (2). — Guibray est au sud de Falaise ; entre ce faubourg et la ville proprement dite existe un intervalle, mi-parti de maisons et de jardins, au milieu duquel se trouvait l'abbaye de St.-Jean.
L'abbaye de Saint-Jean de Falaise fut fondée vers l'an 1127, par un bourgeois de la ville, nommé Godefroy, fils de Rou, qui d'abord n'éleva qu'une église et un hôpital. L'église, consacrée par Jean de Neuville, évêque de Séez, fut primitivement dédiée à saint Michel. Henri 1er., duc de Normandie, autorisa cette pieuse fondation, et le pape Innocent II l'approuva par une charte datée de Rouen, le 7 mai 1130. Le roi lui donna le titre de Maison Hospitalière de Falaise, hospitalem domum de Falesiâ. Des moines Augustins furent chargés de la desservir.

Couvent des Ursulines. — A peu de distance des restes de l'abbaye de St.-Jean on voit encore plusieurs bâtiments qui dépendent du couvent des Ursulines qui s'établirent à Guibray en l'année 1662. Ces bâtiments ne méritent aucune description particulière.

 

Eglise Notre-Dame de Guibray

XIe siècle, MH, wikipedia

"L'église de Guibray appartient à plusieurs époques qu'il est facile de reconnaître. Le choeur doit remonter au XIe. siècle, il se termine par une abside circulaire répondant à la grande nef, et par deux absidioles répondant aux bas-côtés ; c'est la partie la mieux conservée à l'extérieur ; les cordons, les fenêtres, la corniche ont conservé leur caractères sans altération. Une vue de ce chevet a été publiée dans la Statistique de l'arrondissement de Falaise. Le reste du choeur et le transept sont de la même époque, sauf les retouches, les reconstructions et l'élargissement des fenêtres.
La nef annonce le XIIe. siècle, elle appartient au roman de transition, les arcades intérieures en sont soutenues par douze piliers garnis chacun de huit colonnes, l'ogive commence à s'y montrer, on la trouve aussi dans les fenêtres qui éclairent l'édifice au-dessus des arcades. A l'extérieur la corniche est portée sur des modiilons." (A de Caumont 2-455)

Au sud : 48°53'33.7"N 0°11'20.8"W


Sur Wikimedia.org par Ikmo-ned

 

Eglise Saint-Gervais

XIIe, XIIIe, XIVe, XVe siècles. MH, wikipedia
L'édifice primitif est édifié au XIe siècle, sous Guillaume le Conquérant. Il est achevé sous son fils Henri Ier Beauclerc et est consacré en 1134.

"Saint-Gervais. — « L'église de Saint-Gervais offre dans son ensemble plusieurs styles différents qui caractérisent plusieurs époques. Commencée au XIe. siècle, elle ne fut consacrée qu'en l'année 1134, en présence de Henri 1er. duc de Normandie. Elle est disposée en forme de croix, et elle offre une longue nef avec bas-côtés, bordés de chapelles qui se prolongent parallèlement, et font complètement le tour du choeur.
Le côté droit de la nef se compose de six arcades et appartient au style roman secondaire. Ces arcades cintrées reposent sur des colonnes dont deux sont évidemment postérieures aux autres et de l'époque ogivale.
Du côté du sud la nef présente sous la corniche et au sommet des murs latéraux extérieurs, des inodillons sculptés représentant des têtes humaines, des têtes d'animaux et divers objets..." (A de Caumont 2-478)

Sur D658 : 48°53'53.0"N 0°11'55.8"W


2015-09-19

 

Eglise de la Trinité

XIIIe siècle. MH, wikipedia) dépourvue de clocher. Sur Base Mérimée

"L'église Trinité appartient tout entière à l'époque ogivale. Elle a la forme d'une croix avec bas-côtés. Il n'y a de chapelles que du côté gauche de la nef ; mais au-delà du transept des chapelles rayonnent autour de l'hémicycle du choeur.
La nef transversale ou transept est du XIIIe. siècle. C'est la partie la plus ancienne de l'église. Ses fenêtres à ogives sont étroites et garnies de tores.
Le choeur, la nef et les bas-côtés sont du XVe. et du XVIe. siècles ; il sont éclairés par de grandes fenêtres ogivales, dont quelques-unes sont à meneaux dans le style flamboyant, d'autres a compartiments dans le style de la renaissance. Au-dessus de l'entablement, et dans le pourtour de l'église règne une galerie avec balustrade.." (A de Caumont 2-471)

Place Guillaume le Conquérant : 48°53'39.7"N 0°12'03.9"W


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Château de Falaise

Xe, XIIe, XIIIe siècles. MH, wikipedia

"Enceinte murale et château de Falaise. — De la grille du parc de La Frenaye on embrasse presque toute la ligne des anciens fossés de la ville (côté du sud) et ce qui reste des murailles ; ce n'est pas de ce côté qu'elles sont le mieux conservées, aussi nous n'allons pas nous y arrêter, mais jeter un coup-d'oeil sur les parties de l'enceinte murale qui méritent le plus d'attention.
Avant tout, faisons connaître la position de l'ancienne ville. Falaise est assise sur un promontoire de grès dominé par les plaines environnantes, mais flanqué au sud et au nord de deux vallons parallèles qui, après s'être bifurques, à l'ouest, viennent se réunir à l'est vers St.-Laurent, de manière à ceindre de tous côtés le plateau irrégulièrement elliptique. Vers l'ouest une de ces déchirures dont nous avons déjà cité plusieurs exemples dans l'arrondissement de Falaise (Perrières, la Brèche-au-Diable, St.-Germain-le-Vasson), forme une des positions les plus abruptes et les plus pittoresques ; on a fondé le château sur ces roches.
Les murs de ville ont été établis à partir de ce point capital, et en suivant le bord du plateau jusqu'à l'extrémité opposée où le terrain s'abaisse en pente douce. Rien n'est donc plus facile que d'embrasser la topographie de Falaise.
« Cette ville, d'après les anciens auteurs ressemblait à une « nef estroite et longue, décorée seulement de trois rues, « dont il y en avait deux qui s'étendaient d'un bout à l'autre. »" (A de Caumont 2-464)

"Le château de Falaise, établi sur un promontoire de grès quarlzeux, présente, vu dans son ensemble, une grande enceinte allongée et garnie de tours circulaires ayant son entrée principale en regard de la ville, sur un terrain en pente.
Cette enceinte, dont les murs et les tours ont été considérablement abaissés, renfermait, à l'extrémité du promontoire, le donjon et son enceinte particulière. La plus grande partie des murs de la place ne me paraît pas remonter à une époque aussi ancienne que le donjon, et des reprises y ont été faites postérieurement au XIIe. siècle.
Le donjon assis sur une protubérance de grès, au bord du précipice qui sépare la ville des énormes rochers de Noron, a été très-souvent visité par les voyageurs et dessiné dans tous ses détails..." (A de Caumont 2-466)

http://www.chateau-guillaume-leconquerant.fr


Sur chateauxmedievaux.com

 

Remparts est:

 

Remparts sud et Porte des Cordeliers

"En doublant la ville vers le sud, c'est-à-dire le long du vallon dans lequel coule la rivière d'Ante, on suit la ligne des murailles qui servent de terrasses à plusieurs maisons, et il est facile de les étudier. Nous nous arrêterons un instant devant la porte Ogise ou des Cordeliers qui se trouve au-delà de la chaussée actuelle, allant de Falaise à Caen.
La porte Ogise date du XIIIe. siècle, elle se compose de deux arcs ogives, l'un intérieur et l'autre extérieur. Entre ces deux voûtes existe une rainuredans laquelle descendait une herse. La porte de la ville était en dedans. On voit encore d'un côté de la muraille les gonds qui la soutenaient. Nous avons replacé la herse dansnotredessin, quoiqu'elle n'existe plus, pour faire mieux comprendre comment elle fonctionnait entre les deux arcades.
Cette porte avait à sa droite une tour de défense qui existe encore; elle a douze mètres de hauteur et plusieurs étages..." (A de Caumont 2-465)

Rue des Cordeliers : 48°53'52.2"N 0°12'03.9"W


2016-05-05

48°53'51.8"N 0°12'02.3"W


2016-05-16

 

Boulevard de la Libération : 48°53'35.1"N 0°12'03.3"W

 

Ancien Hôtel-Dieu

Chapelle, XIIIe siècle. MH. wikipedia. Sur Base Mérimée

"Hôtel-Dieu. — « L'hôpital fondé par Godefroy en 1127, et qui plus tard devint l'abbaye de Saint-Jean, était placé au milieu des champs, entre Falaise et Guibray, hors de l'enceinte de la ville ; lors des sièges que soutenait Falaise, il se trouvait sans défense, et exposé aux premiers coups de l'ennemi, un simple bourgeois, Heute Bertin, eut la généreuse pensée de fonder un établissement hospitalier où les malades fussent en sûreté dans les temps de guerre. Vers l'an 1200, il créa pour les pauvres et les infirmes une maison sous le nom d'Hôpital Sainte-Marie, Saint-Jacques et Saint-Nicolas. Il la dota et lui fit obtenir de riches donations. Ses deux frères Jean et Thomas Bertin lui firent de leur côté de nombreuses concessions. Guillaume de Corday l'aumona de sa terre du Pavement et de celle de Corday Plusieurs particuliers la gratifièrent de renies et de jardins, et contribuèrent à son entretien par leurs libéralités.
Cet hôpital, connu depuis sous le nom d'Hôtel-Dieu, fut établi dès l'origine dans l'emplacement qu'il occupe encore aujourd'hui sur la paroisse de la Trinité. L'église et la maison primitives n'existent plus. La maison qui tombait en ruines fut, en 1764, remplacée par les bâtiments actuels.." (A de Caumont 2-477)

Proche de l'Eglise de la Trinité. 43-45 Rue Amiral Courbet : 48°53'41.3"N 0°12'00.3"W


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Château de la Fresnaye

XVIIe siècle. MH, wikipedia

"A l'est de l'abbaye de St.-Jean et sur le revers du coteau qui défendait les abords de la ville se trouvent le beau château moderne et le parc de La Frenaye, appartenant à M. le baron de La Frenaye, membre de l'Institut des provinces, connu par de savants travaux en histoire naturelle. Le parc, situé sur un terrain accidenté, est dessiné avec beaucoup de goût et renferme de beaux arbres exotiques." (A de Caumont 2-464)

Sur D658 : 48°53'51.1"N 0°11'40.7"W

Falaise : Château de la Fresnaye

Falaise : Château de la Fresnaye

Falaise : Château de la Fresnaye

Falaise : Château de la Fresnaye

 

Hôtel Saint-Léonard

XVIIIe siècle (1787), MH. Wikipedia.

"En 1788, Richard Le Vallois, marquis de Saint-Léonard, fait construire cet hôtel particulier. Il fait appel à Nicolas Gondouin qui avait déjà dressé les plans de l'hôtel de ville quelques années plus tôt. Les travaux sont achevés en 1797..." (Wikipedia)

12 rue Victor Hugo : 48°53'51.0"N 0°11'49.9"W (très visible sur la rue principale)


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Sur Wikimedia.org par Roi.dagobert

 

Manoir du Mesnil-Besnard

XVIe, XVIIe siècles. MH

Arcisse de Caumont le situe sur la commune de Saint-Pierre-Canivet :

"A pou de distance de Longpré, vers Falaise, et sur Je territoire de celle dernière commune, j'ai visité le manoir de Mesnil-Benard appartenant à Mme. de Souza ou à son fils M. de Flahault. Ce manoir, occupe par un fermier, offre une enceinte carrée entourée de fossés pleins d'eau et deux tours à toits coniques; il doit, comme Longpré, remonter au XVIe. siècle." (A de Caumont 2-499)

Nord, D157 : 48°54'08.5"N 0°12'35.9"W (Invisible)


Sur Monumentum.fr par Roi Dagobert

 

 

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