Saint-Hymer

 

 

Monastère de Saint-Hymer

St.-Ymer, S. Ymerius, S. Ymer.
La paroisse de St.-Ymer doit son importance au monastère dont il reste encore l'église et des parties considérables.
Ce monastère a été fondé au XIe. siècle par Hugues de Montfort, seigneur de Montfort-sur-Risle et d'un grand nombre d'autres terres en Normandie."

"... les moines du Bec en firent un prieuré équivalant presque à une abbaye.
Sa situation est magnifique, à peu de distance de la ville que l'on regarde comme la capitale du Pays-d'Auge, dans un petit vallon sauvage, mais fertile, aux pentes vertes et boisées, dont les eaux vives et limpides se hâtent de porter leur tribut à une petite rivière, affluent de la Touque." (A de Caumont 4-213)

 

Carte

Au nord : Manoir de l'Aumône ; Au sud : Château de Gassard
Au centre : Bourg, avec église et prieuré


Sur Geoportail

 

Eglise Saint-Hymer

XIIe, XIVe, XVIIe et XVIIIe siècles. MH, wikipedia

"Saint-Hymer doit en grande partie sa notoriété à son Prieuré. Le prieuré fût fondé par Hugues de Montfort entre 1066 et 1077. Revenant d’un pélérinage en terre sainte, il se serait arrêté au «val Saint-Imier », dans le diocèse de Bâle en Suisse. De retour en Normandie, et retrouvant dans ce vallon une ressemblance avec le val Saint-lmier, Hugues de Montfort voulut fonder ici cette pieuse maison...
Du XVème au XVllème siècle, le prieuré tombe quelque peu en désuétude. Mais l’histoire de Saint-Himer et du prieuré est surtout liée à l’abbé de Roquette et au jansénisme. Il fit de Saint-Himer une réplique de Port-Royal. En 1717, Emmanuel-Henri de Roquette, Docteur en Sorbonne, Abbé de Saint-Gildas de Rhuis, Abbé de Saint-Giron, reçoit le bénéfice du prieuré qu’il cède à son neveu, Henri Emmanuel de Roquette natif de Blangy-le-Château en 1699.
En 1725, Henri de Roquette s’établit à Saint-Himer. Il y amène ses amis, qui comme lui-même sont fidèles aux idées Jansénistes. Une grande austérité est de règle au prieuré, Il fait construire en 1730 les « petites écoles », premier jalon de toute éducation janséniste. A cause de nombreux démêlés avec l’Eglise et la Royauté, le prieur ne séjourne qu’épisodiquement à Saint-Himer mais il est le temps de faire les constructions nécessaires au prieuré (bâtiment nord, dortoir...) ; il reconstruisit le clocher en 1765 sur le modèle de Port-Royal.
L’abbé de Roquette meurt en 1789 et est inhumé dans l’église sous le clocher. L’église retrouve son unité en 1791 et redevient paroissiale après la démolition du mur qui la séparait en deux. L’abbé de Grieu fût le dernier propriétaire ecclésiastique du prieuré jusqu’à sa mort en 1836. C’est le colonel Langlois, officier de Napoléon qui achète le prieuré en 1838. Officier mais aussi peintre de batailles, de panoramas et de portraits, le colonel Langlois meurt à Saint-Himer en 1870. Il légua le prieuré à l’hôpital de Pont-l’Evêque qui le possède toujours. Un musée lui est consacré à Beaumont-en-Auge, sa commune natale."
(https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/eglise-de-saint-hymer-art-et-patrimoine-de-saint-hymer)

"... Il reste, dans l'église actuelle, des vestiges remarquables de la première construction, de l'époque romane ; mais elle a été presque entièrement reconstruite au XIVe. siècle.
Le choeur se compose de deux travées et d'un chevet pentagonal éclairé par cinq belles fenêtres d'architecture rayonnante, subdivisées par trois meneaux qui portent une belle tracer ie composée de rosaces nombreuses. Elles sont presque entièrement garnies de leurs vitraux, qui datent aussi du XIVe. siècle, et dont les tons doux, harmonieusement combinés, produisent un effet merveilleux : dans chaque compartiment est un saint personnage; les rosaces sont remplies par des fleurons..." (A de Caumont 3-214)
"...L'inspection des murs de l'église à l'extérieur, accuse d'importantes reprises faites à l'époque moderne, principalement du côté du Nord ; le pignon du transept porte la date de 1766. La tour carrée, assez massive et peu élevée, est du dernier siècle ; elle est surmontée d'une aiguille en charpente couerte d'ardoises." (A de Caumont 3-215)

Sur D280A : 49°15'11.7"N 0°10'24.9"E

Saint-Hymer : Eglise Saint-Hymer

Saint-Hymer : Eglise Saint-Hymer

Saint-Hymer : Eglise Saint-Hymer

 

Prieuré de Saint-Hymer

XIVe, XVIe et XVIIIe siècles. MH

C'est un hospice pour personnes âgées. Là où la Mère Denis a fini ses jours. Elle est enterrée au cimetière.

"... les moines du Bec en firent un prieuré équivalant presque à une abbaye.
Sa situation est magnifique, à peu de distance de la ville que l'on regarde comme la capitale du Pays-d'Auge, dans un petit vallon sauvage, mais fertile, aux pentes vertes et boisées, dont les eaux vives et limpides se hâtent de porter leur tribut à une petite rivière, affluent de la Touque."
(A de Caumont 3-213)

Derrière l'église


Sur Wikimedia.org par Roi.dagobert

 

Lavoir

Bourg de Saint-Hymer - Lavoir

 

Manoir de l'Aumône

XVIe, XVIIe siècle. MH. Sur Base Mérimée

"Sur le versant ouest de l’Yvie, le manoir de l’Aumône servait, il y a quelques siècles de léproserie." (fondation-patrimoine.org)

Sur la D675 : 49°15'59.5"N 0°09'41.2"E (invisible)


Sur Base Mérimée

 

Château de Gassard (ou Gassart)

Pas facile à trouver...

XIXe siècle. Parc du château avec étang sur Base Mérimée

"Dans la vallée de l’Yvie se détache, majestueux, le château seigneurial de Saint Himer appartenant depuis des générations aux comtes des Hayes de Gassart" (fondation-patrimoine.org)

"LE COURT Henry, Le Château de Gassart (à Saint-Hymer) dans La Normandie Monumentale et Pittoresque, Le Havre, Le Male et Cie.; réédit. Corlet, t. II, pp. 201-203... les papiers des Borel et des Gassart ont été brûlés à la Révolution " (societehistoriquedelisieux.fr)

"Certains documents anciens mettent aussi sur le territoire de St.-Ymer le fief de Gassard que l'on regarde plus communément comme dépendant de Clarbec. En 1540, Guillaume Goulaffre était seigneur de Gassard; plus tard, ce fief passa à la maison Deshayes de Gassard, qui le possède encore aujourd'hui."
(A de Caumont 4-220)

PAr D101 : 49°14'44.0"N 0°09'21.4"E (Invisible)

Roi Dagobert a réussi à prendre une photo sur les hauteurs. Mais où ?


Sur Panoramio.com par Roi Dagobert


Sur J.Y. Merienne

 

 

Liens :

 

http://www.societehistoriquedelisieux.fr/?p=5623