Condé-sur-Noireau

 

 

A l'époque d'Arcisse de Caumont (1850) :

"Condé, Condatum, Condoeum, Condetum, était autrefois bourg, châtellenie et chef-lieu de doyenné, aujourd'hui c'est une ville en voie d'accroissement et de prospérité. Avant la révolution de 1789 la population était de 3,000 habitants; elle est de 6,000 aujourd'hui.
Condé a trouvé depuis quelques années un historien dans M. l'abbé Barette, vicaire de St.-Jean-le-Blanc. L'abbé Béziers avait, au siècle dernier, fait des recherches sur les origines et les accroissements de cette ville ; plus tard, en 1795, l'abbé Guillaume Marie, né à Condé, publia un essai sur sa ville natale. M. l'abbé Barette nous paraît avoir atteint le but qu'on doit se proposer quand il s'agit d'écrire l'histoire d'une localité secondaire." (A de Caumont 3-9)

"Le commerce de Condé est considérable : d'après les enquêtes de l'Association normande, cinquantecinq filatures hydrauliques, dont deux ayant des pompes à feu auxiliaires, se trouvent aujourd'hui comprises dans l'arrondissement industriel de Condé, font mouvoir 150,000 broches, et occupent 2,600 ouvriers." (A de Caumont 3-14)

 

Bombardements de 1944

"A la Libération, la ville de Condé sur Noireau a été détruite à 95 %. Témoignages des habitants de l'époque sur des images d'archives (vidéo INA)
Condé-sur-Noireau a subi 27 bombardements, 2 duels d'artillerie. Les 5000 habitants ont fuit le soir du 6 juin 1944, ils rentrent à la fin du mois d'août, derrière les armées de libération, dans une ville morte... Il y avait une odeur pestilentielle au-dessus des ruines de Condé... 231 habitants sont morts, broyés sous les décombres... "


Sur dday-overlord.com

 

Eglise Saint-Martin

En partie du XIe siècle.

"Avant la Révolution de 1789, il y avait, comme aujourd'hui, deux églises à Condé, St.-Martin et St.-Sauveur. St.-Martin était la principale et St.-Sauveur, qui n'était, dans l'origine, que la chapelle du château, était une simple annexe de St.-Martin. Depuis la Révolution, elle est devenue l'église principale, à cause de sa position au centre de la ville. (A de Caumont 3-9)

L'église St.-Martin, paroisse dépendante de Condé, n'est pas facile à analyser, parce que, comme beaucoup d'autres églises de cette région, les murs, construits en pierres dures et irrégulières, ont toujours offert peu de caractère, et que les besoins de la population croissante ont déterminé à faire des additions et des changements à diverses époques." (A de Caumont 3-10)

Au sud. D511, direction Tinchebray : 48°50'36.0"N 0°33'22.1"W

Condé-sur-Noireau : Eglise Saint-Martin

Condé-sur-Noireau : Eglise Saint-Martin

 

Hospice

XIXe siècle (1873)

"L'hospice, aujourd'hui près de l'église St.-Martin, n'offre rien d'aucien ; il était anciennement au centre de la ville, près du pont ; mais il avait été transféré dans la grande rue à la fin du XVIIe. siècle." (A de Caumont 3-13)

Au sud. D511, direction Tinchebray : 48°50'34.5"N 0°33'24.9"W

Condé-sur-Noireau : Hospice

 

Eglise Saint-Sauveur

Reconstruction

Rue du 6 juin : 48°51'05.5"N 0°32'56.6"W

Condé-sur-Noireau : Eglise Saint-Sauveur

 

Chapelle Saint-Jacques, ou Notre-Dame-de-Bon-Secours

XIXe siècle (1830)

Sur D562, direction Caen : 48°51'29.6"N 0°32'12.9"W


Sur Wikimedia.org par hamon jp

 

Château de Condé

Il n'en reste rien vu le bombardement qu'a subit la ville en 1944

A l'époque d'Arcisse de Caumont :

"Les ruines du château sont ce que j'ai remarqué de plus ancien à Condé.
Les restes du donjon, situés à peu de distance de l'église St.-Sauveur, sont maintenant réduits à la partie qui forme la clôture d'une partie de la prison. Ils dessinent de ce côté un quart de cercle renforcé de cinq contreforts cylindriques, dont les uns partent du sol, tandis que les autres ne prennent naissance qu'à 30 pieds plus haut (voir la planche ci-jointe) ; des pierres d'attente existent à une certaine élévation comme pour relier le donjon à d'autres constructions..."
(A de Caumont 3-5)

 

Châtellenie de Condé :

"L'ancienne châtellenie de Condé, avec ses dépendances, faisait, dans l'origine, partie du domaine du comté de Mortain. Guillaume de Bellesme, comte de Mortain et châtelain de Condé-sur-Noireau, fonda l'abbaye de Lonlay dans la 1ere. moitié du XIe. siècle.
Il est certain que les premiers seigneurs de Mortain l'étaient aussi de Condé et il n'est pas douteux que la dernière seigneurie ne fût une dépendance de l'autre.
Le seigneur de Condé accompagna le duc Guillaume à la conquête de l'Angleterre, en 1066, avec plusieurs seigneurs de la contrée; il prit aussi part à l'expédition de Robert Courte-Heuse en Terre-Sainte, en 1096...
Après la séparation de l'Angleterre et de la Normandie, sous Philippe-Auguste, Condé qui avait le château- fort, dont nous venons de parler, conserva son importance...
Lors de la seconde invasion anglaise, en 1417, le château de Condé retomba au pouvoir des Anglais, ainsi que ceux de Falaise, de Vire, et beaucoup d'autres ; il resta en leur pouvoir jusqu'en 1449, un an avant la bataille de Formigny qui mit fin à une occupation qui durait depuis 33 ans..." (A de Caumont 3-5)

 

Les protestants :

"Les protestants tinrent leurs assemblées à Condé, à la fin du XVIe. siècle. Mais le comte de Fiers, qui en était seigneur, s'étant opposé à l'exercice de leur culte sur ses terres, ils furent contraints de se retirer à Proucy, dans le hameau des Isles; plus lard, en 1629, ils bâtirent un temple dans ce hameau."
(A de Caumont 3-14)

 

Voir aussi :

Calvaire anti-pesteux, érigé au XVIIe siècle en l'honneur des victimes de l'épidémie de peste en 1626 et 1627.

 

 

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