Sées

 

 

"La ville positionnée sur la voie romaine s’est considérablement développée sous l’empire romain et au Moyen Âge (où elle a acquis le statut d’évêché)." (wikipedia)

"Sées doit son nom aux Sagii, tribu gauloise installée près des sources de l’Orne." (wikipedia)

 

Bourg-l'Evêque, Bourg-le-Comte et Bourg-l'Abbé

 

"Au 5e siècle, Sées devient le lieu de résidence de l’évêque. Très affaiblie par les invasions scandinaves du 9e siècle, la ville renaît à la fin du 10e siècle et se structure en trois bourgs distincts :
- Bourg-L’Evêque, autour de la cathédrale, dirigé par l’évêque
– Bourg-Le-Comte, autour d’un château à motte, propriété du comte d’Alençon
– Bourg-L’Abbé, autour de l’abbaye Saint-Martin
Au 18e siècle, les trois bourgs se réunissent pour ne former qu’une seule entité..." (ville-sees.fr)


Sur remparts-de-normandie.eklablog.com

 

Cathédrale Notre-Dame

XIIe, XIIIe siècle. MH. Wikipedia. Sur Base Mérimée
"Une première cathédrale a été édifiée en 440, puis détruite par les invasions normandes. L'édifice a été reconstruit plusieurs fois au cours des 11e et 12e siècles. Elle a été à nouveau détruite en 1174 par un incendie, puis reconstruite au siècle suivant. Le choeur a été achevé à la fin du 13e siècle. Suite aux destructions de la guerre de Cent Ans, l'édifice a été réparé au cours du 15e siècle. Les contreforts ont été mis en place au 16e siècle. Des travaux de restauration ont été entrepris avant la Révolution, puis par Victor Ruprich-Robert en 1849."

"Depuis l’édifice initial construit vers 440 par Saint Latuin, premier évêque sagien, cinq constructions se sont succédé sur le même emplacement, au fil des guerres et des restaurations." (remparts-de-normandie.eklablog.com)

Visible de très loin (ci-dessous, du hameau Saint-Laurent au sud-ouest)

Sées : Cathédrale Notre-Dame

Sées : Cathédrale Notre-Dame

 

Ancienne chapelle canoniale

XIIIe, XVIIIe siècles. MH. Wikipedia. Sur Base Mérimée
"Au nord de la cathédrale subsiste un ensemble de bâtiments des 13e et 18e siècles, dénommés "Ancien chapitre", conservant des traces de baies des 13e et 14e siècles au premier étage, sur les façades nord et sud. Fenêtres et portes du 17e ou 18e siècle dans l'angle du terrain."

"Le bâtiment du chapitre, improprement appelé « chapelle canoniale », datant du XIIe siècle, remanié aux XIIIe siècle, XIVe siècle et XVIIIe siècle. Fortement remanié en 1963, il est l'un des derniers vestiges de l'ancien enclos canonial."

A côté de la cathédrale : 48°36'20.7"N 0°10'21.2"E

Sées : Ancienne chapelle canoniale

 

Chapelle de l'Immaculée-Conception

XIXe siècle. MH. Wikipedia. Sur Base Mérimée
"Premier édifice français élevé au moment de l'institution, par le pape Pie IX, du dogme de l'Immaculée Conception. Le projet est lancé en 1854. Ruprich-Robert conçoit un édifice à nef unique d'inspiration néo-romane. Le chantier démarre en 1855. L'église est ouverte au culte en 1859. L'ensemble de la statuaire est confié au sculpteur Leharivel-Durocher. Les vitraux de Maréchal et Champigneulle, mis en place en 1872, remplacent les verrières en grisaille dessinées par Ruprich-Robert. L'édifice néo-médiéval prend la relève, en terme de courant stylistique, de l'architecture néo-classique. Il inaugure ainsi, dans le département, la nouvelle école d'architectes diocésains inspirés par la vogue de l'architecture nationale en réaction aux références classiques."

Au nord-est. Sur D238E : 48°36'26.4"N 0°10'11.2"E

Sées : Chapelle de l'Immaculée-Conception

 

Tour d'Argentan

XIIe siècle

"Deux tours, l’une vers Argentan et l’autre vers Alençon, rappellent les anciennes portes de la ville, à l’époque où il fallait payer l’octroi pour franchir l’enceinte urbaine. La tour d’Argentan délimitait le quartier « de l’autre monde », le cimetière ayant été installé par delà la muraille… L’auberge de l’autre monde y a accueilli le visiteur jusqu’aux années 1950." (musilumieres.org)

"En face de la basilique s’élève la tour d’Argentan. Elle date du 15e siècle. Jusqu’en 1760, une autre tour lui faisait face pour former l’une des portes d’entrée de la ville. Il reste peu de traces des fortifications de Sées. La tour d’Argentan est l’une des dernières." (remparts-de-normandie.eklablog.com)

"La tour d'Argentan figure parmi les derniers vestiges des fortifications de la ville. Témoin d'un passé défensif, elle est datée du XIIe siècle. Elle se situe en face de la basilique de l'Immaculée Conception." (petitfute.com)

 

Sées : Tour d'Argentan

 

Palais d'Argentré

XVIIIe siècle (1778). MH. Wikipedia. Sur Base Mérimée
"Edifice bâti en 1778, composé d'un corps principal avec deux pavillons d'angle formant avant-corps sur la cour d'honneur fermée, sur la voie publique, par une grille. La disposition intérieure est celle en usage dans les demeures confortables de l'époque : vastes salons, larges dégagements, escaliers, menuiseries, parquets, plafonds, cheminées en marbre..."

"ancien évêché du XVIIIe siècle dû à l’architecte Joseph Brousseau, appelé par l'évêque Jean-Baptiste du Plessis d'Argentré, aujourd’hui Office départemental de la culture."

Derrière la cathédrale : 48°36'18.2"N 0°10'25.4"E

Sées : Palais d'Argentré

Sées : Palais d'Argentré

 

Ancien hôtel du Comte Curial

XVIe siècle. MH. Wikipedia. Sur Base Mérimée

Rue des Cordeliers : 48°36'21.0"N 0°10'09.0"E


Sur Google Street View

 

Abbaye Saint-Martin de Sées

XIIe et XIIIe siècles. MH. Wikipedia. Sur Base Mérimée
"Abbaye fondée au 6e siècle par des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Evroult. De ce premier monastère, détruit par les invasions normandes, ne subsiste rien. L'abbaye renaît au 11e siècle, à la faveur de la réforme monastique. De l'église romane, terminée vers cette époque, subsistent une baie en plein cintre et une série d'arcatures à l'étage. Au 13e siècle, l'abbaye est à son apogée. Saint-Louis y séjourne en 1256 et lui remet des terres. En 1359, Les Anglais s'y réfugient. Assaillie et prise par Du Guesclin, l'abbaye est mutilée. En 1562, elle est pillée par les bandes de l'Amiral Coligny. Gabriel de Montgommery, converti au protestantisme, incendie les lieux : le couvent, la nef et le clocher sont détruits. Avec la réforme catholique, l'abbaye connaît une seconde résurrection. En 1636, la réforme de Saint-Maur y est introduite. A cette époque est construit l'édifice actuel. A cette période fait suite la décadence religieuse du 18e siècle. A la Révolution, Richard Lenoir y installe sa filature. Au milieu du 19e siècle, après la faillite de la filature, l'évêque de Sées y installe le séminaire diocésain. L'église du 11e siècle est alors remplacée par l'actuelle, de style néo-Renaissance."

Au sud-est de la ville : 48°36'09.9"N 0°10'34.3"E

 

Restes de l'église Notre-Dame-du-Vivier

XIIIe siècle. MH. Wikipedia. Sur Base Mérimée
"Ce site serait celui du premier lieu de culte à Sées. L'église a été reconstruite à l'époque gothique et est à l'abandon depuis la Révolution. Il n'en reste plus que les murs latéraux des deux nefs et le chevet, conservant les traces d'un décor flamboyant."

Rue du Vivier : 48°36'14.3"N 0°10'21.7"E


Sur Google Street View

 

Motte castrale de la Butte Saint-Pierre

XIe siècle. MH. Wikipedia. Sur Base Mérimée
"Fortification médiévale urbaine du 11e siècle. L'ouvrage est constitué par un tertre de terre de 40 mètres de diamètre à la base, pour une hauteur de près de neuf mètres. A l'origine, un système de fossés et de talus délimitant une ou plusieurs basses cours complétait le monument, pour constituer un véritable ensemble castral possédant son propre lieu de culte, l'église Saint-Pierre. Le tracé actuel semble avoir fossilisé la limite de l'enclave castrale dans son extension maximale du 14e siècle."

Au sud : 48°36'05.6"N 0°10'13.7"E

 

Vestiges de l'église Saint-Pierre

"Les vestiges de l'église Saint-Pierre sont situés sur une butte castrale qui date du XIe siècle. L'ouvrage est constitué d'une motte de terre de près de 10 mètres de hauteur pour un diamètre de 40 mètres. Cet ensemble castral était le symbole de l'autorité seigneuriale, mais également un poste d'observation stratégique pour la défense du bourg. La motte féodale possédait avec l'église Saint-Pierre son propre lieu de culte. De l'édifice religieux, il reste le clocher, tour carrée avec des fenêtres géminées, et pour la nef sont encore visibles un pilier et trois arcades gothiques." (petit-patrimoine.com)

 

Recherches historiques sur la ville: les évêques et le diocèse de Séez de Maurey d'Orville

Sur Books.google.fr :
https://books.google.fr/books?id=WvMVAAAAYAAJ

"Les églises paroissiales étaient Saint-Gervais, Saint-Pierre-du-château, Saint-Germain, Notre-Dame-de-la-Place et Saint-Ouen. Elles n'avaient point de rang fixe entre elles ; la principale cependant était Saint-Gervais, dont les fonts baptismaux sont encore dans la cathédrale même."
Recherches historiques sur la ville, les évêques et le diocèse de Séez – de Maurey d'Orville - page 24

"La paroisse de Saint-Gervais a un grand cimetière hors la ville, avec une chapelle sous l'invocation de la Vierge. Ce cimetière joint l'ancien prieuré de Sainte-Croix dont nous parlerons. On y enterre tous les habitants de Séez, même ceux qui meurent à l'hôpital, depuis que le cimetière de cet établissement, sur la route d'Alençon, a été converti en jardin.
La paroisse de Saint-Pierre est la plus importante après celle de Saint-Gervais ; l'église est appelée dans les anciens titres : Sanctus Petrus de castello. Il est probable qu'elle fut détruite par les Anglais, en 1555, avec la forteresse dans l'enceinte de laquelle elle était, puisque l'église d'aujourd'hui fut consacrée de nouveau par l'évêque Gervais de Belleau en 1361, ce qui prouve qu'elle avait été rebâtie. Il existe encore dans cette église une confrérie de charité, semblable à celle qui était autrefois attachée à Notre-Dame-du-Vivier ; avec cette différence que les confrères de cette dernière portaient des robes violettes, et ceux de Saint-Pierre…"
Recherches historiques sur la ville, les évêques et le diocèse de Séez – de Maurey d'Orville - page 26

"… La paroisse de Saint-Germain qui a été supprimée, et dont l'église a été transformée en habitations particulières, était aussi dans l'enceinte des murailles de la ville ; mais sans doute cette paroisse ne fut qu'un démembrement de celle de Saint-Pierre, puisque son église y était enclavée, que tout son territoire était éloigné de la ville, et que ses maisons les plus proches en étaient à un grand quart de lieue. C'est ce qui faisait que dans un des villages où était le presbytère elle avait une autre église dédiée à St.-Laurent pour le service divin qui ne se faisait dans celle de Saint-Germain qu'aux fêtes de Pâques et du patron. Il semble même que cette église de Saint-Laurent, succursale actuelle de Saint-Gervais (maintenant la cure de Séez), en a été une de Saint-Pierre ; qu'elle est plus ancienne que l'église de Saint-Germain, et que, lorsqu'on l'érigea, on donna aux habitants la permission de bâtir cette dernière dans la ville, pour leur conserver le droit de bourgeoisie, fort estimé alors dans une ville importante comme était Séez à cette époque…"
Recherches historiques sur la ville, les évêques et le diocèse de Séez – de Maurey d'Orville - page 28

"La quatrième paroisse de Séez, dans le rang que nous lui avons donné, Notre-Dame-de-la-Place, aujourd'hui succursale, est sous l'invocation de la Ste.-Vierge, Beata Maria de platea. Elle est située dans le faubourg Saint-Martin, qui s'appelait autrefois le Bourg-l'abbé parce qu'il relevait de l'abbaye de Saint-Martin ou plutôt de l'abbé, de même que deux autres parties de la ville avaient pris les noms de Bourg-l'évêque et Bourg-le-Comte, d'après le titre des seigneurs dont elles dépendaient."
Recherches historiques sur la ville, les évêques et le diocèse de Séez – de Maurey d'Orville - page 29

"La paroisse de Saint-Ouen, qu'on a supprimée et dont l'église fut démolie en 1821, était regardée comme la cinquième paroisse de la ville ; elle était dans un des faubourgs. La cure, qui valait mieux que les autres, était à la présentation des moines de Saint-Martin qui en étaient seigneurs…"
Recherches historiques sur la ville, les évêques et le diocèse de Séez – de Maurey d'Orville - page 33

 

Croix La Couture

Au nord. Proche de D238 : 48°37'34.8"N 0°09'50.4"E

Sées : Croix La Couture

Sées : Croix La Couture

 

Voir aussi :

- Ancien logis capitulaire
- Halle aux grains

 

 

Liens :

 

http://www.ville-sees.fr/visiter-sees/lhistoire-de-sees/

https://www.perche-gouet.net/histoire/immeubles.php?commune=61464-01

https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/61-Orne/61464-Sees