Moulines

 

 

Moulines, Cingal et Fontaine-Halbout :

"En 1833, les communes de Cingal (39 habitants au recensement de 1831) et Fontaine-Halbout (106 habitants au même recensement), respectivement au nord-ouest et à l'ouest du territoire, sont rattachées à celle de Moulines (189 habitants).

 

Cingal

Cingal et son heure de gloire (moulines.a3w.fr) : "Le nom Cingal tire son origine des mots cingle ou cingler qui signifiaient sanglier dans le language roman. Les lieux étaient couverts de bois ; on peut imaginer que les sangliers étaient abondants. Cingal n'est aujourd'hui qu'un des hameaux de la commune de Moulines. Il est difficile d'imaginer qu'il tint peut être une place importante dans la région. Son importance tenait à priori plus à ses avancées en agriculture et conduite des bois qu'à ses dimensions, modestes. Autrefois, Cingal possédait un hameau nommé la Meslière, aujourd'hui disparu (en direction de Fresney le Vieux)..."

"Cingal ne semble guère avoir été en aucun temps un lieu bien important, ce n'est qu'un des plus chétifs villages de tout le Cinglais... il peut en revanche être un des plus anciens, le plus ancien même, et probablement à une époque reculée, le point le plus avancé dans la culture, sur la lisière de tant de bois alors à défricher, qui occupaient le canton. Cingal fut d'ailleurs, d'après le Livre Pelut, le chef-lieu d'un doyenné ; ce qui prouverait encore son ancienneté" (A. De Caumont 2-234)

Eglise de Cingal - (mouline.fr) A l'état de ruine au XIXème siècle, les traditions orales racontent qu'elle a été brûlée par les habitants de Moulines suite à la réunion de Cingal, Moulines et Fontaine Halbout.
Le seul vestige est la croix du cimetière, déplacée près du pont de Moulines.

Moulines : Cingal

 

De Barbery à Moulines par D156A

Moulines : D156A

 

 

Eglise Saint-Georges de Moulines

XIXe siècle, clocher du XVIIIe, parties des XIe et XIVe siècles

"L'église refaite presqu'en entier, présente pourtant près des fondations quelques parties en arêtes de poisson.
Dans le mur nord du choeur, une fenêtre ogivale est garnie d'une guirlande de feuillages au sommet.
La cloche est suspendue au-dessus du pignon, dans une espèce de clocheton formé par le prolongement du mur." (A de Caumont 2)

Eglise Saint-Georges de Moulines

Eglise Saint-Georges de Moulines

Eglise Saint-Georges de Moulines- Eglise Saint-Georges de Moulines

 

Eglise Saint-Laurent de Fontaine-Halbout

En partie du XIIe siècle.

"Fontaine-Halbout tire vraisemblablement son nom des sources que renferme son territoire.
L'église offre quelques parties intéressantes. La tour ornée d'arcatures et dont la corniche porte surjdes modillons, paraître de la fin du XIIe. siècle à l'exception peut-être de la pyramide terminale : sur les pans de l'octogone qui correspondent aux angles de la tour sont quatre colonnettes engagées dans la maçonnerie, annonçant que des clochetons ont existé primitivement.
Une porte bouchée, garnie de zigzags, apparaît dans le mur latéral de la nef (côté du nord ).
Le reste de l'édifice offre peu d'intérêt et plusieurs parties des murs doivent avoir été refaites.
Des fenêtres en ogive, sans caractère, ont été ouvertes. La porte occidentale peut dater du XIVe. siècle." (A de Caumont 2-236)

Eglise Saint-Laurent de Fontaine-Halbout

Eglise Saint-Laurent de Fontaine-Halbout

 

"Après l'église la ferme de M. Ballière mérite seule l'attention ; c'est un ancien manoir composé de maisons de différents âges, disposées autour d'une cour carrée. On voit des ouvertures en ogive à la grange.
Les caractères doivent dater du XVIIe. siècle : les bâtiments, sauf peut-être quelques parties, ne doivent pas être beaucoup plus anciens. (A de Caumont)

 

Manoir

XVIIe, XIXe siècle. (patrimoine-de-france.com) Sur Base Mérimée

Le village ne possède pas de château, mais la ferme principale, située en contrebas de la commune, était un manoir dont la cour carrée, enceinte de murs, fut autrefois fermée par une porte garnie de deux tourelles, qui subsistent encore aujourd'hui. Vers 1630, ce manoir était la demeure d'un baron de Raingrave, protestant, qui rendit beaucoup de services à la population, notamment en défrichant des terres et en remettant en valeur les moulins mal exploités. (moulines.fr)

Moulines : Manoir

Moulines : Manoir

 

Pont du Bactot

XIXe siècle. Sur Base Mérimée

Sur D156A direction Tournebu (48°59'10.3"N 0°20'14.3"W)

Moulines : Pont du Bactot

Moulines : Pont du Bactot

 

Voir aussi :

L'église Notre-Dame de Cingal a été détruite au XIXe siècle. La croix du cimetière est près du pont de Moulines

Le gué du Pont-de-Flès sur la Laize « dont les villageois redoutent le passage et au sujet duquel ils racontent beaucoup de fables ». Les âmes des anciens barons de Tournebu y roderaient en poussant des cris. (48°59'15.9"N 0°19'12.2"W)

Le lavoir, rue du Moulin Tan

 

Rochers de Moulines :

Il existe entre Moulines et St.-Germain-le-Vasson, un barrage naturel formé par une chaîne de grès intermédiaire qui produit des escarpements très pittoresques sur les deux rives de la Laize. La crête de cette chaîne se montre en arrière la ferme du Mesnil-Aumont (49°00'14.2"N 0°20'25.2"W) et vient se terminer en promontoire sur les bords de la rivière où elle est interrompue et comme échancrée par le cours de l'eau. La direction de ces roches est de l'ouest N.-O. à l'est S. -E. comme la plupart des chaînes de grès qui existent dans le Calvados ; nous verrons plusieurs phénomènes géologiques semblables, produits par la même roche dans l'arrondissement de Falaise. Toutes les fois qu'un ruisseau a traversé ces rescifs de l'ancien monde géologique, il en résulte des brèches, des escarpements très pittoresques, que nous signalerons dans la suite de nos explorations archéologiques, car les roches sont des monuments de la nature les plus imposants : on ne saurait parcourir le pays sans les observer." (A de Caumont 2-239)

 

 

Liens :